Les situations de crise avec les familles d'origine étrangère deviennent de plus en plus fréquentes. Les difficultés pour travailler avec les enfants sont les signes de crises encore plus graves et parfois insurmontables. Qu'il s'agisse de crises d'ordre socio-culturelles, idéologiques et d'incompatibilité entre les pratiques professionnelles et la réalité de la demande d'aide, le malaise reste le même. Afin de contribuer à dépasser les conséquences de telles situations de conflits et de réfléchir sur les aspects créatifs de ces moments difficiles, les auteurs de cet ouvrage ont fait part d'expériences très diversifiées pouvant être un recours, aussi bien pour des travailleurs sociaux, des pédagogues, que pour des psychothérapeutes, psychologues ou médecins.
Nombre de pages
169
Date de parution
01/10/1989
Poids
260g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782859190736
Titre
Identité, culture et situation de crise
Auteur
YAHYAOUI ABDESSALEM
Editeur
PENSEE SAUVAGE
Largeur
134
Poids
260
Date de parution
19891001
Nombre de pages
169,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A travers la fréquence des ruptures thérapeutiques et éducatives, les professionnels se questionnent sur la place du groupe et des représentations collectives dans la construction des liens familiaux et sociaux chez des migrants issus de milieux culturels majoritairement traditionalistes du Maghreb, de l'Afrique, du Sud-Est asiatique, de la Turquie... Cet ouvrage apporte des réponses aux questions théoriques posées par les différents intervenants du champ interculturel. Il propose un dispositif clinique d'écoute et d'accompagnement de la souffrance des liens au sein du couple, de la fratrie et du groupe familial, en abordant quatre dimensions importantes: les groupes d'appartenance, la famille et leurs univers de représentations; l'exil, les processus d'acculturation et leurs effets sur l'économie psychique individuelle et familiale; la communication dedans/dehors, familles/institutions et ses paradoxes; enfin, le cadre thérapeutique et ses fonctions. Exil et déracinement se présente comme un outil de réflexion et de travail indispensable pour les psychologues, les psychiatres et les travailleurs sociaux qui oeuvrent dans le champ des relations interculturelles.
Cet ouvrage s'adresse aussi bien à des travailleurs sociaux, pédagogues qu'à des médecins, psychiatres et psychologues. Les auteurs s'interrogent, à travers des exemples cliniques, sur le dysfonctionnement du langage, de la filiation, dans leur rapport avec l'adaptation, qu'elle soit scolaire, sociale, éducative ou thérapeutique. Deux pays, deux langues, et des difficultés à habiter harmonieusement les deux pays et les deux langues font que des familles ou des personnes seront souvent confrontées à la problématique de "l'entre deux". Les auteurs apportent, en s'appuyant sur leurs pratiques, des éclairages permettant d'aider les familles ou les sujets d'une autre culture à élaborer et dépasser l'impasse de "l'entre deux". Le soutien scolaire, l'action sociale, l'aide psychothérapique sont abordés avec une certaine originalité et une riche ouverture.
Acte fondateur, l'exil ne s'effectue pas sans traumatisme. Ce traumatisme n'est pas seulement l'affaire d'une génération, celle qui a subi l'exil, mais ses traces pourraient se retrouver imprimées dans la mémoire des générations suivantes. Souffrance psychique accompagnée de désordres somatiques constituent la preuve profonde de cette empreinte transmise à travers le temps et les générations. En s'appuyant sur des exils fondateurs tels que celui du peuple juif, celui d'Ismaël et de sa mère Hagar, et surtout celui que constitue l'immigration aujourd'hui, les auteurs analysent les effets des situations d'exil chez les migrants, la transmission de certains traumatismes à leurs descendants, et apportent quelques réponses cliniques.
De simple militant, j'ai bien vite été élu chef de cellule, puis chef de groupe, puis chef de la kasma de notre région. Je ne faisais pratiquement que militer dans le Parti. Au grand désespoir de ma grand-mère qui ne comprenait pas que je ne sois pas comme les autres militants du village. Un jour elle s'en plaignit auprès d'un ami, Yantren Chabane : - Pourquoi vous ne l'aidez pas un peu? Ali est tout le temps pris par le Parti, alors que vous vous occupez bien des travaux de vos champs ! - Mais Yemma Hadjila, il travaille pour son pays ! lui répondit Yantren. - Je ne comprends pas comment on peut travailler pour son pays et abandonner ses propres terres ! lui dit elle alors. En kabyle, la terre et le pays porte le même nom : Tamurt. Logiquement, je devais commencer par m'occuper de nos propres parcelles plutôt que du pays tout entier ! "