En 1963, Jacques Derrida consacre deux cours à Husserl dans le cadre de son enseignement à la Sorbonne : "Phénoménologie, téléologie, théologie : le Dieu de Husserl" et "La cinquième des Méditations cartésiennes de Husserl". Chacun de ces deux textes soigneusement rédigés a les dimensions d'un cours, mené avec une clarté et une maîtrise singulières, mais surtout l'ampleur d'une recherche. Derrida ne se contente pas d'y exposer les principes fondamentaux de la phénoménologie husserlienne, mais s'interroge sur deux cas-limites - Dieu et autrui - qui risquent de poser un problème à la phénoménologie. Si celle-ci constitue un "retour aux choses mêmes" et n'autorise à parler que de ce qui fait l'objet d'une présentation à la conscience, il n'est pas évident de voir comment elle peut parler de quelque chose comme un alter ego ou un Dieu. L'examen de ces deux questions permet à Derrida d'éprouver les capacités de la méthode phénoménologique, de souligner sa force, et de montrer jusqu'où elle peut nous mener. Il est aussi l'occasion de montrer l'importance de notre rapport au langage : pour poser différemment certains problèmes métaphysiques traditionnels, et notamment pour comprendre vraiment notre rapport à l'autre (ou à l'Autre), la philosophie doit se mettre à parler autrement qu'elle ne l'a longtemps fait. Par leur densité philosophique et leur valeur de témoignage dans la trajectoire d'éloignement progressif de Derrida vis-à-vis de la phénoménologie, ces deux cours dessinent l'identité philosophique de Derrida, à partir de son point de départ husserlien.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
224
Date de parution
08/11/2024
Poids
346g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782021570892
Titre
Du même à l'autre. Deux cours sur Husserl, 1963
ISBN
2021570894
Auteur
Derrida Jacques ; Authier Raphaël ; Mehl Edouard
Editeur
SEUIL
Largeur
154
Poids
346
Date de parution
20241108
Nombre de pages
224,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Comment une écriture autobiographique, dans l'abîme d'une auto-analyse non terminée, peut-elle donner sa naissance à une institution mondiale ? La naissance de qui ? De quoi ?
Spectres de Marx En 1993, quatre ans après la chute du mur de Berlin, et en plein triomphe de la démocratie libérale, Jacques Derrida écrit un livre intempestif sur l'héritage de Marx. Il n'est pas question d'un ralliement tardif au marxisme mais d'un retour de Marx et de tous ceux qui l'ont habité sous forme de spectres dans le nouvel ordre du monde. Il s'agit d'une possible réconciliation possible entre une idée devenue spectrale et un apprendre à vivre enfin, entre un temps disjoint et un temps de longue durée. Prise de position, geste politique, propos de résistance à l'Etat mondial, déconstruction du droit international. Tout y est. Lire Spectres de Marx trente ans après sa parution, c'est aussi s'entretenir avec le spectre de Jacques Derrida, saisir l'idée d'une possible révolution à venir. Jacques Derrida (1930-2004) Né en Algérie, il est l'auteur d'une oeuvre monumentale, au centre de laquelle se trouve le concept de "déconstruction" . Philosophe français le plus étudié dans le monde, il a notamment publié au Seuil La Dissémination (1972) et Foi et savoir (2001).
Je n'ai qu'une langue, ce n'est pas la mienne." C'est par cet aveu déconcertant que Jacques Derrida ouvre Le monolinguisme de l'autre. Livre hybride, il renferme à la fois un essai de philosophie du langage et un témoignage de l'auteur sur l'acculturation qu'il a vécue durant son enfance en Algérie française. Dans ce récit, Derrida fait état des facteurs psychologiques parfois contradictoires dont est investi le sujet colonisé, tiraillé entre le désir de renouer avec une langue d'origine "perdue" et l'ambition de maîtriser celle du colonisateur. En comparant sa trajectoire avec celles d'autres penseurs bilingues, notamment ashkénazes, il met également au jour la singularité culturelle, linguistique et historique de la diaspora juive sépharade. Retraçant la construction de son identité par le langage, Derrida revient par la même occasion sur un passé colonial que la France peine à exorciser, et offre un texte d'une rare fécondité sur les questions de l'occidentalisme, de l'ethnocentrisme et de la décolonisation.
Résumé : " Souvent je me demande, moi, pour voir, qui je suis - et qui je suis au moment où, surpris nu, en silence, par le regard d'un animal, par exemple les yeux d'un chat, j'ai du mal, oui, du mal à surmonter une gêne. Pourquoi ce mal ? ". Tel est le point de départ de la réflexion de Derrida : une expérience pourtant quotidienne, celle de la honte qu'il peut éprouver quand, dans sa salle de bains, le regard de son chat le surprend dans son plus simple appareil. Occasion de poser à nouveaux frais la question : quel est le propre de l'homme ? Si, chez les Grecs, l'homme était au moins un animal raisonnable, Descartes creuse le gouffre : contrairement à l'homme, doté d'une conscience, l'animal s'apparenterait à la machine. Ses réactions aux stimuli du monde seraient des automatismes, produits des lois de l'instinct. Or, tenter de se voir à travers les yeux d'un chat devient un moyen de retracer les frontières entre Homo sapiens et le règne animal, frontières plus poreuses qu'on ne le croit...
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.