L'Ouest saharien a pour buts de ranimer l'intérêt et de stimuler la recherche, ainsi que de créer des liens entre toutes celles et ceux qui s'intéressent à cette région, comprise comme l'aire culturelle maure hassanophone et ses voisins, Berbères du Sud Maroc, Nigro-africains de Mauritanie et Touaregs, et s'étendant sur le Maroc, l'Algérie, la République sahraouie, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et le Niger. " L'Ouest saharien " parant sous forme de cahiers pluridisciplinaires et de numéros Hors série. Ces derniers ont pour vocation de mettre à disposition sources et documents inédits, contributions originales et réédition d'ouvrages introuvables. L'initiative de ces publications part du constat selon lequel cet espace demeure un lieu de confrontations identitaires et culturelles ainsi que d'affrontements politiques et militaires, et représente également un enjeu économique considérable. Ces convulsions, qui rejaillissent sur la stabilité et le développement des sociétés de cette région, ainsi que les mutations qui en découlent nécessitent études et recherches, afin d'en mieux saisir les origines et les évolutions.
Nombre de pages
234
Date de parution
01/11/2003
Poids
326g
Plus d'informations
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EAN
9782747509626
Titre
Genèse politique de la société sahraouie
ISBN
2747509621
Auteur
Yara Ali-Omar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
326
Date de parution
20031101
Nombre de pages
234,00 €
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Le peuple du Sahara occidental, qui compte près d'un million de Sahraouis, perpétue sa quête pour faire valoir et achever sa souveraineté et faire aboutir l'application du droit international. Il a exprimé récemment ses revendications par le rassemblement de 20 000 Sahraouis à Gdaïm Izik, rassemblement qui s'est vu dispersé de force par la gendarmerie du roi du Maroc après l'échec de négociations portant sur un référendum d'autodétermination plutôt qu'une autonomie élargie régie par le Maroc. Cet ouvrage propose une analyse critique de ces évènements.
La ville mystique de Smara, située sur le fleuve de la Saguiet El Hamra, réputée pour ses Oueds et ses richesses archéologiques qui ont inspiré plusieurs écrivains occidentaux, a attiré l'attention des coloniaux français à partir de l'installation de la zawya de Cheikh Ma El Aïnin sur les rives de la Saguiet El Hamra. Les Tribus Combattantes Sahraouies, seule force politique agissant contre les invasions, résistaient face à la présence des coloniaux français dans l'Adrar mauritanien, fraîchement acquis. La riposte des coloniaux fut l'expédition punitive et préventive dont celle du lieutenant-colonel Charles Mouret, objet de ce livre, qui a parcouru 800 km à la recherche des assaillants, poursuite qui s'est soldée par la bataille de Taguiatt, le 10 mars 1913. Le récit analytique de ces événements du début du XXe siècle donne, documents à l'appui, des éclaircissements, non seulement sur la formation politique du peuple sahraoui, mais montre aussi la profondeur historique de la résistance des Tribus Combattantes Sahraouies. Non sans lien stratégique avec la situation actuelle qui prévaut dans la région des conflits politiques et diplomatiques émergent à propos du Sahara ex-espagnol. Depuis, l'invasion illégale marocaine dans la région a pris la place des anciennes puissances coloniales (l'Espagne et la France), au détriment des résolutions de la communauté internationale qui plaide pour l'autodétermination du dernier peuple colonisé de l'Afrique.
L'auteur s'appuie sur la dichotomie insurrection contre insurrection pour examiner la conjoncture présente de la question sahraouie. Pour ce faire, il tente de saisir les motivations politiques et économiques d'autres acteurs régionaux, et réfute les analyses qui réduisent les revendications des sahraouis à un "litige" algéro-marocain. Pour lui, les anciennes considérations géostratégiques réapparaissent à nouveau, telles la position de la France et la primauté de la Méditerranée sur celle du Sahara occidental.
Le Sahara Occidental fait partie des territoires "non autonomes" depuis le retrait volontaire de l'Espagne franquiste en 1976. Trente-cinq ans ont passé depuis la création du Front Polisario en 1973, sans que ce territoire trouve une solution aboutissant à la tenue d'un référendum d'autodétermination. Militants des droits de l'homme et chercheurs ont entrepris une réflexion pluridisciplinaire au sujet du Sahara Occidental. Trois dimensions ont été examinées : l'histoire et la société sahraouie, la situation dans les Territoires occupés, et les aspects géopolitiques, régionaux et internationaux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...