Yli-Juonikas Jaakko ; Cagnoli Sébastien ; Panchaud
MONTS METALLIFE
29,50 €
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EAN :9782494990111
Neuromaniac se présente d'abord comme un travail de recherche sur la criminalité dans le monde finlandais des neurosciences, et s'ouvre sur un abstract en anglais (que nous avons choisi de traduire). Mais le premier véritable chapitre du livre nous plonge plutôt dans une ambiance de thriller. Nous traversons Turku en voiture, aux côtés de deux chercheurs, Markus Rambo et Pentti Kahakka, qui se rendent au CHU pour examiner un patient psychiatrique dénommé Silvo Näre. Ce dernier fait l'objet d'une enquête de police pour un crime dont on ignore la nature. Lors de son interrogatoire, Silvo ne cesse de mentionner un certain Gereg, qui lui donnerait des ordres. On comprend vite que Gereg est la "petite voix" dans la tête de Silvo, où il semble mener une vie indépendante : et c'est lui le véritable protagoniste du roman. Acariâtre et autoritaire, Gereg est lui aussi un patient de l'hôpital psychiatrique de Turku, où il vit avec sa femme Birit. Dès le chapitre 2, le roman devient intéractif : Gereg se réveille, et votre premier choix consiste à décider s'il commence sa gym matinale ou reste au lit. De cette alternative simple découle alors une infinité de variations, et vous serez amené.e à faire des choix à la fin de chaque chapitre. Il vous faudra parfois résoudre une énigme pour poursuivre l'"aventure", ou essuyer les quolibets du narrateur pour votre obéissance. Selon ce que vous déciderez, vous ferez vivre à Gereg toutes sortes de péripéties plus ou moins absurdes comme se battre avec sa femme, donner un coup de pelle à son père, consommer diverses substances (dont une grenouille hallucinogène), lancer une course poursuite à moto, infiltrer l'hôpital, se suicider... et même nouer le livre avec ses signets pour le fermer à tout jamais.
Artistes ratés, écrivains obsessionnels, ouvriers paranoïaques, savants ésotériques, employés au bord du gouffre... L'humanité malade de Teatro Grottesco se train dans un décor de villes grises, de ghettos désaffectés et de fêtes foraines anarchiques qui n'en finit pas de tomber en ruines. Là, chacun se voit accablé par un phénomène de hantise" une apparition inquiétante dont nul ne saurait dire si elle est le fruit de la folie collective, de la fièvre, d'une intoxication médicamenteuse, ou de puissances obscures cherchant à déchirer le mince voile de rationalité qui les séparent encore de nous. Quoi qu'il en soit, sous la surface rassurante des habitudes, quelque chose menace. A travers ces treize contes d'angoisse, qui semblent annoncer la déliquescence inévitable de notre monde, Ligotti signe l'un des livres les plus importants de la littérature fantastique contemporaine.
Censuré à sa sortie en 1977 par la dictature militaire argentine, Gagner sa mort raconte la vie de Cledy, une jeune orpheline humiliée, exploitée, abusée par tous les gens qui l'entourent, et surtout par celles et ceux qui sont censés l'aimer et la protéger. Mais cette violence ne dit jamais son nom, et apparait banale, légitime, nécessaire. Car les bourreaux n'ont pas seulement le privilège de la force : ils ont aussi celui d'imposer leur histoire, et de disqualifier toute résistance. En poussant la cruauté jusqu'à l'absurde, Gambaro invente un grand carnaval de la torture domestique, face à laquelle il ne nous reste d'autre défense que le rire. Politique, poétique, féministe, scandaleux, grotesque... Gagner sa mort est aussi un roman essentiel pour comprendre les mécanismes de la violence et la rhétorique de la domination.
