Quand une civilisation se décompose, il est approximatif de se contenter d'énoncer qu'elle retourne à la barbarie. Elle fait autre chose. La civilisation s'est construite grâce au refoulement des pulsions sexuelles et meurtrières. Dans des situations de régression culturelle, on admettait que, le refoulement civilisateur ayant échoué, le pulsionnel tendait à régner sans contrôle, l'homme était revenu à l'état animal. Mais le XXe siècle a connu une régression d'une autre nature, un état de confusion entre le sujet et la masse. Cette confusion ne débouche pas sur une préhistoire de l'humanité, mais bien sur une post-histoire, un état nouveau de la civilisation où, en se résorbant dans la masse, c'est la mort et ses idoles que l'homme révère et célèbre. Cette révérence, cette célébration, c'est le mal absolu. Dans cette étude, Nathalie Zaltzman fait voir de façon radicalement différente ce qu'on appelle crime contre l'humanité . . . Nathalie Zaltzman est psychanalyste, membre du IVe Groupe. Elle est notamment l'auteur de De la guérison psychanalytique (1999).
Nombre de pages
109
Date de parution
11/10/2007
Poids
123g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782879295664
Titre
L'esprit du mal
ISBN
2879295661
Auteur
Zaltzman Nathalie
Editeur
OLIVIER
Largeur
130
Poids
123
Date de parution
20071011
Nombre de pages
109,00 €
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Ni Dieu ni loup, l'homme est un effet de l'évolution, singulière et collective, de sa question vitale : qu'est-ce-que l'homme pour l'homme ? Qui suis-je pour l'autre ? Qui est-il pour moi ? En donnant à cette interrogation métaphysique son statut scientifique, la psychanalyse freudienne avance que l'homme est un effet de Kulturarbeit, un effet de l'évolution de sa question vitale, voie de la guérison au sens psychanalytique de ce terme".
« Pourquoi cette parcimonie de ta vie? Peur qu elle te soit trop grande? Sois réaliste: tu n en as pas de rechange, et de toute façon elle te déborde. »Cette citation de Nathalie Zaltzman, son programme « anarchiste », pourrait être un exergue de sa vie et de son uvre. La « pulsion anarchiste » est une des contributions les plus originales à la psychanalyse d aujourd hui, qui envisage les pulsions de mort sous l angle paradoxal de leur fécondité. La pulsion anarchiste, les déliaisons qu elle produit, n ont d autre visée que de rendre la vie à nouveau intéressante, appelant à se tenir en équilibre instable « entre la fragilité des raisons de vivre et leur indestructibilité ».
Résumé : Les régimes totalitaires et leurs excroissances logiques, le Lager et le Goulag, ont révélé que la civilisation peut s'écrouler jusque dans sa fonction la plus élémentaire : celle du rempart de l'individu contre le règne du meurtre. Ainsi, l'homme peut cesser d'être un homme à lui-même et à l'autre. Mais la littérature concentrationnaire a révélé le contraire, l'existence d'un roc indestructible de la réalité humaine et dont l'ensemble humain, " l'être psychique collectif ", la Kulturarbeit, est garant. V. Chalamov disait des Récits de la Kolyma : " Et ma prose fixe ce rien d'humain qui demeure dans l'homme dans cet état. " Plus rien d'humain ne demeure et un rien demeure qui est le plus humain. C'est à ce rien qui demeure et aux processus psychiques inconscients qui le gardent que sont consacrés les articles réunis.
Tu n'es plus drôle, Guélao. Terrible sentence. Si je n'étais pas drôle, à quoi employer mes jours ? ". A huit ans, Guélao découvre qu'il a un don : celui de faire rire les autres. Plus tard, il décide de devenir humoriste. Mais est-ce vraiment un métier ? Et que faire quand les lumières s'éteignent et que la solitude s'invite sans demander votre avis ?
Percival Everett reprend les personnages et l’aventure épique du chef d’œuvre de Mark Twain « Les aventures d’Huckleberry Finn », mais retourne les rôles et fait de Jim (qui choisira de s’appeler James), l’esclave, le personnage principal. Une œuvre romanesque remplie d’humanité qui nous plonge au cœur de l’Amérique du XIXème siècle et de la guerre de Sécession, et qui dresse le portrait émouvant d’un homme qui sait la puissance des mots.
Oscar, vingt-cinq ans, travaille comme livreur d'électroménager pour une grande enseigne. Les journées se succèdent : zones périphériques qui se ressemblent toutes, trajets en camion, clients plus ou moins aimables, musique partagée et cafés trop serrés. Puis viennent les soirées à refaire le monde, la fatigue et les lendemains brumeux. Autour de lui, il y a Kamel, le collègue danseur, Toutac et Sanders, les potes d'enfance. En miroir, il y a Clément, le frère modèle, celui qui avance pendant qu'Oscar stagne, moteur allumé mais itinéraire inconnu. Quand Chloé, un visage du passé, réapparaît par hasard, une fissure s'ouvre dans la routine et ravive chez Oscar le besoin de reprendre la main sur sa vie. Pilote automatique raconte la lente usure du quotidien et du travail, les fidélités qui sauvent et le désir têtu de recommencer. Eliot Ruffel déploie une langue à la fois orale et poétique, capable de saisir la beauté des gestes ordinaires.
Ce que je regrette de ne pas avoir su : Bloquez tout le monde sur votre messagerie instantanée. Les quatre dernières années de psychanalyse sont une dépense inutile. L'avion ne va pas s'écraser. Tout ce qui vous déplaît dans votre corps à l'âge de trente-cinq ans, vous le regretterez à l'âge de quarante-cinq. Si la chaussure ne vous va pas dans le magasin de chaussures, elle ne vous ira jamais. Quand vos enfants sont adolescents, il est important d'avoir un chien pour que quelqu'un dans la maison soit content de vous voir." J'en fais toute une histoire peut se lire comme un manuel de survie dans le monde moderne ou un one-woman show sur la "condition féminine". Tout y passe : l'amour, le divorce, l'argent, les enfants, la chirurgie esthétique... Nora Ephron s'empare de chaque sujet avec ironie, sans jamais oublier d'être tendre.