
Un homme aimant
Marienbad, été 1823 Goethe, soixante-treize ans, s'éprend de la jeune Ulrike von Levetzow, dix-neuf ans. "Mon amour ignore que j'ai dépassé les soixante-dix ans. Je l'ignore aussi." Mais Martin Walser, lui, ne se berce pas d'illusions. Les stigmates du temps sont des compagnons de route. Ils le côtoient. Ils traversent son oeuvre. Il en est le cartographe. Quant aux couleurs des sentiments, elles sont des traces d'arrangements d'ombre et de lumière, des sites d'accommodement, si ce n'est de compromission, et où Walser, l'archéologue, se plaît à venir fouiller, cela jusqu'au tréfonds, les labyrinthes intérieurs de ses contemporains et de ses personnages romanesques. Alors, à l'ombre de Lotte et de Werther, il fait escale à Marienbad, plante sa scène, relève les marques du temps, en sonde les interstices, y précipite son protagoniste, le laisse sillonner, et l'escorte jusqu au point de rupture, là où l'écriture tend la main et retient, se retient, de sombrer dans la misère, et fait ainsi jouer Goethe, joue à Goethe et se joue aussi bien de Goethe que de lui-même. Un Homme aimant raconte l'histoire de la passion de Goethe pour Ulrike, une passion déjouée, impossible, qui amène le poète, sur le chemin de son retour à Weimar, en cet été de 1823, et afin de rendre présente l'absente, à écrire l'un des poèmes les plus émouvants et bouleversants, l'Elégie de Marienbad.
| Nombre de pages | 293 |
|---|---|
| Date de parution | 15/01/2026 |
| Poids | 400g |
| Largeur | 148mm |
| EAN | 9782959344619 |
|---|---|
| Auteur | Walser Martin ; Aubert-Affholder Juliette |
| Editeur | AUTRES LIEUX |
| Largeur | 148 |
| Date de parution | 20260115 |
| Nombre de pages | 293,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La guerre de Fink
Walser MartinRésumé : Stefan Fink est un héros de roman hors du commun. Fonctionnaire zélé, il occupe depuis dix-huit ans le même poste dans un ministère. Or son parti perd les élections. Le voilà injustement rétrogradé. Fink se lance alors dans une guerre sans merci pour sa réintégration. Mais il s'attaque aussi à une part de lui-même : Stefan Fink pour lui livrer un combat intérieur à l'issue incertaine... Avec un humour décapant et une précision impitoyable, La Guerre de Fink nous enseigne qu'on ne saurait être vainqueur que de soi-même.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER30,40 € -

LA LICORNE
Walser MartinCurieux Wilhelm Meister que le héros de ce roman, Anselme Christlein, curieux " apprentissage " que celui de ce quadragénaire, qui fut d'abord homme d'affaires, puis rédacteur publicitaire, puis conférencier, " représentant en convictions ", et qui enfin écrivit un livre. A la suite de quoi, c'est ici que tout commence- une femme éditeur s'avise de lui commander un nouvel ouvrage. Un ouvrage sur l'amour. La dame ne veut rien d'imaginaire, mais " toute la vérité ". Elle verse à son écrivain des mensualités, et bientôt elle ne se satisfait même plus de l'évocation du passé amoureux de celui qu'elle pensionne. Il lui faut de l'actuel, du présent. Au besoin elle contribuera elle-même à l'enrichissement de ce roman " vécu ". Et voici l'auteur et héros provoqué, par nécessité professionnelle, à la quête, aux aventures, aux performances, aux corvées amoureuses. Quête amère, cynique et que l'on dirait désespérante si la constante résistance de l'humour ne préservait le narrateur de se prendre au tragique. Tant de femmes allant et venant, tant de gestes et de mots " d'amour " s'accumulant conduisent peu à peu le lecteur au bout d'une nuit misogyne, quand survient la merveilleuse apparition d'Orli fin du jeu sans conviction. Ce grand roman baroque, roman social, critique de toute une société, et en particulier satyre des mœurs d'une intelligentsia plus qu'à demi " entretenue ", est aussi une prouesse de langue et de style " joycien " qui en rendait la transcription en français particulièrement difficile.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

Fiction
Walser MartinRésumé : La démarche qui ne faisait que s'ébaucher dans les précédents romans de Martin Walser se confirme dans ce roman. Un homme marche à travers Munich, il lui arrive des choses, premier degré de la fiction. Mais à mesure que l'histoire tente de se raconter, elle s'interrompt, prend d'autres directions, devient autre. C'est que - second degré de la fiction - ce qui lui arrive même est fiction. Chaque phrase ouvre ici la possibilité d'une nouvelle fiction.ÉPUISÉVOIR PRODUIT4,80 € -

