Les médias d'Etat au Gabon. Permanence et mutations
Sabi Djaboudi Arthur ; Ndombet Wilson-André
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343101330
Depuis toujours, le contrôle de l'Etat sur les moyens de communication de masse est l'objet des préoccupations des plus hautes autorités du pays. Au nom du respect de l'ordre public et de la sécurité nationale, cette justification à elle seule a suffi à conforter l'Etat à exercer une influence directe. Héritage de la colonisation, les dirigeants politiques s'inspirèrent d'ailleurs du modèle français pour mettre en place le modèle centralisé de gestion des médias officiels. Les médias d'Etat au Gabon seront pendant longtemps l'objet de querelles politiques et de discussions publiques qui ont convaincu le pouvoir de les inclure dans son domaine réservé, contrôlé stratégiquement par le ministère de l'Information. Depuis l'accession du pays à l'indépendance, le 17 août 1960, la radio et la télévision ont été considérées comme les voix du pays et de ses dirigeants, constamment soumises à la propagande gouvernementale de façon à mobiliser les masses afin de bâtir l'unité nationale, impératif indispensable pour "atteindre le développement". Avec le processus d'ouverture au pluralisme dans les années 90, une véritable crise est apparue au sein du modèle de médias publics qui les a soudainement soumis à une rude concurrence avec la presse privée nationale et l'invasion des médias internationaux satellitaires. Les changements opérés depuis quelques années sur le plan juridique et éditorial laissent croire qu'ils ont favorisé la reconfiguration du paysage médiatique et la redistribution des cartes qui ont finalement contribué à la consolidation du processus démocratique.
Nombre de pages
292
Date de parution
15/02/2017
Poids
458g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343101330
Titre
Les médias d'Etat au Gabon. Permanence et mutations
Auteur
Sabi Djaboudi Arthur ; Ndombet Wilson-André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
458
Date de parution
20170215
Nombre de pages
292,00 €
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Pas de démocratie sans information libre et de qualité. Comment y parvenir avec des relations asymétriques entre médias et journalistes, pouvoirs et institutions, populations urbaines et rurales dans un contexte international ? Comment garantir la liberté des médias contre les velléités de contrôle des pouvoirs politiques ? Les politiques de communication au Gabon se sont construites, depuis l'Indépendance, au travers de multiples tensions entre autocratie et démocratie. Elles ont connu diverses régressions et avancées, tant dans la volonté de promotion du développement que dans le respect des droits et libertés. L'ouvrage d'Arthur Félicien Sabi-Djaboudi vise à contribuer à la compréhension de cette lente évolution, parcourant les périodes de décolonisation, de parti unique, de libéralisation de la vie publique jusqu'à l'actuel basculement dans les mondes numériques. La critique menée par l'auteur offre des bases non seulement pour dessiner une nouvelle configuration médiatique, mais pour redéfinir l'économie de la communication au Gabon, et refonder ainsi la communauté politique.
Depuis [1990], la libéralisation des médias a entraîné une floraison des journaux privés très virulents à l'égard du pouvoir. Même si les difficultés structurelles que connaissent ces journaux empêchent en pratique une réelle diversité et révèlent les limites de l'indépendance des journalistes vis-à-vis des responsables politiques, elle se trouve néanmoins confrontée à trois défis : politique d'abord, la liberté d'expression n'est pas complète ; économique ensuite, la rentabilité n'est pas au rendez-vous ; enfin, la professionnalisation des rédactions est encore incertaine. Très influencé par le cadre politique, juridique et économique, le changement que représente l'apparition d'une presse indépendante est lié à la crise qui sévit dans la plupart des pays africains, et celle de la presse est à la fois une conséquence de la crise générale et un miroir grossissant de celle-ci. Elle se traduit ainsi dans une crise de légitimité avec notamment le soutien univoque qu'elle donnait aux dirigeants en place. " Comment la presse gabonaise s'est-elle historiquement construite ? De ses très lointaines origines " missionnaires " à sa situation contemporaine, quelles phases a-t-elle traversées ? Et, réciproquement, comment a-t-elle accompagné les bouleversements politiques du Gabon ? Soumission au pouvoir ou impertinence, musellement ou critique des élites : comment a-t-elle balancé entre ces divers pôles ? Et qui sont les acteurs majeurs et incontournables de son évolution ? Ces problématiques, dont certaines sont d'actualité, A. Sabi Djaboudi les expose et tente de les résoudre tout au long de cette étude qui sonde le passé et le présent pour mieux penser la presse gabonaise de demain. Un essai indispensable.
Dieux mutés représente une dissection minutieuse de la société contemporaine, scrutée avec attention par Bouhari Sabi. L'auteur expose sa vision de la vie en analysant les éléments essentiels qui façonnent la structure sociale. Il accorde une importance particulière à l'éducation, soulignant l'importance des valeurs morales et des codes éthiques pour réinstaurer de l'espoir chez les lecteurs, dans une époque où le déclin des valeurs semble être la norme.
En plus d'une analyse avec Barbara Hannah (une élève et amie de C.G. Jung), Elisabeth Tauber a été en contact régulier avec Jung, à qui elle confiait ses rêves, ses désarrois intérieurs ou ses difficultés extérieures, comme ses questions brûlantes sur le sens de la vie. Quand elle rencontrait Jung, elle notait dans un journal les échanges qu'ils avaient eus. Tout au long de ce journal se dévoile le parcours d'une femme qui, guidée par Jung, plonge dans l'inconscient et se donne de plus en plus profondément à la transformation. La personnalité de Sabi Tauber (comme on l'appelait) se révèle, mais aussi celle de Jung. Par sa manière très humaine d'accompagner un être, par sa rigueur ou sa bienveillance à lui expliquer l'incompréhensible, il adoucit ses peines et élargit son vécu. Jung ouvre Sabi à l'irrationnel, l'oriente du côté de l'astrologie par exemple, et la fait participer à ses propres recherches sur la synchronicité. Une confiance en la vie, une joie émergent de ce travail intérieur accompli avec Jung, une totalité se compose et se réalise en rassemblant les pièces éparses d'un puzzle. Et cette totalité n'est pas uniquement celle de Sabi, car, se fondant sur les expériences personnelles de Sabi, Jung les universalise ou les relie à l'inconscient collectif, si bien qu'elles en viennent à nous concerner tous.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...