L'étudiant de langues schizophrénique, l'étudiant malade mentalement, l'étudiant d'idiomes dément, c'est ainsi que l'auteur de ce livre s'intitule lui-même. Il ne peut s'agir pour lui que de se saisir du dehors, sous une espèce anonyme, et de rapporter exactement ce qu'il fait. Ce n'est pas la moindre originalité de ce livre d'être un protocole d'activités et non, comme c'est généralement le cas dans les témoignages de «malades mentaux», l'exposé d'un délire.Tout un monde nous est livré dans ce que déclenche une série de rencontres : avec le père «fluidique» sur un banc public, avec des maçons francophones dans la cour, avec une prostituée, avec les Bibliothèques et les frigidaires.On souhaite que le lecteur ne se protège pas de ce livre extraordinaire - par son humour et son tragique et par la logique qu'il met en ?uvre - en s'empressant de le ranger sous la rubrique des «documents psychopathologiques». Qu'il se souvienne plutôt de ces mots de Michel Foucault : «Jamais la psychologie ne pourra dire la vérité sur la folie puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie.»
Nombre de pages
280
Date de parution
18/02/1970
Poids
324g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070274369
Titre
Le schizo et les langues
Auteur
Wolfson Louis ; Deleuze Gilles
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
324
Date de parution
19700218
Nombre de pages
280,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au c'ur de la pègre d'une grande ville américaine, dans un de ces locaux anonymes et sinistres, règne un moderne despote : " l'Inspecteur Chef ". Et lorsqu'un jour, il lui prend fantaisie de se confesser, les oreilles délicates en prennent pour leur grade. Tout y est : chantage, corruption, combines, trahisons, assassinats et, comme dans les bons films policiers, des personnages funambulesques, de misérables épaves, passent tour à tour sous les projecteurs et donnent à l'ensemble un pittoresque et une couleur d'autant plus vifs et plus émouvants qu'ils sont vrais.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.