
Cendrillon
Walter Benjamin a très justement remarqué que les contes de Robert Walser commencent là où d'ordinaire les contes s'arrêtent. C'est exactement le sentiment qu'a le lecteur de Cendrillon depuis sa parution en 1901. Les personnages de ce tout jeune poète sont "entièrement poésie" ; ils sont accordés pour la parole et la langue, pour la mesure et le plaisir du rythme. Une nouvelle traduction en français de Cendrillon était toutefois nécessaire, à la fois pour les lecteurs et les gens de théâtre. En effet, le rythme, dansant et totalement libre, fait d'assonances, de jeux polysémiques et de ruptures subtiles, nécessite une grande souplesse. Anne Longuet Marx a donc choisi le vers libre et non la métrique de l'octosyllabe afin d'éviter une préciosité aux antipodes de l'esprit walsérien.
| Nombre de pages | 58 |
|---|---|
| Date de parution | 23/11/2006 |
| Poids | 59g |
| Largeur | 105mm |
| EAN | 9782881825736 |
|---|---|
| Titre | Cendrillon |
| Auteur | Walser Robert ; Longuet Marx Anne ; Graf Marion |
| Editeur | ZOE |
| Largeur | 105 |
| Poids | 59 |
| Date de parution | 20061123 |
| Nombre de pages | 58,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les enfants Tanner
Walser Robert«De tous les endroits où j'ai été, poursuivit le jeune homme, je suis parti très vite, parce que je n'ai pas eu envie de croupir à mon âge dans une étroite et stupide vie de bureau, même si les bureaux en question étaient de l'avis de tout le monde ce qu'il y avait de plus relevé dans le genre, des bureaux de banque par exemple. Cela dit, on ne m'a jamais chassé de nulle part, c'est toujours moi qui suis parti, par pur plaisir de partir, en quittant des emplois et des postes où l'on pouvait faire carrière, et le diable sait quoi, mais qui m'auraient tué si j'étais resté. Partout où je suis passé, on a toujours regretté mon départ, blâmé ma décision, on m'a aussi prédit un sombre avenir, mais toujours on a eu le geste de me souhaiter bonne chance pour le reste de ma carrière.»EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

La promenade : Der Spaziergang
Walser RobertExact contemporain de Kafka, qui l'appréciait beaucoup, Robert Walser n'a pas connu l'immense succès, même posthume, du grand maître praguois. Cette douce folie, peut-être, ou cette lassitude d'un artiste désarmé, qui lui fit préférer plus de 25 ans durant les murs de l'asile et le silence aux trop durs combats du quotidien, a plongé dans l'oubli une oeuvre dont l'humour ne se laisse pas facilement pénétrer par le lecteur non germanophone. Un humour ou plutôt une sorte de sourire permanent qui vient illuminer cette prose fluide, à la fois mélodieuse et tramée de silences. Une écriture transparente, d'une modernité absolue : nous sommes dans un monde du tout et du rien, où le désespoir affleure sans jamais peser, comme émergeant d'une brume lumineuse. Alors, avec son air de ne pas y toucher, son apparente gaucherie de poète naïf, Walser nous entraîne, insensiblement, vers un au-delà dont il transgresse paisiblement les ultimes frontières.Sur commandeCOMMANDER13,30 € -

Institut Benjamenta
Walser RobertNous apprenons très peu ici, on manque de personnel enseignant, et nous autres, garçons de l'Institut Benjamenta, nous n'arriverons à rien, c'est-à-dire que nous serons plus tard des gens très humbles et subalternes." Dès la première phrase, le ton est donné. Jacob von Gunten a quitté sa famille pour entrer de son plein gré dans ce pensionnat où l'on n'apprend qu'une chose : obéir sans discuter. C'est une discipline du corps et de l'âme qui lui procure de curieux plaisirs : être réduit à zéro tout en enfreignant le sacro-saint règlement. Jacob décrit ses condisciples, sort en ville, observe le directeur autoritaire, brutal, et sa soeur Lise, la douceur même, Tout ce qu'il voit nourrit ses réflexions et ses rêveries, tandis que l'Institut Benjamenta perd lentement les qualités qui faisaient son renom et s'achemine vers le drame. "L'expérience réelle et la fantasmagorie sont ici dans un rapport poétique qui fait invinciblement penser à Kafka, dont on peut dire qu'il n'eût pas été tout à fait lui-même si Walser ne l'eût précédé", écrit Marthe Robert dans sa très belle préface où elle range l'écrivain, à juste titre, parmi les plus grands.EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

Le brigand
Walser RobertRetrouvé dans les manuscrits difficilement déchiffrables (les "microgrammes") laissés par l'auteur, ce "roman" écrit en quelques semaines pendant l'été 1925 résume tout l'art et toute la personnalité de Walser. Le "brigand" qui en est le héros n'est autre que l'auteur lui-même, ce marginal inoffensif sévèrement jugé par la société, et qu'un narrateur faussement naïf tente de voir de l'extérieur. Les amateurs de ses autres romans (Le commis, Les enfants Tanner, L'Institut Benjamenta), comme ceux de La promenade ou de La rose, adoreront ce roman qui refuse d'en être un, et qui est sans doute la plus belle réussite de Robert Walser.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,10 €
Du même éditeur
-

La Femme de Gilles
Bourdouxhe Madeleine ; Simon Geneviève« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève SimonEN STOCKCOMMANDER8,50 € -

Ilaria. Ou la conquête de la désobéissance
Zalapì GabriellaCe texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Le cantonnement
Kamfer Ronelda S. ; Lory Georges ; Krog AntjieRésumé : Enfant, Nadia vit chez sa grand-mère Sylvia, sur le domaine agricole de Groenplaas, en Afrique du Sud. Fils de pêcheur, son cousin Xavie grandit à Santekraam, un village côtier. Dans les années 1990, les deux adolescents se retrouvent dans un ghetto en périphérie du Cap. Quand Sylvia, "reine mère du mensonge", laisse tomber la vérité comme un vase de porcelaine, le silencieux Xavie et Nadia, "la personne la plus fâchée de toute la terre", prennent tour à tour la parole pour épousseter les morceaux et tenter de reconstituer l'histoire familiale, sa violence et ses secrets. Mêlant poésie, brutalité et humour noir, ce roman porte des voix que l'on n'entend jamais : celles d'une communauté métisse doublement marginalisée, exclue de la culture noire comme de la classe blanche privilégiée. C'est aussi le cri d'une génération, née au début des années 1980 et révoltée au sein de cette "nouvelle Afrique du Sud" où les traces de l'ancienne sont partout à vif.EN STOCKCOMMANDER21,50 € -

Le nord à contre-jour
Seigne AudeUne famille recomposée vit ses premières vacances, une dizaine de jours au Danemark. Ce voyage est en enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu'elle-même donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les siens. Tout en évoquant ses propres parents divorcés, la narratrice scrute d'un oeil aigu la frénésie joyeuse et envahissante de la petite, le silence mystérieux du garçon, les remarques de l'ado qui trouve ce couple d'adultes "kitsch" . Elle observe avec une honnêteté magnifique les jalousies ou les prises de pouvoir qui se tissent autour des tendresses ou des admirations réciproques. L'équilibrisme nécessaire aux repas, les visites de villes sous des trombes d'eau ou la lumière photogénique d'un printemps pluvieux sont autant d'occasions de mieux saisir ce qui se joue dans ces relations reconfigurées.EN STOCKCOMMANDER18,00 €
