Surma l'Assyro-chaldéenne (1883- 1975). Dans la tourmente de Mésopotamie
Weibel Yacoub Claire
L'HARMATTAN
27,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296029262
Avec occupation américaine en Irak, refait surface autour de Mossoul l'autonomie des Assyro-Chaldéens, une minorité presque oubliée. Une femme, Surma (1883-1975), plaida la cause de ce peuple sa vie durant. Fille de l'Assyrie ancienne, chantre de l'Eglise d'Orient nestorienne, autrefois rayonnante, proche parente de patriarches de cette Eglise, Surma fut un temps la lumière de sa communauté. Lors de la Première Guerre mondiale les Assyro-Chaldéens, tout comme les Arméniens, subirent les assauts des troupes turques et des irréguliers kurdes et furent victimes d'un génocide en 1915. Pour fuir ces assaillants, Surma accompagna l'exode massif des siens de Turquie vers la Perse, puis vers l'Irak. A la table des Grands de ce monde, elle accepta la régence de son peuple pour le défendre. Troublant le jeu des autorités britanniques et irakiennes, elle fut écartée de la scène politique et exilée sur l'île de Chypre. Au terme d'une vie tissée des fils du tragique, son errance la mena jusqu'en Grande-Bretagne, et finalement aux Etats-Unis. Ce livre narre son histoire.
Nombre de pages
275
Date de parution
19/03/2007
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296029262
Titre
Surma l'Assyro-chaldéenne (1883- 1975). Dans la tourmente de Mésopotamie
Auteur
Weibel Yacoub Claire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
480
Date de parution
20070319
Nombre de pages
275,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Né en 1889 à Khosrova, village persan du nord-ouest de l'Iran, Paulus, un Assyrien, fils de l'antique Mésopotamie, aime profondément son pays. En 1908, des évènements le poussent toutefois à partir. Il migre d'abord au Caucase, à Tiflis (Tbilissi en Géorgie), avant de traverser mers et océans pour atteindre l'Argentine. Lorsque la Grande Guerre éclate, sa vie bascule. Il vogue vers la France. L'armistice signé, il retourne au Caucase, où on lui annonce que ses parents ont péri lors des terribles massacres de 1915-1918, tout comme une partie de son peuple ; les retrouvailles espérées se transforment en cauchemar. Un événement inattendu survient, la création par la France du bataillon assyro-chaldéen au sein de l'armée du Levant. Paulus s'y engage. Et c'est en Haute-Djézireh syrienne qu'il s'établit avec sa famille. Ce havre sera-t-il sa nouvelle patrie ? La réalité sera-t-elle, une fois de plus, tout autre ? Inspiré d'une histoire vraie, ce récit retrace les tribulations de Paulus l'Assyrien et, à travers lui, celles de son peuple toujours debout.
Parmi les Chrétiens d'Orient, les Arméniens sont devenus familiers aux médias et à l'opinion publique française. Mais qu'en est-il des Assyro-Chaldéens ? Les connaît-on vraiment ? Sont-ils les oubliés de la grande histoire ? Il est un fait que la presse française, toutes tendances confondues, a parlé des Assyro-Chaldéens, ces Syro-Mésopotamiens, chrétiens depuis deux mille ans. Dès le XIXe siècle, elle répercute abondamment les récits des explorateurs et les événements, souvent tragiques, qui touchent les Assyro-Chaldéens aux confins des empires ottoman et persan. En outre, l'intérêt de la France pour eux est loin d'être anodin. Diplomates et militaires ne manquent pas de les approcher. Pendant la Grande guerre, lettres, télégrammes, interviews, témoignages sont diffusés sur leur triste sort. Des personnalités les soutiennent, d'autres dénoncent les persécutions. Lors de la Conférence de la paix à Paris, ils vont affirmer leurs revendications en mettant en relief leur ancienne civilisation assyro-babylonienne. La France les reçoit à sa table. Leur nom apparait dans un traité international, celui de Sèvres, signé le 10 août 1920. D'autochtones avérés, ils deviennent pourtant des réfugiés dispersés dans plusieurs pays. De tout cela, la presse rendra compte. En somme, elle lève un pan de voile sur la question assyro-chaldéenne.
Mésopotamiens, chrétiens depuis deux mille ans, les Assyro-Chaldéens furent remplis d'espoir au lendemain de la Première Guerre mondiale. Ils ne sont pas des inconnus pour l'Occident. Les premiers contacts remontent au XIIIe siècle. Au XVIIe siècle, la France passe même pour être leur protectrice. Pourtant, au XXe siècle, leur destin bascule. Durant la Grande Guerre, tout comme les Arméniens, ils sont victimes d'un terrible génocide en 1915. Dès l'armistice, les Assyro-Chaldéens s'enthousiasment pour les idées de liberté et d'autodétermination. Le rêve d'une patrie les saisit. Lors de la conférence de la Paix à Paris. ils soumettent pas moins de onze mémorandums aux grandes puissances, tandis que sept délégations sont présentes à Paris. L'historien Arnold Joseph Toynbee en fournit un éclairage inédit. La France et la Grande-Bretagne sont en rivalité pour l'hégémonie sur les territoires de l'ex-Empire ottoman. La question assyrochaldéenne sera-t-elle abordée dans ce grand jeu d'échecs que se livrent ces deux Grands? Ces pages d'histoire insuffisamment connues sont ici décryptées à travers différentes sources dont certaines sont inédites. Les épreuves vécues par les Assyro-Chaldéens durant la Grande Guerre sont à méditer pour comprendre leur présent. Aujourd'hui seront-ils, une nouvelle fois, les grands oubliés de cette tragédie collective qui se déroule sous nos yeux en Irak? Succédant à la SDN, que fait l'ONU pour protéger ces minorités autochtones? Pour y répondre, il est indispensable de savoir ce qui s'est joué lors de la conférence de la Paix, entre 1919 et 1925. Cet ouvrage y contribue.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...