Les Tchouktches, 15.000 personnes environ, vivent depuis des millénaires dans le Grand Nord, aux abords du détroit de Béring. "Découverts" au 17e siècle par les cosaques, ils refusent de payer l'impôt en nature, de se convertir à l'orthodoxie et d'adopter des noms russes. La résistance des Tchouktches, acquis à l'idée de troc, mais hostiles à un impôt unilatéral, révèle un peuple fier et combatif. Leur économie comprend deux volets: élevage du renne et chasse aux mammifères marins. Qu'ils soient éleveurs ou chasseurs, ils se comprennent. Leur unité linguistique tient aux contacts séculaires entre les gens de la toundra et ceux du bord de mer. Elle tient aussi à leur culture spirituelle: l'homme vit en communion avec la nature. Chaque lieu a son esprit qu'il faut honorer. Mais on doit aussi se garder des esprits malins qui cherchent à nuire aux humains. Il n'a jamais existé chez les Tchouktches de structures étatiques, de lois écrites, de lieux de culte communs. Après 1917, l'alphabétisation est bien acceptée, mais les enfants des éleveurs sont placés en internats, loin des parents qui nomadisent avec leurs rennes. Une langue écrite est créée et le premier abécédaire est publié en 1932. Les années cinquante voient paraître les premières oeuvres en langue tchouktche. Le tchouktche appartient à la même famille que les langues des confins du Kamtchatka: kerek, koriak, itelmène. Comme bien d'autres idiomes, c'est aujourd'hui une langue en danger.
Nombre de pages
241
Date de parution
15/03/2010
Poids
330g
Largeur
135mm
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EAN
9782296104129
Titre
Parlons tchouktche. Une langue de Sibérie
Auteur
Weinstein Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
330
Date de parution
20100315
Nombre de pages
241,00 €
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... On évoquait ceux qui, sur la banquise, après de longs tourments, affamés, cessaient même d'être des humains pour devenir des teryqy. Ceux-là, même s'ils débarquaient sur le rivage, ne pouvaient plus vivre parmi les humains. Couverts d'un long pelage, pareils à des bêtes sauvages, ils rôdaient autour des campements pour y voler de la nourriture et tuer ceux qu'ils rencontraient. C'était le plus terrible des sorts..." Youri Rytkhéou, Teryqy.
Le chamane devine l'avenir et il soigne les maladies. Il va chercher l'âme du malade ou du défunt au sein du peuple des Ténèbres. Il peut réunir les deux parties d'un homme coupé en deux. En plein hiver, le chamane fait apparaître une mer, change son traîneau en barque et ses chiens en rameurs. Il voit les gens la nuit. Il se change en morse, en cormoran ou en aigle à son gré. Quand il en appelle au vent puissant de l'océan, on entend le bruit des glaces qui s'entrechoquent. Il vole avec des couteaux en guise d'ailes et le pendentif de son dos le propulse en avant...
Esquimaux du Groenland, Inuit du Nord Canada, Lapons de Scandinavie, ethnies du Grand Nord sibérien... Populations à forte identité confrontées à un univers hostile où règnent blizzard et tempêtes de neige, chasse à l'ours et au phoque, élevage du renne. Rêve ou cauchemar d'une nature démesurée, hors de nos critères occidentaux. Pendant près de cinq ans, de 1993 à 1998, l'auteur a vécu chez les Tchouktches dans la toundra de l'extrême Sibérie baignée par l'océan glacial Arctique, au nord, et l'océan Pacifique, à l'est. Éleveurs de rennes et chasseurs de mammifères, ce sont les gens, leur conception du monde, leur mode de pensée, la façon dont ils s'expriment, leur tradition orale, leur toute jeune littérature qui l'ont séduit et "attaché". Dans le présent "journal de bord", il a noté, de façon dépouillée, directe, et très précise, ses observations et réflexions. Par petites touches, on voit vivre une communauté avec ses mots, ses rites, ses rires et ses deuils. Un rare document ethnographique, personnel et universel.
Les Tchouktches ou Tchoutches sont un peuple autochtone de Paléo-Sibériens habitant la Tchoukotka, dans le nord de l'Extrême-Orient russe, sur les rives de l'océan Arctique et de la mer de Béring. A côté des éléments contraignants de la langue, le locuteur tchouktche dispose d'une grande latitude dans le choix des formes et la construction de la phrase. L'auteur a recueilli de nombreuses données qui ont permis de compléter la description de la langue. Il a assemblé dans un lexique trente-sept thèmes illustrant les différents aspects de la vie des Tchouktches.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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