Je ne sens pas bon
Walser MartinUn écrivain non conformiste peut-il éviter de sombrer dans la schizophrénie dans un monde capitaliste ? Dans ce roman écrit sous la forme d'une confession, un écrivain, entraîné dès son plus jeune âge à la compétition, à la réussite, découvre un jour qu'il ne peut plus travailler. Ses amis sont atteints du même mal que lui. Peu à peu son état empire, les crises de délire alternent avec la prostration. Il trouvera le chemin de la guérison par les autres, par la fréquentation d'un groupe de militants communistes qui ne donnent d'importance à leur propre existence qu'en tant que membres d'une communauté prise dans le temps de l'histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,05 €
Du même éditeur
-

La navigatrice en solitaire
Wolter Christine ; Coquel JustineAlmut, mère célibataire et chercheuse en études littéraires, reprend à son père, architecte renommé en RDA, un voilier, un dragon. "Je ne voulais pas posséder le bateau, je refusais seulement de le laisser partir". Cependant, le dragon ne se dévoile pas. Pas tout de suite. Il est élégant, il séduit. Mais il dévore, il ruine, il éprouve. Dans ce face-à-face, le dragon n'est plus seulement ce voilier à admirer et à mépriser, à restaurer et à manoeuvrer. Il se fait aussi le miroir du quotidien de la narratrice, de son rapport au père, au passé, aux hommes, aux choses, au pays natal et, au rebours d'un narratif idéologique, des rapports asymétriques qui traversent la société de la RDA. Chaque geste d'Almut se mue alors en acte d'émancipation et de libération déployé non pas du haut des tribunes ou à l'occasion de discussions mondaines, mais au ras du sol, ou plutôt au ras du vent, au ras des vagues, au ras d'une rive. Au fil d'un lâcher-prise. La narratrice, dans un Milan pluvieux qui vient remuer le désiré mal du pays, déplie devant nous des souvenirs, ces bouts de tissu d'une vie, sans larmoiements, sans justification. L'écriture flottante et ondoyante de Christine Wolter vague bien au-delà du moment RDA, fait écho à notre actualité et se révèle être toujours notre contemporaine. A sa parution, La Navigatrice en solitaire hasarde "un signe, mais comme nous ne savons plus interpréter les signes, comme nous avons perdu et ne savons plus faire beaucoup de choses, contentons-nous de l'avoir vu, au moins vu".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

RACONTE MOI DEUX CONTES EN VERT
BONNOT ANGLERANDPetit Elfe et les truands. Quand un être étrange et surnaturel sort la nuit, il risque de faire beaucoup de rencontres: des bonnes et des mauvaises, bien sûr. Mais il peut aussi apprendre la vie avec ses plaisirs et ses dangers... La pierre rousse.. Cette pierre aventureuse va parcourir le monde et voir des paysages extraordinaires. Mais surtout, à la fin, elle va découvrir la douceur du retour au pays de son enfance. Et c'est son plus beau voyage...ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

MON JARDIN SECRET EST UNE VRAIE JUNGLE
BONNOT MAURELHistoire "Petit Pouce et La Mygale": Comment survivre quand on est si différent, si loin de son pays natal, et que tout le monde vous pourchasse? Eh bien, parfois, on rencontre quelqu'un qui ne vous ressemble pas, ne vous comprend pas tout à fait, mais qui accepte de vous aider... Histoire "Le Loup de Clapeto et le Canard des Clausis": C'est l'histoire de la rencontre incroyable de trois êtres qui auraient dû se dévorer entre eux; mais le loup ne mange que des bananes, le canard ne veut pas être mangé, et l'homme noir, oublié dans la montagne, ne veut du mal à personne. Alors, qu'adviendra-t-il de notre trio insolite?ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

Marseille ville morte / La peste de 1720
Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat FerréLe samedi 25 mai 1720, après dix mois et trois jours d'absence, arrive au large de Marseille le Grand Saint-Antoine. A son bord, des hommes, du textile et... la peste. En acceptant de laisser amarrer ce vaisseau, Marseille ne soupçonnait alors pas qu'elle causait sa perte, et qu'elle allait ainsi se délester de près de 50 000 de ses habitants. Cette étude menée tambour battant par d'éminents historiens spécialisés dans l'histoire de la cité phocéenne, décrit minutieusement une catastrophe humaine, ses causes et ses conséquences dans la mémoire collective, et fait la part belle aux nombreuses idées reçues que les siècles ont traîné avec eux. Ainsi apprend-on que toutes les couches sociales, sans distinction aucune, ont été touchées, ou encore que la maladie n'a pas véritablement provoqué de famine, mais plutôt un manque de ressources humaines considérables ayant rendu difficiles les relations de commerce. Ce tragique et apocalyptique épisode de notre histoire fut tellement incroyable dans ses différents degrés d'horreur, que l'on a l'impression, avec Marseille ville morte, d'être plongé dans une fiction digne des plus grands scénarios de films catastrophe. Cet ouvrage nous rappelle également que l'homme doit faire preuve d'humilité face aux lois de la nature; cela, nous le saisissons au quotidien: le tsunami survenu en Indonésie est toujours présent dans les esprits, et plus récemment encore le tremblement de terre en Chine ayant causé la mort de dizaines de milliers de personnes.Sur commandeCOMMANDER20,00 €
