Démocratie malienne et dialogue constitutionnel (1991-2007). La quête d'un Etat de choix
Wing Susanna D. ; Toulabor Comi ; Balans Jean-Loui
KARTHALA
24,00 €
Epuisé
EAN :9782811109523
Depuis qu'en 1989 une vague démocratique a commencé à balayer l'Afrique, 57 nouvelles Constitutions ont été adoptées dans 41 pays africains. Une poignée d'entre elles, seulement, a permis de jeter les bases d'Etats réellement plus démocratiques. l e succès des transitions démocratiques ne tient pas seulement à la transformation des règles de la gouvernance sociétale, objet de l'écriture de nouvelles Constitutions, mais aussi au renforcement de la légitimité des gouvernements et des institutions. Après des années de pouvoir excessif et centralisé, la construction d'Etats postcoloniaux démocratiques demeure toujours un immense défi. A propos du Mali, ce livre se propose de montrer comment "délibération" et constitutionnalisme" peuvent être mis en oeuvre dans une société en transition, et comment un processus de constitutionnalisme est essentiel pour assurer la légitimité des institutions et du pouvoir. Pour la période 1990-2011, la République du Mali a été un des exemples les plus cités d'une démocratie réussie. Ce pays pauvre, ethniquement divisé, essentiellement musulman, semblait cumuler toits les obstacles. Pourtant, le dialogue constitutionnel y a servi de laboratoire à une démocratie délibérative. L'entrée en crise du Mali au cours de l'année 2012, puis l'aggravation du conflit dans la région Nord du pays début 201.3 n'effacent pas l'intérêt de l'ouvrage de Suzanne Wing sur l'expérience des années étudiées. Il reste au contraire utile pour affronter les nouveaux défis. Comme l'écrit Comi Toulabor : "Les acteurs sont préoccupés par le Mali post-conflit, mais ils n'ouvrent aucun débat public sur la dimension constitutionnelle qui a généré la crise. Tout se passe comme si la reconduction de la Constitution du 25 février 1992 suffisait à conjurer les mauvais sorts de son inobservance. Pour éviter de recourir à de vieilles recettes, le nouveau dialogue doit avoir le courage de se pencher sur les pratiques constitutionnelles, et le citoyen malien doit pouvoir se constituer en associations indépendantes qui veillent à ce que la Constitution de la République ne soit pas une fiction couchée sur du papier glacé, mais devienne une réalité vivante".
Nombre de pages
249
Date de parution
26/06/2013
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811109523
Auteur
Wing Susanna D. ; Toulabor Comi ; Balans Jean-Loui
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20130626
Nombre de pages
249,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
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