Une journée sans vague. Chronologie lacunaire du skateboard 1779-2009
Zarka Raphaël
B42
15,00 €
Epuisé
EAN :9782917855058
Pour un artiste comme Raphaël Zarka, le skate est avant tout une affaire de formes. Formes du repos, formes du mouvement, elles parcourent sourdement l'histoire de l'art et des sciences, de Galilée à Robert Morris. L'architecture urbaine, mais aussi les modules des skateparks, leur font étrangement écho. Quant à la pratique du skateboard, comme le montre La Conjonction interdite (2003), elle revient toujours à opérer une espèce de "montage" parmi la diversité de matières et de formes offertes par la ville, en dynamisant ou en déstabilisant les structures conçues pour le repos et le confort, au point d'en inverser les fonctions et le sens. Les essais de Raphaël Zarka participent ainsi d'une espèce d'archéologie fantastique; ils prolongent à leur manière son travail de sculpture et de photographie. La chronologie "lacunaire" présentée dans Une journée sans vague offre une lecture sobre, et même laconique - bien qu'extrêmement informée -, d'une histoire qui a été généralement traitée sur le mode hagiographique par des skateurs de la première heure, "anciens combattants" reconvertis au journalisme ou à la sociologie. Elle rend d'autant plus sensibles les lignes de force qui traversent la pratique du skate et la rattachent à tout un pan de la réflexion contemporaine sur la transmigration des formes et des usages.
Nombre de pages
123
Date de parution
23/10/2009
Poids
150g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782917855058
Titre
Une journée sans vague. Chronologie lacunaire du skateboard 1779-2009
Auteur
Zarka Raphaël
Editeur
B42
Largeur
130
Poids
150
Date de parution
20091023
Nombre de pages
123,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Conjonction interdite est en quelque sorte une introduction à la pratique du skateboard. À partir des outils mis en place par Roger Caillois dans son essai Les Jeux et les Hommes (1958), j'ai cherché à décrire le skateboard en tâchant de définir sa place parmi la diversité des jeux et des manières de jouer. Caillois classifie le jeu en quatre grandes catégories: la compétition (agôn), la chance (alea), le simulacre (mimicry) et le vertige (ilinx). Dans un second temps, il couple les catégories du jeu. Sur les six conjonctions possibles, deux lui paraissent fondamentales, deux seraient contingentes et deux antinomiques. Que l'une des deux"conjonctions interdites"caractérise le mieux le skateboard (et plus généralement les sports dits de glisse) semble indiquer que les jeux et les manières de jouer, tout comme les pratiques artistiques d'ailleurs, se sont considérablement étendus et complexifiés au cours de ces cinquante dernières années". Raphaël Zarka. Découverte de paysages, production de formes, usage transversal et réappropriation de parcelles du quotidien, voilà quelques-uns des axes qui définissent le skateboard en tant qu'activité. Dans une position qui n'est pas sans rappeler l'intérêt pour les cultures populaires d'artistes tels que Dan Graham ou Robert Smithson, Raphaël Zarka se documente et écrit au sujet du skateboard depuis plusieurs années. Publié pour la première fois en 2003, La Conjonction interdite est le premier texte de l'auteur consacré au skateboard. Il définit ici les spécificités de cette pratique tout en décrivant les relations particulières qu'elle entretient avec la ville et certains de ses espaces. Ce livre fait suite à la publication chez B42 de Une journée sans vague. Chronologie lacunaire du skateboard, 1779-2009 (2009).
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.