Identifications ethniques. Rapports de pouvoir, compromis, territoire
BERTHELEU HELENE
L'HARMATTAN
24,00 €
Epuisé
EAN :9782747513623
Cet ouvrage est issu des recherches de jeunes chercheurs dans le domaine des relations interethniques et des migrations internationales et de leurs réflexions communes aux Journées Universitaires d'Automne à Rennes en 1999. L'intérêt de ces articles repose sur le type même des enquêtes dites " en profondeur " menées en France, en Allemagne, en Espagne, en Roumanie, en Algérie ou au Liban, et sur les questions soulevées (circulation migratoire, construction sociale de l'espace migratoire, processus d'identification et de différenciation, compromis culturels et identitaires, moyens mis en œuvre, enfin, pour affronter ou contourner les représentations collectives et les catégorisations à l'œuvre dans des rapports sociaux ethniques plus ou moins hiérarchisés). En mettant en évidence la situation minoritaire, les auteurs soulignent l'importance de son traitement politico-administratif ainsi que les processus sociaux qui transforment l'espace en un territoire, riche de significations et de symboles, redéfini par les mobilités et les représentations. Toutes ces questions sont souvent associées à des constructions et des transformations identitaires : Roumains, Bulgares, Portugais en France, Turcs en Allemagne, Marocains en France et en Espagne, plusieurs de ces études révèlent la diversité des modes d'organisation et des dynamiques identitaires. L'idée d'un Nous, qui s'exprime dans des activités et des projets, est à questionner : comment émerge-t-il ? Quelles sont les conditions de sa cristallisation et celles de sa mobilisation, durable ou non, dans un contexte défini ? Les Journées d'Automne de Rennes et le colloque international qui suit, initiative du Groupe de Recherche " Migrations Internationales et Relations Interethniques " sont désormais un moment régulier de rencontre où peuvent échanger et débattre les chercheurs de différentes disciplines. Cette publication fait suite aux deux ouvrages réalisés à partir des Journées d'Automne et du Colloque de 1997 : Ida Simon-Barouh (éd.), Migrations internationales et relations interethniques. Recherche, politique et société, Paris, L'Harmattan, 1999 et Dynamiques migratoires et rencontres ethniques, Paris, L'Harmattan, 1998.
Nombre de pages
237
Date de parution
01/11/2003
Poids
438g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747513623
Titre
Identifications ethniques. Rapports de pouvoir, compromis, territoire
ISBN
2747513629
Auteur
BERTHELEU HELENE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
438
Date de parution
20031101
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans le contexte français d'une longue invisibilité historique et sociologique des migrations, les questions mémorielles et patrimoniales se posent aujourd'hui avec acuité. Mobilisations "au nom de la mémoire", quêtes de reconnaissance, engagements politiques et projets institutionnels encouragent une diversité d'actions de valorisation et de formes de patrimonialisation. Cet ouvrage est le fruit d'un colloque organisé à Tours, réunissant des chercheurs en sciences humaines et sociales et des acteurs institutionnels de la culture, de l'urbain et du social, pour réfléchir ensemble à la place des mémoires des migrations dans les villes et à la nature des liens entre mémoires, patrimoine et citoyenneté. L'ouvrage explore les mémoires des migrations à partir de points de vue qui ne se croisent pas habituellement (scientifique, sensible, professionnel, politique) et à partir d'une diversité de mémoires, qu'elles se racontent à partir d'un lieu, d'un quartier, d'un engagement, d'une population, etc. Quels regards la sociologie et l'anthropologie posent-elles sur ces questions ? Que produisent ces mémoires à l'oeuvre ? Comment, et dans quel contexte, les migrants sélectionnent-ils ce qui doit être transmis, conservé, rendu public ? Comment les politiques publiques, les collectivités locales, les institutions de la culture, envisagent-elles ce "patrimoine impensable" ? Ces questions sont importantes car les narrations qui tentent de restituer les expériences migratoires nous parlent aussi et peut-être surtout de reconnaissance, de citoyenneté et d'horizon démocratique.
