Depuis 2005, Cinémondes - le festival international du film indépendant de Lille s'engage pour le droit à la création cinématographique de chaque peuple dans sa diversité : "le rayonnement des cultures du monde constitue une étape nécessaire à la connaissance mutuelle afin de susciter auprès de tous les publics une réflexion sur les réalités politiques, économiques, sociales et culturelles dans le but de contribuer au rapprochement des peuples de toutes origines" . www. fifilille. com. Les films de la Collection Cinémondes ont tous été présentés dans le cadre de ce festival. Pour le premier volume de cette collection, voici le film Un matin bonne heure. Guinée, Conakry, 1999. Yaguine Koïta, 14 ans, et Fodé Tounkara, 15 ans, décident de tenter leur chance en Europe. Ils se cachent dans le train d'atterrissage d'un long courrier à destination de Bruxelles. Lundi 2 août 1999, on retrouve leurs corps sans vie dans l'avion. Les deux jeunes guinéens portaient sur eux une lettre : "Messieurs les membres et responsables d'Europe (...). Nous vous crions au secours (...). Aidez-nous, nous souffrons énormément en Afrique". "Un splendide requiem à la mémoire de Yaguine Koita et Fodé Tounkara, tout en rage contenue, baigné par des lumières délicates (...)". (LE MONDE) "Avec beaucoup de sensibilité, magnifiquement interprété, ce film engagé résonne douloureusement". (TELE CINE OBS) "Auteur de documentaires remarqués, Gahité Fofana signe son deuxième film de fiction (...). Il refuse de jouer sur le tableau des émotions". (TELERAMA) "Une oeuvre sensible et origniale (...). Poétique". (LA CROIX). "Une fiction (...) qui met en lumière avec sensibilité le drame des migrations Sud-Nord". (WWW. ARTE. TV). "Un émouvant appel au secours". (WWW. GINDOUCINEMA. ORG). Avec Mamoudou Camara, Sory 'Douga' Kandia Kouyate, Amy Boïro, Fatoumata Kanté... BONUS : Le texte intégral de la lettre de Yaguine Koïta et Fodé Tounkara. EXTRAIT DU FILM
Date de parution
11/10/2013
Poids
100g
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EAN
9782336294162
Titre
UN MATIN BONNE HEURE
Auteur
Fofana Gahité
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20131011
Nombre de pages
0,00 €
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Nous construisons ensemble une mémoire commune, tissée des fils de nos expériences partagées. Dans ce petit village, l'enfant sage reste sage en grandissant. A l'école, ceux qui se sont montrés sages l'étaient pour toujours, mais parfois, ceux qui semblaient les plus talentueux étaient aussi les plus rebelles. Pendant ce temps ceux qui semblaient moins doués demeuraient vigilants, prêts à utiliser leurs capacités de manière utile. Nous savons que chaque jour qui passe apporte avec lui son lot de souvenirs. Ainsi, nous nous souviendrons de cette vie que nous avons partagée, et nous continuerons de tisser les fils de notre commune. Car dans nos coeurs et nos esprits, les souvenirs seront toujours présents, témoins de nos vies vécues ensemble.
Un récit d'événements vécus naviguant entre naturel et surnaturel, un enchaînement de contingences parfois très risquées où les seules armes de défense restent la foi en Dieu, la bonne moralité et l'équité, c'est à dire être juste. La plus grande exigence de Dieu envers les humains est d'être juste. Dieu ne tolère pas l'injustice. Soyez justes envers les autres et tout finira par s'arranger quels que soient les dangers. C'est la leçon que l'on peut tirer de ces périlleuses aventures racontées en deux parties.
Dans l'incapacité pécuniaire d'effectuer un pèlerinage à La Mecque, l'imam Galouwa craint d'être remplacé par un jeune hadji qui convoite sa place et ses privilèges. Un octogénaire lui propose le prix d'un billet d'avion en échange de sa fille Hèra, âgée de treize ans. Vendre la chair de sa chair au diable pour conserver sa religieuse fonction? Ce marché horrible ne plonge pas du tout Galouwa dans les affres d'un choix impossible. Un imam doit-il tout accepter pour mériter d'Allah? Que vaut une fille pour son père quand la passion et l'ambition religieuses s'en mêlent? Et l'amour ne peut-il être alors qu'un rêve sur de la chair meurtrie? Peut-il toucher à une diabolique rédemption? Le diable dévot est un roman d'une rare et cruelle lucidité, une tranche de vie vraie coupée dans la peau d'une jeune fille pour la plus grande gloire de Dieu, diraient d'autres religieux dans une autre religion. Un déchirant sacrifice, une passion portée par une écriture cristalline à en émouvoir jusqu'à la pierre carrée de La Mecque. Depuis Le fils de l'arbre, son premier roman, Libar M. Fofana nous tend le miroir des réalités, lointaines et si proches, qui nous fascinent et nous assiègent. Le diable dévot est son quatrième roman.
De son côté Bouya ne mangeait plus, ne dormait plus, il ne voulait que sa soeur. Cette petite chose était sa bouée plus qu'il n'était la sienne. Ce petit bout de sa mère lui avait apporté un bonheur inattendu, une alternative paisible à l'amour maternel perdu. Dans le désespoir où il se débattait, il croyait que les autres ne cherchaient pas vraiment sa soeur parce qu'ils ne souffraient pas de sa disparition ; que lui seul la cherchait car lui seul l'aimait. A cette pensée, il se mit à sangloter, comme si les digues qui retenaient son chagrin avaient lâché d'un coup ; car le chagrin est une rivière à traverser, dans laquelle on perd pied par endroits, et dont le courant nous emporte, parfois ". Tout commence à Conakry, en Guinée, dans une cour des miracles de nos jours où une femme meurt en couches. Ses congénères, des misérables qui survivent ou trépassent entre deux mondes, se disputent le nouveau-né afin de l'offrir, devant les mosquées, à la charité ostentatoire des fidèles. Et le petit Bouya partira à la quête de sa soeur avec ses amis. L'errance des enfants-mendiants, comme des étoiles perdues dans le sable, fera s'entrecroiser jusqu'à Marseille d'autres quêtes, cent autres destinées affamées, cocasses et révélatrices de notre monde. Au coeur de l'histoire, Malick qui, pour un billet d'avion, vend sa virilité ; et Khady vendue à un vieil homme par son père, plutôt qu'un lopin de terre, et qui tombe amoureuse de Malick. Les commerces humains et inhumains ne s'arrêtent pas là. C'est la misère éperdue des migrants, que l'auteur a vécue de près. C'est aussi l'espoir d'un retour aux sources et à la force des origines. " Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va " est un diptyque ample où la misère, la maladie, le crime et la trahison par-delà les mers s'entretissent avec l'amitié, l'humour et l'amour.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...