La démocratie française est en crise! Un pouvoir qui manipule les émotions collectives. Un État privatisé et soumis au marché financier. Un accroissement sans précédent des inégalités, des discriminations, des stigmatisations et des exclusions. Repenser la démocratie, c'est faire le diagnostic de cette crise et tenter de fournir des réponses aux questions suivantes: les pathologies de la démocratie sont-elles dues au régime ou aux gouvernants? Quelles sont les réformes à réaliser pour que la démocratie retrouve le sens de la justice, de l'égalité et de la solidarité? Comment remettre en cause l'anti-démocratisme ambiant qui prend parfois la forme d'une haine de la démocratie constitutionnelle et libérale et qui fait l'éloge des régimes autoritaires de triste mémoire...Repenser la démocratie, c'est aussi effectuer des comparaisons internationales et apporter des propositions nouvelles. Il faut, par exemple, reprendre le problème de la légitimité, en introduisant une distinction totalement nouvelle entre légitimité de titre et légitimité d'exercice. Le vote ne doit plus être un blanc-seing donné aux gouvernants pendant une période déterminée. Yves Charles Zarka a réuni, dans une réflexion commune, une équipe pluridisciplinaire composée de philosophes, politistes, juristes, anthropologues, sociologues, historiens. Ont notamment participé à ce projet: Raymond Boudon, Daniel Boy, Robert Castel, Robert Damien, Jean-Pierre Dupuy, Michel Degoffe, Guy Groux, Lucien Jaume, Alain Laquièze, Guillaume Le Blanc, Pierre Mélandri, Stefano Petrucciani, Patrick Pharo, Frédéric Rouvillois, Francesco Saverio Trincia, Hans Vorländer, Gianfranco Borrelli.
Nombre de pages
615
Date de parution
10/11/2010
Poids
886g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782200246488
Titre
Repenser la démocratie
Auteur
Zarka Yves Charles ; Zafrani Avishag
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
150
Poids
886
Date de parution
20101110
Nombre de pages
615,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le pouvoir est devenu l'élément central du politique à l'époque moderne et contemporaine, à distance des conceptions sur le meilleur gouvernement ou la société idéale. Toute réflexion sur les institutions, les lois, la justice, le droit, le gouvernement, l'homme d'État y reconduit inévitablement. C'est en revenant ainsi au pouvoir que la pensée rejoint le réel. Mais qu'est-ce que le pouvoir ? Comment se constitue-t-il ? Par quelles voies s'inscrit-il dans les articulations de la société ? Quels sont ses modes d'institutionnalisation dans les structures juridico-politiques et les codes sociaux qui pérennisent la domination et reproduisent l'obéissance ? Quels sont ses modes de légitimation ? Peut-on en faire l'histoire ? Figures du pouvoir entend répondre à ces questions à travers une double interrogation qui traverse l'ouvrage. 1 / Si le pouvoir n'est pas une essence immuable, quelles sont les figures qui l'ont successivement défini à l'époque moderne et contemporaine ? 2 / Le pouvoir n'est pas séparable de la manière dont il est exercé : comment penser le rapport entre structures de pouvoir et formes de gouvernement en particulier dans les démocraties contemporaines ? Les réponses apportées ont pour objet de déterminer la mesure dans laquelle nous serions aujourd'hui sortis des catégories conceptuelles sur lesquelles la pensée politique moderne s'est construite.
Faut-il réviser la loi de 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat? Si cette question comporte une charge affective et politique très forte, c'est qu'elle engage la définition contemporaine de la France comme République laïque. C'est d'une certaine manière la spécificité de l'institution républicaine en France qui est interrogée en même temps que les changements qui sont intervenus dans cette société sur les rapports entre religions et politique, en particulier sur le statut des communautés religieuses qu'elles soient anciennes ou nouvelles. Pour répondre à la question, il fallait d'abord définir le sens qu'avait la séparation en 1905 et celui qu'elle a aujourd'hui sur les plans historique, politique et législatif. Il fallait ensuite s'interroger sur l'utilité de la révision de la loi. La France du début du XXe siècle est-elle la même que la France du début du XXIe siècle? Doit-elle modifier ses lois pour s'adapter au temps présent? C'est l'avenir de la République qui est en jeu. Il s'agit donc pour nous d'éclairer le citoyen aussi bien que le législateur sur les raisons et les effets d'une révision.
Figures majeures de la pensée contemporaine Cités en inédits Direction Yves Charles Zarka Coordination Isabelle Eon et Cristina Ion Amartya Sen, « Sur la société de marché » Theodor W. Adorno, « Léducation pour débarbariser » John Rawls, « Lindépendance de la théorie morale » Hermann Heller, « Démocratie politique et homogénéité sociale » Norberto Bobbio, « Progrès scientifique et progrès moral » Leo Strauss Karl Löwith, « Correspondance (1932-1971) » Stanley Cavell, « Limage de la femme dans le cinéma américain contemporain » Raymond Boudon, « À quoi sert la sociologie? » Walter Benjamin, « Sur lÉcole de Francfort » Jürgen Habermas, « De la tolérance religieuse aux droits culturels » Ilan Greilsammer, « Observations sur la mémoire historique en Israël » Emmanuel Levinas, « La compréhension de la spiritualité dans les cultures française et allemande » Arthur C. Danto, « Le corps dans la philosophie et lart » Axel Honneth, « Héritage et renouvellement de la Théorie critique » Paul Ricur, « Linterprétation de soi » Cardinal Lustiger, « Après la sécularisation, la légitimité de la foi: convergences retrouvées entre Juifs et Chrétiens » Yeshayahou Lejbowitz, « Sur le prétendu héritage judéo-chrétien commun » Robert Castel, « La citoyenneté sociale menacée » Jacques Bouveresse, « Santé et maladie dansla philosophie et dans la vie »
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.