Industries culturelles et créatives au Burkina Faso. Trajectoires et enjeux
Yarabatioula Jacob Yarassoula ; Balima Serge Théop
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343215440
Les industries culturelles ne sont pas des industries comme tes autres. Le développement des industries culturelles au Burkina est en marche depuis les indépendances et s'est accentué lors de ces dix dernières années. Cette dynamique connaît des hauts et des bas au gré des circonstances (du contexte), des acteurs et des politiques publiques. Malgré les efforts et les avancées dans le secteur, on note la faible industrialisation de la culture et son apport à l'économie nationale n'est pas assez significatif. Pendant ce temps, les espoirs des acteurs placés en ces industries culturelles et créatives pour leurs capacités à créer des richesses et des emplois sont grands et relatifs. Les discours et les pratiques sont souvent contradictoires et les politiques publiques manquent de pragmatisme. Face à cette situation, couplée avec les mutations au niveau global des industries culturelles, notre travail voudrait comprendre comment se construisent, se structurent et s'organisent les industries culturelles et créatives au Burkina. Quelles sont les trajectoires de ces industries pas comme les autres ? Quels sont les défis actuels auxquels elles sont confrontées ...
Nombre de pages
240
Date de parution
18/11/2020
Poids
387g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343215440
Titre
Industries culturelles et créatives au Burkina Faso. Trajectoires et enjeux
Auteur
Yarabatioula Jacob Yarassoula ; Balima Serge Théop
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
387
Date de parution
20201118
Nombre de pages
240,00 €
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Cet ouvrage est un premier panorama des filières des industries culturelles et créatives au Burkina. Il rend compte de leurs mutations. Aussi, ce travail nous a exposé aux difficultés des filières traditionnelles (livre, cinéma) mais aussi aux défis des filières émergentes (jeu vidéo, design). En effet, la surface du marché local et même régional ne favorise pas automatiquement la commercialisation des produits culturels industrialisés ; la fragilité organisationnelle des acteurs ne garantit pas leur plein essor ; l'incursion du numérique reste un défi. Tout compte fait, l'approche « filière » nous a permis d'éviter de traiter les industries culturelles et créatives comme un tout indifférencié et de les envisager indépendamment les unes des autres. Elle a permis de comprendre que les filières ont des développements hétérogènes et qu'elles ne sont pas au même niveau.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...