Automne 1972. Howard Kirk est un activiste bien connu, professeur de sociologie à l'université, pédagogue révolutionnaire : un homme libre et moderne. Il publie des livres à succès sur la fin des valeurs traditionnelles, couche avec ses collègues et ses étudiantes, organise des fêtes désorganisées, persécute les réactionnaires, et ne fait pas confiance aux gens de plus de trente ans. Mais cette rentrée s'annonce trop calme et consensuelle à son gout : l'université a besoin d'action. Et son indignation a besoin d'une cause. Il fait donc courir la rumeur que l'université veut inviter le professeur Mangel, un grand généticien honni des radicaux, à donner une conférence. La rumeur enfle, les débats s'enveniment, et Mangel se voit effectivement invité. Howard Kirk va pouvoir briller, faire interdire cette conférence, et devenir, enfin, le plus radical des radicaux.
NOUVEAU !!! ROMAN : EXEMPLAIRE UNIQUE ! L'auteur du Dictionnaire khazar a de nouveau inventé pour vous un jeu littéraire inédit : un roman - delta ! Il s'agit d'un roman d'amour traversé par une histoire policière, qui se divise en cent bras et vous mène vers cent fins différentes. Chaque lecteur obtient sa version personnelle du roman et sa fin particulière de l'histoire. Vérifiez auprès de votre ami ou amie. Vous possédez un EXEMPLAIRE UNIQUE !
Snjór. La neige, en islandais. Celle qui tombe sans discontinuer sur la ville la plus au nord de l'Islande, Siglufjördur. Un village de pêcheurs auquel on ne peut accéder que par un tunnel étroit, creusé à même la montagne. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Sa fiancée refuse de le suivre dans ce trou paumé. Siglufjördur, la ville où il ne se passe rien, où personne ne ferme jamais sa porte à clef. Mais voilà : une jeune femme est retrouvée morte, à moitié nue dans la neige ; un vieil écrivain renommé fait une chute mortelle dans le théâtre local... Ari Thor se retrouve plongé au coeur d'une petite communauté où chacun tient l'autre par ses mensonges et ses secrets. Une avalanche et des tempêtes de neiges incessantes ferment temporairement l'accès du tunnel. La nuit polaire ne réserve plus une seule minute de jour... Un effroyable sentiment de claustrophobie submerge peu à peu Ari, que viennent également tourmenter des résurgences de son passé. L'étau se resserre autour du policier, aveuglé par la neige et les faux-semblants, sombrant dans sa propre noirceur. Angoissant, entêtant, Snjór est le premier roman de la série Dark Iceland.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Sami Said est né en 1979 à Keren, en Erythrée. A dix ans, il émigre en Europe avec sa famille et s'installe à Göteborg, en Suède, où il vit encore aujourd'hui. Son premier roman lui vaut en 2012 une reconnaissance immédiate et une pluie de prix littéraires dans son pays d'adoption. En 2018, L'Homme est la plus belle des villes, son troisième roman et le tout premier traduit en France, a été finaliste du prix August, l'équivalent suédois du prix Goncourt. 2 á 0
La magnifique destinée d'une femme tiraillée entre deux continents Elin connaît un succès immense comme photographe de mode à New York. Elle vit seule avec son mari dans un superbe loft à terrasse panoramique depuis que leur fille a commencé l'université. Aux yeux de sa famille, elle consacre trop d'heures à son métier, mais Elin est passionnée et trouve ainsi son bonheur. C'est alors qu'une lettre venue de Suède, son pays d'origine qu'elle a laissé derrière elle depuis fort longtemps, va la foudroyer. En quelques mots, elle replonge dans un terrible secret enfoui depuis l'enfance. Un secret qui la fait culpabiliser depuis des années. Entre Manhattan aujourd'hui et Gotland dans les années 1970, où Elin vécut des premières années très rudes, se déploie le bouleversant portrait d'une femme qui s'est construite toute seule malgré mille embûches. Avec une grande finesse, et une habile manière de distiller de l'émotion à chaque page, Sofia Lundberg signe ici un deuxième roman très réussi. Sofia Lundberg est l'auteure du best-seller Un petit carnet rouge, écrit après avoir retrouvé dans les affaires de sa grand-tante un mystérieux carnet d'adresses. Son deuxième roman, Un point d'interrogation est un demi-coeur, davantage inspiré de sa propre vie, est devenu un succès immédiat en Suède et sera traduit dans le monde entier.