De l'éthique chrétienne à l'éthique philosophique. Une question de métaphysique
Zanga Pierre
L'HARMATTAN
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EAN :9782140486364
L'articulation entre l'esse et l'ens, quelqu'un et quelque chose, est au coeur du déclin de l'éthique. En amont du déclin de l'éthique, il y a un problème de métaphysique. Les éthiciens ont en commun l'agir humain, mais les divergences apparaissent lorsque se pose la question du principe premier ou la cause première de l'agir de l'homme et de sa finalité. Lorsque le premier principe qui est à l'origine de tout ce qui existe dans le monde est différent du premier principe philosophique, l'intérêt pour le "pourquoi" des choses s'éclipse au profit du "comment". L'homme est ainsi dédouané de sa relation à la cause première à l'origine de tout ce qui existe dans le monde, lui-même et l'éthique y compris. Avec la disparition de la dimension transcendantale, Dieu, le cosmos et tout ce qui s'y trouve deviennent les produits de l'ingénierie de l'esprit humain. Dès lors, l'homme est à mesure d'ériger un ordre éthique sans faire aucune référence au premier principe à l'origine de tout ce qui existe dans le monde. Vu sous cet angle, le "comment" finit par fonder le "pourquoi" ; l'ens devient un res et quelqu'un est substitué par quelque chose.
Nombre de pages
490
Date de parution
04/10/2023
Poids
753g
Largeur
155mm
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EAN
9782140486364
Titre
De l'éthique chrétienne à l'éthique philosophique. Une question de métaphysique
Auteur
Zanga Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
753
Date de parution
20231004
Nombre de pages
490,00 €
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L'ordre et l'harmonie font la beauté de l'univers créé par Dieu. De cette création, l'homme occupe une place singulière, car sa création est Trinitaire. Dans cette coopération des trois Personnes divines, il y a quelque chose de noble qui apparait : image et ressemblance. Seul l'homme bénéficie de ce privilège quand bien même, il n'est pas Dieu. Le projet de Dieu en créant l'homme était que ce dernier puisse dominer la création. Mais l'homme s'est laissé dominer par les passions. Le fait d'entrer en dialogue avec le diable (serpent) a provoqué sa chute. Le véritable problème est la liberté de choix entre le bien et le mal. Cela signifie que l'homme est au centre du mal tant qu'il lui manque le discernement. Le mal a eu comme conséquence la dégradation de l'image de Dieu et l'expulsion de l'homme du Jardin d'Eden. Cependant, Dieu ne va pas abandonner l'homme à son triste sort. L'incarnation de Jésus-Christ a restauré l'homme dans sa dignité d'image de Dieu. Il s'agissait d'abord d'une restauration spirituelle qui anticipait celle eschatologique où disparaîtra définitivement le mal.
Comment établir un lien existentiel entre les vérités doctrinales que nous professons sur le Christ et notre vie de chaque jour ? L'analyse critique que Louis Bouyer a posée sur l'Eglise et la société de son temps, les inquiétudes qui l'ont habité et son souci de mettre en lumière le mystère du Christ peuvent nous aider à esquisser une réponse à cette question. Il s'agit pour nous d'exprimer de manière efficiente, intelligible et contextuée notre foi. Il ressort de l'oeuvre de Louis Bouyer une affirmation de fond : la révélation en Jésus-Christ de l'amour de Dieu constitue l'axe primordial de l'histoire du salut des hommes. On ne peut connaître l'homme qu'en liaison avec le Verbe éternel, devenu pour nous Christ, Dieu fait homme. Le mystère de l'homme s'éclaire du mystère du Christ, puisque le Christ est l'essence et l'achèvement de toute l'humanité : tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui. Si la christologie sert à conserver la mémoire des faits, des gestes et des actes du Seigneur, le fonds de cette mémoire est l'eucharistie. En cette dernière transparaît la finalité du mystère chrétien : l'entrée dans la vie divine. L'eucharistie achève le mouvement de l'incarnation. C'est en elle que s'accomplit pleinement le projet de salut de Dieu pour l'homme : il y a passage du Dieu avec nous de l'incarnation au Dieu en nous et nous en lui dans l'eucharistie. La véritable vie chrétienne est une mystique eucharistique dans le don, de sorte que, dans le Christ et par l'Esprit Saint, soit reproduite en l'homme l'image parfaite du Père.
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La dynamique du décryptage de l'historiographie du génie africain millénaire se négocie à travers l'examen des ressorts qui articulent l'inventivité démiurgique de Jacques Fame Ndongo, scribe invétéré dudit génie. Les enjeux de recherche qui en résultent fondent le jeu de la quête du sens nouveau des espaces camerounais et africain exposés à de nombreux défis d'ordre managérial et existentiel (déficit du vivre-ensemble), structurel et infrastructurel.
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Le présent ouvrage fait ressortir à la fois les aspects thématiques et esthétiques d'une réflexion construite autour de l'épistèmè des nouveaux horizons de la littérature féminine et féministe en Afrique. Le procès idéologique du genre s'offre en lecture sous les lentilles géo-poétiques des espaces de l'Afrique centrale, du nord et de l'ouest. La réflexion des auteurs se veut dynamique et indicative d'une démarche de questionnement des contours "sociocritiques" du champ littéraire africain dans sa trajectoire androcentrique. En campant leur analyse sur les berges du comparatisme, Marcelline Nnomo Zanga et Pierre Suzanne Eyenga Onana auscultent le paysage de la néo-féminisation poétique au gré du paradigme de l'émergence, de l'esthétique et de l'idéologique. Leurs regards croisent avec audace des problématiques aussi fécondes que l'exil, la migritude, l'identité, l'errance et la nouvelle éthique féministe proposées à l'imagination des lecteurs et à leur intelligence, dans la perspective d'un meilleur vivre au monde au féminin et au masculin.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...