Résumé : Japon, juillet 1954. Eiji Tsuburaya, directeur des effets spéciaux de la Toho Films, est censé, en seulement deux mois, donner une apparence à Gojira, roi des Monstres. Débordé, il n'a de temps ni pour Massano, sa femme, ni pour Akira et Hajime, ses deux enfants. Il n'a pas même de temps pour se souvenir de sa fille, Miyako, morte quand elle avait deux ans, ou de son père, décédé 21 ans plus tôt dans le terrible tremblement de terre de Kanto. Sa vie se limite à créer un monstre. Le Maître des miniatures ne fait pas le récit d'une relation amoureuse difficile. Le Maître des miniatures ne documente pas précisément la création d'un des êtres les plus populaires de l'histoire du cinéma. Le Maître des miniatures ne nous explique pas comment Gojira est devenu Godzilla. Le Maître des miniatures n'est pas un roman sur le nucléaire. Le Maître des miniatures n'est pas un des livres les plus subtils qui ait été écrit sur la relation père-fils. Le Maître des miniatures n'est pas l'histoire d'une obsession. Le Maître des miniatures ne se laisse réduire ni à un sujet ni à une forme. En enchevêtrant la "grande Histoire" et l'intime, en mêlant à la rigueur du document les possibilités de la littérature, Jim Shepard nous bouleverse. Que faire de ce qui nous effraie ? Que faire de ce dont on se souvient ? Que faire de nos morts ? Comment aimer ? Comment être père ? Comment ne pas faire mal, à l'autre comme à soi-même ? S'il est certes impossible de trouver réponse à ces questions, Jim Shepard nous montre, avec subtilité et simplicité, que vivre avec elles ne se peut qu'en les abordant l'une avec l'autre.
Résumé : Varsovie, 1942. Aron, huit ans, tente de survivre dans l'enfer du ghetto en faisant de la contrebande avec ses amis. Cela ne suffit pas à sauver sa famille, rapidement emportée par les rafles et le typhus. Alors qu'il perd espoir, le généreux docteur Janusz Korczak l'accueille à l'orphelinat. Cette protection inespérée lui suffira-t-elle pour échapper à une répression de plus en plus féroce ? Né en 1956, auteur de Project X (2004), Jim Shepard a été notamment finaliste du National Book Award en 2007. Le Livre d'Aron a connu un grand succès public et critique aux Etats-Unis. " Un chef-d'?uvre émouvant. " The Guardian " Un héroïsme moral que vous n'oublierez jamais. " The Washington Post Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Madeleine Nasalik
Résumé : Aron est un garçon juif turbulent de 9 ans. Les jeux et les rêveries rythment son quotidien. Mais quand sa famille et lui sont confinés dans le ghetto de Varsovie par les Nazis, l'enfance est finie. Aron et sa bande d'amis doivent voler et échapper à la police pour tenter de survivre. Dans ce monde d'horreur auquel il refuse de se plier, Aron fera l'apprentissage de l'amitié, de la perte et de la trahison, jusqu'à rencontrer le célèbre docteur Janusz Korczak, directeur de l'orphelinat du ghetto, prêt à tout pour le sauver. Par la voix innocente et sans pathos d'un enfant confronté à la tragédie de l'Histoire, Jim Shepard signe un roman inoubliable, surprenant comme la rencontre improbable d'Howard Buten et d'Aharon Appelfeld.
Dans Amour et Hydrogène, Jim Shepard nous offre un recueil de nouvelles où la précision documentaire se mêle à une empathie profonde pour des destins fragiles, marginaux et héroïques : l'amour clandestin de deux hommes au coeur d'une époque qui les rejette, Lynn rongée par la culpabilité de sa vie de privilégiée ou encore Claudia qui subit les violences de l'homme que tout le monde acclame... Shepard nous fait tourbillonner dans une Amérique à bout de souffle, au paroxysme de son excès et de sa violence. Chaque récit nous plonge dans des mondes aussi divers qu'un champ de bataille, une expédition sous-marine ou une banlieue américaine. Portée par une écriture décalée, fantasque et pleine d'humour, Jim Shepard fait de ses nouvelles un laboratoire d'émotions offert à ses lecteurs. Amour et Hydrogène impose son auteur comme un cartographe des relations humaines, capable d'embrasser la complexité du monde, le tout dans un format court, mais vertigineux.
Ce texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.
« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon
Un automne du début des années 80, Teresa, dix-huit ans, quitte son village dans les montagnes de Lombardie pour entrer au service d'une famille italienne établie à Zurich. Maria est archéologue, Bruno est psychiatre, ils se dédient à leur travail et accordent peu de temps à leurs deux garçons. Au fil des mois, alors que Teresa découvre la ville et apprend une nouvelle langue, elle s'interroge : qui est Esther, la fille que Maria a eue d'un premier mariage ? D'où vient ce malaise dès qu'il est question d'elle ? Et pourquoi l'humeur des deux petits change-t-elle parfois du tout au tout ? Maniant un style à la simplicité trompeuse, Anna Ruchat maîtrise l'art de créer la tension en faisant vaciller les perspectives. A travers cette exploration subtile des liens familiaux et du rapport aux absents, elle porte aussi un regard sur les lâchetés qui gangrènent un certain monde bourgeois, intellectuel et libéré.
Lorsque Elizabeth Gilbert rencontre Rayya Elias, à New York, au début des années 2000, elle est immédiatement frappée par la verve de cette femme affranchie qui devient sa con dente et amie. Mais en 2016, lorsque Rayya apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable, leur amour s'impose comme une évidence. Toutefois, la relation - certes, magnifique et passionnée - est loin d'être un conte de fées, et fait ressortir des comportements toxiques qui mettent leur couple à rude épreuve. Après la mort de Rayya en 2018, Gilbert, bouleversée, doit surmonter ce deuil et reconstruire sa vie. Avec Jusqu'à la rivière, Elizabeth Gilbert nous rappelle qu'entre l'amour et la mort, le chagrin et l'espoir, il existe un chemin sinueux vers la lumière.
Comment choisir sa voie quand on est à l’aube de l’âge adulte, en Amérique ? Dan et Tamma, inséparables depuis l’enfance, ont grandi dans des milieux socio-culturels différents et éprouvent pourtant tous les deux de grandes difficultés à accomplir leurs rêves, malgré une motivation sans bornes.C’est le revers de la médaille du « self-made man » américain, quand les jeunes doivent choisir entre payer leurs études ou les soins de santé de leurs proches.Et pourtant, cette indéfectible amitié m’a collé le sourire tout du long.