Issu de la terre du Fouta Toro dont les péripéties historiques ont amplement résonné dans l'Afrique de l'ouest, Ibra Mamadou Wane est dépositaire d'un fécond héritage culturel. Son cursus scolaire le place dans la " génération charnière ", celle des jeunes Sénégalais qui parachèvent leurs études dans l'Hexagone au milieu du 20eme siècle. Il joue pleinement sa partition en cochant d'emblée plusieurs cases : docteur d'Etat en médecine de l'Université de Montpellier, premier Sénégalais interne des hôpitaux en France et membre fondateur de la Fédération des Etudiants d'Afrique noire en France (FEANF). Rentré au pays à la veille des indépendances, il ne peut se dérober aux défis de la construction nationale. L'engagement politique lui fait assumer d'importantes responsabilités : ministre de l'Education nationale et de la Culture, puis ministre de l'Energie et de l'Hydraulique, député et président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, maire de Podor et président de l'Association des maires et des présidents de conseils municipaux du Sénégal. Ibra Mamadou Wane a, parallèlement à cette activité publique exigeante, pu passionnément exercer son métier de médecin et même transmettre cette flamme à des cadets en enseignant à l'Université de Dakar. Cet ouvrage est certes avant tout l'hommage du neveu à un oncle fascinant aussi bien par son envergure que par sa sobriété, mais il est bien plus qu'un témoignage car, en retraçant l'itinéraire du Dr Ibra Mamadou Wane, l'auteur restitue un pan important de l'histoire politique et culturelle contemporaine du Sénégal.
Nombre de pages
212
Date de parution
10/10/2024
Poids
324g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336486918
Titre
Dr Ibra Mamadou Wane. Les secrets d’un serviteur
Auteur
Wane Ibrahima
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
324
Date de parution
20241010
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
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Le colloque de la 11e édition du Festival national des Arts et Cultures (FESNAC) a eu lieu les 23 et 24 janvier 2023 à Kaffrine autour du triptyque " Patrimoine, créativité et entrepreneuriat s. Ce sujet a donné aux professionnels l'occasion de se pencher sur les moyens de faire de l'héritage culturel et de la créativité artistique des piliers de l'économie locale et du développement humain durable. Ils ont amplement discuté de stratégies innovantes de réappropriation de la tradition, les savoirs et les valeurs des terroirs étant des sources fécondes utiles aussi bien au renouvellement de la création artistique qu'à la conception d'un entrepreneuriat solidaire. L'édition suivante, tenue les 10 et 11 janvier 2024 à Djilor Djidiack, a porté sur le thème " Les politiques culturelles au Sénégal : acquis et défis ". Les participants au colloque ont passé en revue les contours de l'intervention de l'Etat du Sénégal de l'indépendance à nos jours. Ils sont revenus sur les modèles et les pratiques de gestion qui ont été expérimentés par les différents régimes politiques qui se sont succédé de 1960 à 2024. Cet ouvrage présente une sélection de quelques communications délivrées au cours de ces deux colloques à laquelle s'ajoutent des contributions spéciales de figures fécondes du monde culturel dont les lumières élargissent le débat. La pluralité des regards et des touches réunis fait de ces actes un document où se croisent repères historiques, retours d'expériences, bilans critiques et pistes prospectives qui tracent les linéaments d'une politique culturelle novatrice.
Wane Ibrahima ; Mbaye Saliou ; Kane Abdoulaye Elim
Il fallait revenir sur ce remarquable 1er Festival mondial des Arts nègres organisé en 1966 à Dakar par le Président Senghor, dans le sillage des indépendances africaines. Cinquante ans après, cet ouvrage porte la double marque du devoir de mémoire et du souci d'inventaire, « Mémoire et actualité » : exercice lucide d'appropriation de cet héritage et d'appréciation exigeante de ses effets sur le présent. Quels sont les acquis de cet événement majeur ? Comment tracer des perspectives nouvelles pour permettre à l'Afrique de prendre son destin en main dans un monde plus fraternel et plus solidaire ...
Les Rencontres cinématographiques internationales de Dakar (RECIDAK) conservent leur originalité en s'ouvrant à toutes les cinématographies du monde et en proposant des cadres de réflexions structurantes sur des sujets en adéquation à la fois avec les politiques et stratégies de développement du secteur, et avec la substance de la création cinématographique. Le colloque de cette édition consacrée au thème " Cinéma et développement " a permis de poser un regard autoréflexif et de dresser un tableau panoramique mettant en lumière les relations entre le cinéma et les autres arts d'une part, et entre la culture et les autres secteurs sociaux, d'autre part. Il a été un espace de rencontre et de dialogue entre créateurs, producteurs, exploitants, diffuseurs, décideurs, bailleurs de fonds, chercheurs, où la part qui sied a été donnée à chacune des deux dimensions du cinéma (art et industrie). Ont été abordées aussi bien les questions liées à la création que celles relatives à l'impact économique et socio-culturel. Les participants, venus de quinze pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, se sont livrés à un partage d'expériences et à une confrontation de perspectives.
Dans un contexte d'incertitudes, engendrées par la propagation du coronavirus sur l'intégralité du globe terrestre, la section sénégalaise de la Communauté Africaine de Culture avait au moins cette certitude : c'est au moment même de l'épreuve virale que se prépare le jour d'après. De son appel à textes ont résulté des échos qui ont traversé aires géographiques, catégories d'âge et profils professionnels, rendant, du coup, audibles les voix de plusieurs "résilients" résolus à faire des mots leur refuge, leur exutoire ou leur outil. Genres littéraires, styles et tons se croisent dans cette moisson pour conter la manière dont des espaces ont été désertés, reconfigurés ou retrouvés, et dire comment le temps a été habité au cours de cette longue saison.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...