Récit dense et léger par la grâce de l'ironie, Une Thèse pour rien évoque la " curieuse entreprise qui pousse certains au terme d'études universitaires à briguer le titre somme toute bien dérisoire de docteur ". Le hasard a voulu que Luc Weibel se lance dans cette aventure dans une période marquée par la contestation des années 1968-1970. Il se voit confronté à une contradiction fondamentale : s'engager dans une recherche érudite alors que le monde crie " à bas l'Université ! à bas le Savoir ! " Quittant Genève pour l'Italie, l'Allemagne et bientôt Paris, l'auteur découvre le structuralisme, assiste aux cours de Michel Foucault, de Gilles Deleuze et, surtout, rencontre Roland Barthes. Il nous invite ainsi à un parcours intellectuel mouvementé, chaotique, parfois incertain mais toujours passionné.