Si le sud du Sahara est aujourd'hui assailli par les groupes terroristes dont la mécanique opérationnelle met en joue une région prise dans un étau insécuritaire de haute facture, cela n'est pas le fait du hasard. En observant la carte du terrorisme mondial, Boko Harem, bien imbibé au sud du Sahara figure en qualité de groupe discutant la tète de liste des groupes les plus meurtriers. En réalité, cette région regorge soit directement par la voie de ses nationaux, soit indirectement, par voie réticulaire, une pléiade de bandes armées qui ont fait allégeance aux superpuissances du terrorisme mondial. En faisant le tour d'horizon sur les automatismes stratégiques contre-terroristes et la mécanique opérationnelle antiterroriste des acteurs du champ de l'ordre et du désordre, les auteurs rassemblés autour de cet ouvrage font le lien entre la manière dont la lutte contre le terrorisme se pense, s'organise, s'opère et s'évade tout étant soucieux d'examiner sa relation avec la question des droits de l'homme. Peut-on vaincre le terrorisme sans remettre en cause les droits de l'homme au sud du Sahara ? Cette question constitue la trame analytique du présent travail. De manière prospective, le présent ouvrage, avec ses mots, son style dans son temps et son espace, tire la sonnette d'alarme en interpellant la communauté stratégique du sud Sahara sur la profonde dynamique comminatoire du phénomène. De ce fait, les contributeurs désinfectent les errances de la gouvemance politique, sociale, juridique, économique et stratégique à partir desquelles, ils justifient l'étiologie structurelle du terrorisme.
Nombre de pages
246
Date de parution
25/04/2019
Poids
384g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343173269
Titre
Terrorisme et droits de l'homme au sud du Sahara
Auteur
Yebouet Henry Boah ; Yogo Edouard Epiphane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
384
Date de parution
20190425
Nombre de pages
246,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage présente des diagnostics et des préconisations émanant des meilleurs spécialistes de la question, en Afrique de l'ouest, des conflits en Afrique subsaharienne. Sont étudiées les formes que prend la conflictualité dans cette partie du monde (terrorisme, trafics de drogues, crises politiques, affrontements ethniques, criminalité ordinaire...), ainsi que les réponses qui sont apportées par les pouvoirs publics (administrations en charge du maintien de l'ordre et de la sécurité, protection des personnes vulnérables, problèmes posés du point de vue de la protection des droits de l'homme...).
Cusson Maurice ; Youla Doumbia Nabi ; Yebouet Henr
S'appuyant sur des données empiriques riches et variées, ce livre porte sur les homicides perpétrés dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest francophone. Ses auteurs décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle - qu'il s'agisse de vengeance ou d'autodéfense, d'infanticide, de vol, ou de crime rituel - et se font un devoir d'indiquer des pistes de solution réalistes. Que nous apprennent ces données sur les particularités des homicides au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Niger et au Sénégal ? Sur les homicides familiaux ? Sur les querelles qui se terminent par la mort d'un homme ? Sur les rapports entre la sorcellerie et le meurtre ? Comment rendre plus sûrs les quartiers criminogènes des villes africaines ? Avec quels acteurs sociaux les pouvoirs publics et la société civile peuvent-ils soutenir concrètement la non-violence ? En posant correctement le problème de la violence grave et en proposant des solutions, ce livre indique le chemin à prendre vers plus de sécurité, une paix mieux assurée et un développement durable.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...