Durant des siècles, Binche est restée une petite ville fortifiée, centre du commerce local, entourée de villages, de campagne, de bois, de monastères et de châteaux. La révolution industrielle, au XIXe siècle, va totalement chambouler le paysage et l'économie. La ville se métamorphose et déborde de ses remparts, de nouvelles artères sont percées, de nouveaux quartiers sortent de terre. Des milliers de personnes viennent travailler dans les manufactures et s'installent à proximité. Mais dans la dernière partie du XXe siècle, la crise s'installe dans nos régions de vieilles industries. Pendant trois décennies, les usines ferment, la région décline. Le commerce, qui a été à la base de la prospérité de la ville depuis sa fondation, tente de résister. La vie associative et culturelle reste vive... Grâce aux archives professionnelles du photographe et journaliste Willy Dumonceau, mais aussi grâce à de nombreuses sources photographiques privées, Etienne Piret nous fait ainsi revivre les grands et petits événements ayant animé la vie binchoise depuis les années 1960. Pour ceux qui les ont vécues, on est tenté de dire : "mais ce n'est pas de l'histoire, c'était hier". Pourtant, plus de 50 années ont passé... A l'image des Soeurs noires de la Charité, dont les dernières représentantes viennent de quitter aujourd'hui leur couvent de la rue de L'Arayou, rendons un bel hommage à ceux qui font l'histoire de Binche !
Un survol de la vie à Charleroi, entre 1880 et 1950, impose à la fois des choix, un certain éparpillement et une rigueur autres que ceux qu'imposent les disciplines de l'Histoire. Charleroi est un cadre évolutif, les images passées se fondent dans la masse des choses qu'on a vues disparaître presque sans bruit. Avec cet ouvrage, l'approche de la ville de Charleroi est volontairement parcellaire ; son propos est de susciter la mémoire et l'interrogation. Autour de nous, des personnes ont vécu des bouts de cette histoire-là. Ce sont elles qui, en dehors des manuels, savent encore quelle odeur avait la ville "en ce temps-là". L'auteur, par cet ouvrage, est parti à la recherche d'un cadre, celui de son histoire familiale et donc, par extension, communautaire. Visages de Charleroi...
Au début des années 1960, le tramway électrique était présent dans six villes de Belgique : trois en Wallonie (Liège, Verviers, Charleroi), deux en Flandre (Anvers, Gand), sans oublier bien sûr la capitale, Bruxelles. S'y ajoutaient de nombreuses lignes de tramways vicinaux autour de Bruxelles, Charleroi et Anvers, ainsi que sur la Côte, entre La Panne et Knokke. Aujourd'hui, si le tram a disparu des rues de Liège et de Verviers, il est toujours actif dans les autres villes après avoir été profondément modernisé. L'auteur évoque ces tramways si caractéristiques d'un pays qui fut l'un des berceaux de l'industrie ferroviaire au tournant des XIXe et XXe siècles. Les photographies d'époque prises par l'auteur, toutes inédites, montrent aussi combien l'environnement urbain a changé au cours du demi-siècle écoulé. - "
Au Moyen Age, la région du Centre fut terre de châteaux et a gardé dans son patrimoine un certain nombre de demeures seigneuriales. L'industrialisation du XIXe siècle a vu naître une nouvelle classe sociale, celle des "capitaines d'industries" ou des riches bourgeois qui, une fois fortune faite, souhaitaient s'apparenter à la noblesse et se sont fait construire de magnifiques "châteaux" . Une nouvelle vie, proche de celle que l'on trouve jusqu'alors dans le monde fermé de la noblesse, s'y développe rapidement : réunions mondaines, bals, oeuvres de charité, etc.
Depuis 150 ans, le tramway est un élément familier de la capitale belge. Dans les années 1960, il est resté omniprésent : tramways urbains à voie normale dans toute l'agglomération, tramways vicinaux à voie métrique irriguant la province du Brabant depuis Bruxelles. Si les tramways vicinaux ont disparu, les tramways urbains ont été modernisés et restent bien vivants aujourd'hui. L'auteur évoque les années 1960, période de transition à la veille des grandes mutations des transports de Bruxelles vers le métro. Les photographies prises par l'auteur, toutes inédites, replacent les tramways dans leur environnement, souvent bien changé depuis cette époque.
Depuis 1666, Charleroi traverse l'Histoire avec fierté et générosité, mais aussi avec créativité et passion. Dans ce livre témoignage, les auteurs nous emmènent à la découverte du riche patrimoine _ historique, industriel, culturel et humain _ du Pays Noir, en croisant les hauts faits de la cité sambrienne avec le destin des Carolorégiens, illustres ou modestes. Les rares documents iconographiques (gravure, affiche lithographiée, carte porcelaine) de même que la photo, l'ephemera ou le simple feuillet publicitaire constituent les fils conducteurs de ce récit singulier. S'en dégage l'atmosphère d'une ville attachante où l'innovation industrielle côtoie le dynamisme et l'ambiance des expositions internationales et des salles de spectacle ; où l'esprit d'initiative va de pair avec la fécondité des sociétés artistiques, philanthropiques et littéraires ; où le savoir-faire se mêle, avec convivialité, chaleur et bonne humeur, aux traditions multiséculaire de Charleroi. Dans ce voyage initiatique, le lecteur est immergé dans le sport de haut niveau ; il sera également entraîné dans la liesse populaire à travers les cortèges folkloriques, qui revêtent tant d'importance pour les Carolorégiens : Marche de La Madeleine à Jumet, Cavalcade à Gosselies, Bal masqué des Climbia's à Lodelinsart, Fêtes des Haies à Gilly… Et tel un leitmotiv, tout au long de notre parcours, résonne le refrain de l'inoubliable chansonnier Jacques Bertrand : Pays de Charleroi, C'est toi que je préfère, Le plus beau coin de terre, À mes yeux, oui, c'est toi.