Une route court de Craonne à Laffaux sur un plateau de calcaire et de vent. Cette route, c'est Le Chemin des Dames, cimetière en 1914-18 de 300 000 soldats de vingt ans. Quand j'étais enfant, ce nom : Chemin des Dames, comme un cauchemar de peur et de sang. Le père René Courtois est arrivé à l'Abbaye de Vauclair, en contrebas du Chemin des Dames, un matin de givre et de glace au cours de l'hiver 1966. Archéologue, historien, botaniste, libre penseur et jésuite, le Père Courtois n'a plus quitté les ruines de Vauclair où il vivait dans trois baraques de chantier, inventant un monde singulier et à sa mesure pendant presque trente ans. C'est là que j'ai rencontré ce colosse imperturbable, démiurge malicieux, hôte merveilleux qui ressuscita le génie de ce vallon chargé d'Histoire, avec la force de sa foi athlétique". (Amalia Escriva)
Date de parution
06/12/2013
Poids
100g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336295114
Titre
VALLIS CLARA
Auteur
Escriva Amalia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20131206
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...