Curieux Wilhelm Meister que le héros de ce roman, Anselme Christlein, curieux " apprentissage " que celui de ce quadragénaire, qui fut d'abord homme d'affaires, puis rédacteur publicitaire, puis conférencier, " représentant en convictions ", et qui enfin écrivit un livre. A la suite de quoi, c'est ici que tout commence- une femme éditeur s'avise de lui commander un nouvel ouvrage. Un ouvrage sur l'amour. La dame ne veut rien d'imaginaire, mais " toute la vérité ". Elle verse à son écrivain des mensualités, et bientôt elle ne se satisfait même plus de l'évocation du passé amoureux de celui qu'elle pensionne. Il lui faut de l'actuel, du présent. Au besoin elle contribuera elle-même à l'enrichissement de ce roman " vécu ". Et voici l'auteur et héros provoqué, par nécessité professionnelle, à la quête, aux aventures, aux performances, aux corvées amoureuses. Quête amère, cynique et que l'on dirait désespérante si la constante résistance de l'humour ne préservait le narrateur de se prendre au tragique. Tant de femmes allant et venant, tant de gestes et de mots " d'amour " s'accumulant conduisent peu à peu le lecteur au bout d'une nuit misogyne, quand survient la merveilleuse apparition d'Orli fin du jeu sans conviction. Ce grand roman baroque, roman social, critique de toute une société, et en particulier satyre des mœurs d'une intelligentsia plus qu'à demi " entretenue ", est aussi une prouesse de langue et de style " joycien " qui en rendait la transcription en français particulièrement difficile.
Nombre de pages
384
Date de parution
27/08/1969
Poids
400g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070274246
Titre
LA LICORNE
Auteur
Walser Martin
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
400
Date de parution
19690827
Nombre de pages
384,00 €
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Résumé : Stefan Fink est un héros de roman hors du commun. Fonctionnaire zélé, il occupe depuis dix-huit ans le même poste dans un ministère. Or son parti perd les élections. Le voilà injustement rétrogradé. Fink se lance alors dans une guerre sans merci pour sa réintégration. Mais il s'attaque aussi à une part de lui-même : Stefan Fink pour lui livrer un combat intérieur à l'issue incertaine... Avec un humour décapant et une précision impitoyable, La Guerre de Fink nous enseigne qu'on ne saurait être vainqueur que de soi-même.
Résumé : La démarche qui ne faisait que s'ébaucher dans les précédents romans de Martin Walser se confirme dans ce roman. Un homme marche à travers Munich, il lui arrive des choses, premier degré de la fiction. Mais à mesure que l'histoire tente de se raconter, elle s'interrompt, prend d'autres directions, devient autre. C'est que - second degré de la fiction - ce qui lui arrive même est fiction. Chaque phrase ouvre ici la possibilité d'une nouvelle fiction.
Un écrivain non conformiste peut-il éviter de sombrer dans la schizophrénie dans un monde capitaliste ? Dans ce roman écrit sous la forme d'une confession, un écrivain, entraîné dès son plus jeune âge à la compétition, à la réussite, découvre un jour qu'il ne peut plus travailler. Ses amis sont atteints du même mal que lui. Peu à peu son état empire, les crises de délire alternent avec la prostration. Il trouvera le chemin de la guérison par les autres, par la fréquentation d'un groupe de militants communistes qui ne donnent d'importance à leur propre existence qu'en tant que membres d'une communauté prise dans le temps de l'histoire.
Si en d'autres écrits et en d'autres pièces Martin Walser met en évidence le grotesque dont s'accompagnait la tyrannie nazie, l'interrogation vécue par le héros du Cygne Noir est tragique. Moderne Hamlet, le fils se demande comment il se serait comporté s'il s'était trouvé dans la situation de son père. Aurait-il accepté ou refusé le crime ? Pouvait-on choisir d'ailleurs, ou chacun était-il imperceptiblement pris dans un engrenage où la volonté humaine n'avait point de part ?
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.