Nul n'a mieux que Charles Dickens reflété l'ère victorienne, ses contradictions et ses ambiguïtés. Et nul, peut-être, n'était plus qualifié qu'Angus Wilson, qui en subit profondément l'influence, pour en explorer le monde. Il ne s'agit pas ici d'un récit biographique, mais d'une tentative d'écrivain pour démonter les mécanismes de la création d'un autre : création proliférante comme celle d'un Balzac ou d'un Proust, à qui Angus Wilson compare souvent Dickens, aptitude à créer indéfiniment des personnages pittoresques et à les animer avec un brio qui fait oublier ce qu'ils ont de sommaire et de prévisible. Angus Wilson utilise les lettres et papiers privés de Dickens pour analyser par quelles transpositions de son expérience personnelle, quels transferts, quelles projections sont nés les personnages du père de Pickwick et de David Copperfield.
Nombre de pages
280
Date de parution
17/10/1972
Poids
380g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070282753
Titre
Le monde de Charles Dickens
Auteur
Wilson Arthur
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
380
Date de parution
19721017
Nombre de pages
280,00 €
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Quatrième de couverture C'est l'histoire de Mrs Eliot, élégante et riche Londonienne qui, devenue veuve et pauvre, apprend à taper à la machine. Mieux que cela, c'est l'histoire d'une femme intelligente et charmante, mais égoïste et dominatrice qui, prenant conscience de ce qu'elle est, va s'efforcer de se conduire de façon à ménager les gens qu'elle estime. La mort de son mari constitue un premier choc... Pour finir, elle s'apercevra qu'elle est impuissante à s'amender, mais cela n'ira pas sans expériences diverses, car Meg est plus qu'un caractère romanesque, c'est un personnage total, une Emma Bovary d'un nouveau genre, une réalité humaine émouvante et profonde.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.