Pratiques enseignantes : agir au servir des valeurs
Zapata Antoine ; Dupuis Pierre-André
L'HARMATTAN
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EAN :9782296092815
Dans un contexte social, politique et économique où triomphe la " morale " de l'état de fait - ce pragmatisme dont Bernanos disait qu'il était la " morale des salauds " - réduisant tous les phénomènes sociaux ou économiques à un modèle " naturel ", non seulement scientifiquement faux, mais aussi intellectuellement indigent, il convient de réaffirmer avec force le principe de la Liberté de l'Homme et des conséquences du primat de sa volonté, à savoir sa responsabilité historique. Une des instances par lesquelles cela est possible est l'éducation. Or, cette dernière se trouve elle aussi privée de repères tant sur le plan des idées que sur celui de la pratique enseignante. Dans cette ambiance qui réduit la pratique à ses seules activités, il devient vital de réaffirmer avec constance que toute pratique n'existe que dans un réseau de rapports. Et quoiqu'on veuille le taire, ces rapports nous renvoient à des systèmes de valeurs. La pratique enseignante n'échappe pas à cette vérité. Dès lors, il nous faut interroger ces valeurs et montrer de quelle façon les faire vivre. Pour qu'elles deviennent, non seulement la boussole des enseignants, mais qu'elles contribuent bien davantage à reconstruire des repères dans une société livrée à elle-même, société privilégiant ce que Hobbes plaçait en opposition à la civilisation : " une guerre de chacun contre chacun ".
Nombre de pages
179
Date de parution
04/06/2009
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296092815
Titre
Pratiques enseignantes : agir au servir des valeurs
Auteur
Zapata Antoine ; Dupuis Pierre-André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20090604
Nombre de pages
179,00 €
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L'Education nationale, premier employeur de France avec un effectif de un million de personnes, est une institution complexe dont les enseignants se sentent être une infime particule : énorme machine dont les enseignants eux-mêmes méconnaissent les rouages mais, surtout, dont ils se font souvent une fausse idée de son pouvoir, de ses buts et de ses moyens. C'est pour tenter de montrer cette complexité, de faire saisir les objectifs qui lui sont assignés, que cet ouvrage a été rédigé. Compilation lacunaire de textes officiels, d'ouvrages de référence, de connaissances personnelles glanées au long de vingt ans consacrés à l'enseignement d'abord, aux responsabilités administratives ensuite, à la recherche enfin. Il se veut ouvrage de synthèse, présentant l'énorme structure qu'est l'Education nationale. Il s'adresse à quatre types de publics. D'abord, aux étudiants qui ont l'intention de se destiner à l'enseignement. Ensuite à ceux qui ont déjà franchi le pas et qui, au sein de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), vont se confronter aux épreuves d'admission. Aussi à ceux qui ayant réussi les épreuves des différents concours d'accès au professorat vont entrer pour la première fois dans l'Institution. Enfin, au public, aux parents curieux de cette Institution qui leur ravit leur progéniture neuf mois par an durant près de douze ans.
« Je pensais et repensais aux paroles dites par mon père lorsque j'étais enfant, ces mots d'encouragement, ces notes écrites, son visage aux réverbérations sépulcrales qui pouvaient laisser envisager un avenir ronflant, adossé au mur de Garcia Lorca. Mon esprit apparaissait alors, enseveli par le plaisir imaginaire d'une réalité non encore décrite. »
La rupture radicale qui oppose et hiérarchise le savoir théorique et la pratique est devenue un moyen de légitimer le classement social des êtres humains et l'iniquité qui en découle. Mais au fond cette irréductible fracture n'est-elle pas un leurre ? Au contraire, le savoir ne constitue-t-il pas une unité dont la pratique serait la pierre fondatrice. En inversant ainsi la problématique classique, le clivage se constitue alors entre des pratiques de type "scientifique" et des pratiques de type professionnel ou quotidien. Chacune d'elles étant constitutive d'un type de savoir, savoir savant pour l'une, savoir quotidien pour l'autre, la question de la légitimation de ces types de savoir devient alors centrale et amène à s'intéresser à la façon dont se construisent les pratiques et les savoirs qui en découlent. La constitution d'une épistémologie des pratiques s'impose alors comme un instrument de recherche éclairant les processus professionnels et leur rendant leurs "lettres de noblesse".
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...