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La conjonction interdite. Suivi de La question est de savoir qui sera le maître
Zarka Raphaël
B42
8,00 €
Épuisé
EAN :9782917855201
La Conjonction interdite est en quelque sorte une introduction à la pratique du skateboard. À partir des outils mis en place par Roger Caillois dans son essai Les Jeux et les Hommes (1958), j'ai cherché à décrire le skateboard en tâchant de définir sa place parmi la diversité des jeux et des manières de jouer. Caillois classifie le jeu en quatre grandes catégories: la compétition (agôn), la chance (alea), le simulacre (mimicry) et le vertige (ilinx). Dans un second temps, il couple les catégories du jeu. Sur les six conjonctions possibles, deux lui paraissent fondamentales, deux seraient contingentes et deux antinomiques. Que l'une des deux"conjonctions interdites"caractérise le mieux le skateboard (et plus généralement les sports dits de glisse) semble indiquer que les jeux et les manières de jouer, tout comme les pratiques artistiques d'ailleurs, se sont considérablement étendus et complexifiés au cours de ces cinquante dernières années". Raphaël Zarka. Découverte de paysages, production de formes, usage transversal et réappropriation de parcelles du quotidien, voilà quelques-uns des axes qui définissent le skateboard en tant qu'activité. Dans une position qui n'est pas sans rappeler l'intérêt pour les cultures populaires d'artistes tels que Dan Graham ou Robert Smithson, Raphaël Zarka se documente et écrit au sujet du skateboard depuis plusieurs années. Publié pour la première fois en 2003, La Conjonction interdite est le premier texte de l'auteur consacré au skateboard. Il définit ici les spécificités de cette pratique tout en décrivant les relations particulières qu'elle entretient avec la ville et certains de ses espaces. Ce livre fait suite à la publication chez B42 de Une journée sans vague. Chronologie lacunaire du skateboard, 1779-2009 (2009).
Nombre de pages
46
Date de parution
21/04/2011
Poids
68g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782917855201
Titre
La conjonction interdite. Suivi de La question est de savoir qui sera le maître
Auteur
Zarka Raphaël
Editeur
B42
Largeur
130
Poids
68
Date de parution
20110421
Nombre de pages
46,00 €
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Pour un artiste comme Raphaël Zarka, le skate est avant tout une affaire de formes. Formes du repos, formes du mouvement, elles parcourent sourdement l'histoire de l'art et des sciences, de Galilée à Robert Morris. L'architecture urbaine, mais aussi les modules des skateparks, leur font étrangement écho. Quant à la pratique du skateboard, comme le montre La Conjonction interdite (2003), elle revient toujours à opérer une espèce de "montage" parmi la diversité de matières et de formes offertes par la ville, en dynamisant ou en déstabilisant les structures conçues pour le repos et le confort, au point d'en inverser les fonctions et le sens. Les essais de Raphaël Zarka participent ainsi d'une espèce d'archéologie fantastique; ils prolongent à leur manière son travail de sculpture et de photographie. La chronologie "lacunaire" présentée dans Une journée sans vague offre une lecture sobre, et même laconique - bien qu'extrêmement informée -, d'une histoire qui a été généralement traitée sur le mode hagiographique par des skateurs de la première heure, "anciens combattants" reconvertis au journalisme ou à la sociologie. Elle rend d'autant plus sensibles les lignes de force qui traversent la pratique du skate et la rattachent à tout un pan de la réflexion contemporaine sur la transmigration des formes et des usages.
Résumé : Contrairement à la plus grande partie des terrains de jeux ou de sports, les différents espaces fabriqués pour le skateboard ne sont jamais abstraits. La majorité des skateparks actuels, avec leurs mélanges de courbes, de plans inclinés et de volumes parallélépipédiques, synthétisent l'espace d'origine du skateboard, l'océan, et son lieu de naissance, la ville moderne. Accompagné de nombreux documents photographiques, ce texte est une visite guidée des espaces du skateboard. L'auteur en dresse une sorte de typologie formelle tout en constituant son archéologie, des appareils de mécanique galiléenne à l'histoire de la sculpture minimaliste dont les skateurs seraient les héritiers.
La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBTQIA+, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Elle décrit avec précision et engagement le "? remplacement d'une communauté par une autre ? " et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida. Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu'elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami·es de l'avant-garde queer que celui de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du sida, telles que vécues par une militante. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société étatsunienne. L'autrice rend compte de son expérience en tant que témoin de la "? perte de l'imagination ? " de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette dernière. Cette nouvelle édition sera augmentée d'une préface inédite de l'autrice, remettant ce livre publié en anglais en 2012 dans le contexte des années 2020.
For an artist like Raphaël Zarka, skateboarding is above all a questionof forms-forms of rest, forms of movement-they subtly extend throughout the entire history of art and science, from Galileo to Robert Morris. Both urban architecture, but also skatepark obstacles, strangely echo those forms. The practice of skateboarding itself, as demonstrated by The Forbidden Conjunction (written by the author in 2003), always seems to create a kind of "montage" of the diverse materials and forms of the city, energizing and destabilizing structures conceived for rest and comfort, to the point of inverting their function and meaning. Raphaël Zarka's essays thus participate in a kind of fantastic archeology; in their way, they expand his sculptural and photographic practice. The chronology presented in On A Day With No Waves, takes a sober, even laconic-although extremely well informed-approach to a history that has otherwise generally been treated in a hagiographic mode by former, first wave skaters themselves, "old combatants" who have since converted to journalism or to sociology. On A Day With No Waves makes all the more apparent the various lines that traverse skateboarding, and links it to a whole aspect of contemporary thought on the transmigration of forms and their uses.
Toxicité coloniale revient sur les programmes d'essais nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s'est déroulé pendant et après la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et mené d'autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d'archives sont toujours classés secret aujourd'hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l'histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l'intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s'intéressent à l'architecture, au paysage et aux pratiques d'archivage dans une démarche postcoloniale. Alors que ces essais ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l'utilisation des Algériens comme main d'oeuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d'une importance majeure. Samia Henni décrit, sous la forme de deux axes principaux, les sites des explosions que sont Reggane et In Ekker. Au sein de chacune de ces parties sont décrits les caractéristiques des lieux et les conséquences des explosions qui se sont déroulées sur ces sites. En mettant les informations dont elle dispose au service de la documentation, Samia Henni nous invite à repenser les conséquences de la domination coloniale française sur le très long terme. Illustré d'une centaine de documents d'archives et accompagné de la reproduction intégrale d'une dizaine de témoignages de victimes, cet ouvrage donne un accès inédit aux sources ayant documentées la recherche de Samia Henni.