La fiction de l'Occident. Thomas Mann, Franz Kafka, Albert Cohen
Zard Philippe
PUF
11,66 €
Epuisé
EAN :9782130497431
L'occident " ne se confond pas avec le territoire européen ; il désigne aussi une frontière indécise, l'horizon mouvant du soleil couchant, le " pays du soir ". C'est cette rencontre, dans le roman moderne, entre une représentation géopolitique et un archétype astral que commente cet essai. Une communauté de questionnements sur la condition occidentale nourrit les ?uvres de Th. Mann, de F. Kafka et d'A. Cohen, trois auteurs européens qui, tout à la fois, sont et ne sont pas " d'Occident ". La Montagne magique relate le déchirement de l'âme allemande entre la civilisation européenne et les tentations orientales à la veille de la Grande Guerre. Les romans de Cohen sont construits autour d'une confrontation entre un univers judéo-oriental et les séductions, politiques et érotiques, de l'Occident moderne. Le Disparu et Le Château de Kafka sont autant de " fables de l'extrême Occident " : celle de l'exil américain ou du combat contre l'administration du comte " Ouestouest ". Les trois ?uvres explorent l'Occident dans son ambivalence (mythe d'autochtonie ou dynamique de déracinement, mythe du déclin ou utopie du progrès, mythe du sens ou idéologie de la puissance) à travers les itinéraires problématiques d'embusqués de l'existence, d'adolescents ingénus, d'imprécateurs amoureux, de juifs en errance ou d'arpenteurs sans mandat. Et si l'expérience occidentale était avant tout celle de la mise en crise de tout principe identitaire ? Par la variété de ses enjeux (poétiques, politiques, spirituels), l'étude s'adresse à un public d'étudiants et de chercheurs en littérature française, germanique et comparée, ainsi qu'à tous ceux qu'intéresse la réflexion contemporaine sur la culture européenne.
Nombre de pages
330
Date de parution
01/09/1999
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130497431
Auteur
Zard Philippe
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
19990901
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330,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La parution de Belle du Seigneur en mai 68 constituait un double pavé dans la mare. Comment douter que la dénonciation, dans l'oeuvre d'Albert Cohen, de tous les pouvoirs - sexuel, social, militaire et politique - s'accordât avec la sensibilité libertaire du moment ? Mais à l'heure où l'on célébrait la fin des antiques morales répressives, voici qu'un écrivain faisait l'apologie des interdits, proclamait la grandeur des commandements bibliques et vouait aux gémonies le "maudit amour des corps" ! Le destin de Solal et d'Ariane n'a pas fini de nous surprendre : comment un roman aussi ambitieux, iconoclaste, contradictoire et désespéré, a-t-il pu rencontrer le grand public au point de devenir le cadeau idéal des amoureux ?
Tout lecteur d'Albert Cohen est d'abord plein de ces évocations saisissantes de l'antagonisme radical entre "la Loi" et "la nature" dont l'auteur semble avoir fait le socle de sa vision du monde : "[... ]C'est notre héroïsme désespéré que de ne vouloir pas être ce que nous sommes et c'est-à-dire des bêtes soumises aux règles de la nature que de vouloir être ce que nous ne sommes pas et c'est-à-dire des hommes". Quel est le soubassement de cette vision du monde ? Est-il à chercher dans le judaïsme dont Cohen se réclame ou dans une pente quasi gnostique, comme le soutient Jack Abecassis ? Comment se traduit-elle poétiquement ? Que vient-elle signifier politiquement et philosophiquement ? Que trahit-elle de l'imaginaire de l'écrivain, de son rapport à la nature, au corps, à la femme ? Comment l'aversion déclarée pour l'animalité peutelle s'accorder avec les mille et une preuves de l'intérêt, sinon de l'amour, de l'écrivain pour les "bêtes" ? Car ouvrir l'oeuvre de Cohen, c'est découvrir une incroyable faune, dans laquelle les animaux ne sont pas toujours des repoussoirs allégoriques : des chattes aux termites, des chevaux de retour aux félins - miniaturisés ou non -, des langoustes d'Ariane aux araignées adultères, des aigles aux crapauds, en passant par les grosses mouches noires et jusqu'au chien auquel Solal envisage un moment de faire sa déclaration d'amour, le bestiaire de l'écrivain semble inépuisable.
Humorialiste" : c'est par ce mot-valise (où se retrouvent l'humoriste, le moraliste et le mémorialiste) que Judith Kauffmann, enseignante à l'Université de Bar-Ilan, caractérisa naguère l'oeuvre d'Albert Cohen dont elle fut l'une des meilleures spécialistes. Les Cahiers Albert Cohen rendent ici hommage à l'auteur de Grotesque et marginalité. Variations sur l'effet-Mangeclous (Peter Lang, 2000), qui nous a quittés en 2007. Certains articles sont directement en dialogue avec ses travaux et portent sur quelques-uns de ses thèmes familiers : le comique, le grotesque, la judéité , d'autres portent sur des sujets différents et fraient des voies nouvelles.
Tous les lecteurs de Cohen ont en mémoire la figure de Jérémie et son antique valise bardée d'étiquettes - qui en fait une figure par excellence de l'étranger. Solal se définit lui-même comme " seul, toujours, un étranger et sur une corde raide ". En 1946, Albert Cohen eut l'occasion de rédiger, dans le cadre de ses fonctions de conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés, le texte d'un accord relatif à la délivrance aux apatrides d'un titre de voyage " plus luxueux que le passeport suisse " , il s'en disait fier comme de " son plus beau livre" . Du statut politique d'étranger à la question de l'altérité, de la condition d'apatride à l'appréhension de sa propre étrangeté intérieure, quelles limites et quelle continuité se dessinent ? Les études de Pierre Bras et de Joëlle Zagury-Benhattar sur la figure de Jérémie et son arrière-plan historique, de Maxime Decout sur l'Egypte comme paradigme de l'étrangeté, de Than-Van Ton-That sur les " figures de l'étranger" chez Cohen et Proust, les hypothèses de Maurice Lugassy sur la tentation chrétienne de Cohen, d'Anaëlle Touboul sur les fonctions du travestissement, ou encore la lecture levinassienne de Jessica Desponds ou l'article de Baptiste Bohet sur le "rôle identitaire du sang et des dents" , sont autant d'invitations à découvrir les multiples visages de l'altérité dans l'oeuvre d'Albert Cohen.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.