Comment les souvenirs individuels s'organisent-ils pour constituer une mémoire collective ? Pourquoi la mémoire des migrations, souvent, s'efface-t-elle ? En menant l'enquête, sociologues et anthropologues ne trouvent pas une mais des représentations variées du passé et de ce qui serait bon d'en retenir à l'avenir. La mémoire est dynamique, elle procède de mobilisations collectives et d'engagements " au nom de la mémoire ". Mémoires du quartier, projet social ou pédagogique, manifestation culturelle ou religieuse, création artistique, commémoration publique, musée associatif, les contextes d'émergence d'une mémoire des migrations sont très divers en Région Centre, reflet d'un territoire vaste et hétérogène. Comment les porteurs de ces constructions mémorielles, ceux qui réalisent le travail de " sélection " des souvenirs, parviennent à susciter l'émotion autour d'eux ? Nous avons aussi exploré le tissu social et politique : selon les situations, les " traces " recueillies pour être valorisées n'auront pas toutes le même destin. Certaines mémoires vont rester confinées dans un cercle restreint, tandis que d'autres vont s'avérer " dicibles " dans l'espace public, parfois jusqu'à " faire patrimoine ".
Que savons-nous aujourd'hui du devenir des populations réfugiées d'Asie du Sud-Est venues s'installer en Europe et aux Etats-Unis après la victoire des troupes communistes en 1975 ? Comment ces familles ont-elles trouvé leur place, dans un contexte certes hospitalier l'égard des "Boat people", mais aussi marqué par le chômage et l'hostilité à l'égard des immigrés ? Ce numéro de Moussons revient sur la période post-migratoire, celle des décennies ig8o et 1990, d'abord, où domina la question de l'accueil, de l'installation et de l'adaptation aux nouvelles conditions de vie, notamment de travail. Pendant cette période, s'organise également la vie associative de celles et ceux qui, venus du Vietnam, du Cambodge et du Laos, se considèrent comme des "compatriotes" exilés, tout en étant désormais des citoyens et des nationaux de leur pays d'accueil. Parents préoccupés du devenir de leurs enfants, ces anciens réfugiés ont développé des manières de vivre dont les dimensions économiques, éducatives, culturelles nourrissent des valeurs et de fortes aspirations. Ce numéro s'intéresse également aux formes de transmission, variables en fonction de la génération : tandis que certaines descendants mettent en oeuvre des voyages de retour, d'autres cultivent leurs appartenances hybrides et parfois développent des travaux artistiques pour rendre visible leur appartenance culturelle. En contrepoint à ces migrations de refuge, bien délimitées dans le temps, le numéro propose également un aperçu complémentaire sur les migrations philippines et thaïlandaises en Europe.
L'histoire et la mémoire de l'immigration restent méconnues en région Centre. Perçue avant tout comme "le berceau de la France", cette région dispose pourtant d'un héritage migratoire non négligeable. Cet ouvrage montre la pluralité des situations locales où la figure du migrant s'incarne aussi bien dans des trajectoires d'ouvriers, que de bûcherons, d'ouvrières agricoles, de nurses, ou encore dans la résidence de quelques migrants aisés venus étudier ou acheter de belles propriétés. Les courants migratoires, envisagés sur le temps long, de 1789 à aujourd'hui, présentent trois caractéristiques originales. D'abord celle d'une tradition de migrations forcées, incarnées par les Carlistes et les réfugiés polonais du XIXe siècle, ou encore les opposants espagnols durant les années 1930. Ensuite celle d'une immigration rurale peu visible, d'autant moins qu'il s'agissait pour partie de femmes. Ni région frontalière, ni région polarisée par une métropole régionale, la région Centre est remarquable par la constante diversité de ses immigrations : Russes, Arméniens, Chinois, Polonais, Espagnols, Italiens, Américains, Maghrébins, Turcs, s'y sont succédés et côtoyés.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...