LA PHILOSOPHIE DE SPINOZA. Pour démêler l'implicite d'une argumentation
Wolfson Harry-Austryn
GALLIMARD
49,50 €
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EAN :9782070732647
La nouveauté en philosophie est affaire d'audace plutôt que d'invention. Dans le domaine de la pensée, comme dans celui de la nature, il n'y a pas de création ex nihilo, non plus que de saut. Ce qui semble nouveau et original n'est souvent que l'établissement, grâce à l'intrépidité de celui qui ose affronter les conséquences de son raisonnement, d'une vérité longtemps envisagée. Wolfson part de l'hypothèse qu'il y a un Spinoza explicite, qui parle en termes de définitions, d'axiomes, de propositions, et qui raisonne selon la méthode rigide du géomètre, et un Spinoza implicite, dont l'esprit est gorgé des doctrines philosophiques traditionnelles - juives et arabes notamment -, et dont la pensée arpente les sentiers logiques battus par les argumentations médiévales. L'un est le premier des modernes; l'autre le dernier des médiévaux. Et l'on ne peut pleinement comprendre ce que dit l'un si l'on ignore ce qui a imprégné l'esprit de l'autre.Considérant que l'Ethique est essentiellement une critique des problèmes fondamentaux de la philosophie tels qu'ils se présentaient à Spinoza, Wolfson analyse ces problèmes, reconstruit les arguments qui en constituent la critique et montre comment les uns et les autres sous-tendent le texte de Spinoza. L'Ethique émerge alors comme une ?uvre construite logiquement, faisant preuve d'ordre, de rigueur et de continuité: des propositions apparemment sans lien se regroupent en chapitres unifiés et cohérents; des expressions, des phrases et des passages apparemment insignifiants ou banals prennent sens et signification, et la philosophie de Spinoza apparaît sous un jour nouveau, en tant que tout philosophique et dans la plénitude de son détail, dans un contexte et une perspective renouvelés.
Nombre de pages
779
Date de parution
03/03/1999
Poids
809g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782070732647
Titre
LA PHILOSOPHIE DE SPINOZA. Pour démêler l'implicite d'une argumentation
Auteur
Wolfson Harry-Austryn
Editeur
GALLIMARD
Largeur
139
Poids
809
Date de parution
19990303
Nombre de pages
779,00 €
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L'étudiant de langues schizophrénique, l'étudiant malade mentalement, l'étudiant d'idiomes dément, c'est ainsi que l'auteur de ce livre s'intitule lui-même. Il ne peut s'agir pour lui que de se saisir du dehors, sous une espèce anonyme, et de rapporter exactement ce qu'il fait. Ce n'est pas la moindre originalité de ce livre d'être un protocole d'activités et non, comme c'est généralement le cas dans les témoignages de «malades mentaux», l'exposé d'un délire.Tout un monde nous est livré dans ce que déclenche une série de rencontres : avec le père «fluidique» sur un banc public, avec des maçons francophones dans la cour, avec une prostituée, avec les Bibliothèques et les frigidaires.On souhaite que le lecteur ne se protège pas de ce livre extraordinaire - par son humour et son tragique et par la logique qu'il met en ?uvre - en s'empressant de le ranger sous la rubrique des «documents psychopathologiques». Qu'il se souvienne plutôt de ces mots de Michel Foucault : «Jamais la psychologie ne pourra dire la vérité sur la folie puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie.»
Fruit des amours teigneux d'une Irlandaise coriace et d'un tueur italien, Buck Saliotte a gravi tous les échelons de la police new-yorkaise. Il en est devenu une célébrité. Un incontournable. La figure du système. Le jour où il décide de raconter en une impitoyable confession ce qu'il connaît, observe et pratique tous les jours depuis des années, la belle et propre vitrine des apparences éclate. Divisé en quatre volumes, comme l'Apocalypse, son récit est une plongée au c'ur de la corruption, du chantage, de la trahison et du meurtre. Violent et amoral, ce livre offre une vision désespérée de l'ambition humaine. Un classique inoubliable
Au c'ur de la pègre d'une grande ville américaine, dans un de ces locaux anonymes et sinistres, règne un moderne despote : " l'Inspecteur Chef ". Et lorsqu'un jour, il lui prend fantaisie de se confesser, les oreilles délicates en prennent pour leur grade. Tout y est : chantage, corruption, combines, trahisons, assassinats et, comme dans les bons films policiers, des personnages funambulesques, de misérables épaves, passent tour à tour sous les projecteurs et donnent à l'ensemble un pittoresque et une couleur d'autant plus vifs et plus émouvants qu'ils sont vrais.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.