Rarement fiction sur l'Afrique aura aussi bien parlé de l'Europe. Et pour cause : dans Aux Etats-Unis d'Afrique, Abdourahman A. Waberi fait du continent noir le centre économique et intellectuel du monde, tandis que les damnés de la terre se concentrent dans une Euramérique miséreuse ; partant, il tend un miroir à l'Occident - celui du monde réel. Réversibilité de l'Histoire : dans le roman, l'Afrique est une fédération d'Etats dont le coeur bat à Asmara - Erythrée - la capitale fédérale, un continent de cocagne à la prospérité insolente avec ses centres d'affaires aux sols de marbre, ses mégalopoles modernes et leurs McDiop à chaque coin de rue, ses artistes en vue et ses scientifiques de renommée mondiale. Un continent indifférent au sort des millions de réfugiés qui se pressent à ses frontières depuis les favelas de Zurich, Milan ou Chicago, les quatre coins de cette Euramérique ravagée par les guerres ethniques et les maladies endémiques, et qui ne survit que grâce à l'aide humanitaire africaine... Et puis, fil conducteur du roman, il y a Maya, née dans un bidonville de la banlieue de Rouen et adoptée par une riche famille érythréenne, qui part en quête de ses origines... Entre politique-fiction et conte voltairien, Aux Etats-Unis d'Afrique illustre de manière éclatante, malicieuse, grave, l'injustice ordinaire à l'échelle du monde. " C'est un roman puissant, courageux, inventif que ce Aux Etats-Unis d'Afrique porté par une langue qui ne craint pas les images, le lyrisme et l'ironie. " Thierry Guichard, Le Matricule des Anges
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Nombre de pages
175
Date de parution
13/06/2024
Poids
144g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9791038702806
Titre
Aux Etats-Unis d'Afrique
Auteur
Waberi Abdourahman A.
Editeur
ZULMA
Largeur
115
Poids
144
Date de parution
20240613
Nombre de pages
175,00 €
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Résumé : "Ma mère voulait un bel enfant, vigoureux et sain. Papa la Tige voulait un garçon formidable pour ouvrir le bal de la lignée. Je n'ai assouvi ni le désir de l'un, ni le voeu de l'autre. J'étais une énigme". Un matin, sur le chemin de l'école, une petite fille interroge son père : "Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? " Ce dernier lui raconte alors ce qui est arrivé à sa jambe, à Djibouti, pendant son enfance. De ce pays de lumière et de poussière, Abdourahman Waberi se souvient du désert, de la mer Rouge, de sa solitude immense et des figures qui l'ont marqué à jamais. Il raconte le drame qui a bouleversé son destin et lui a enseigné le prix de la vie, faisant de lui un homme qui danse toujours.
La Fédération des Etats-Unis d'Afrique prospère avec ses centres d'affaires, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés, pauvres rebus de l'humanité qui se pressent à ses frontières. Les sans-terre, les sans-pain, les sans-espoir fuient la désolée et sanglante Euramérique et viennent s'échouer sur les plages d'Alger ou de Djerba. Le chemin qui mène vers cette terre promise africaine, Maya l'a déjà empruntée, il y a bien longtemps. Enfant, elle a été arrachée à la misère et à la faim par un homme providentiel, Docteur Papa, alors en mission humanitaire en Normandie. Il l'adopte et l'emmène à Asmara en Erythrée. Mais même dans ce pays de cocagne, la mort et le malheur peuvent s'abattre. Maya doit partir, revenir, retrouver l'Europe et ses maux, se rapprocher des siens. Elle entame un long et douloureux périple loin de la douceur des côtes africaines, vers les terres sombres et désolées qui l'ont vu naître.
Un matin, sur le chemin de l'école maternelle, à Paris, une petite fille interroge son père : "Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? " . La question est innocente et grave. Pourquoi son père boite-t-il, pourquoi ne fait-il pas de vélo, de trottinette... ? Le père ne peut pas se dérober. Il faut raconter ce qui est arrivé à sa jambe, réveiller les souvenirs, retourner à Djibouti, au quartier du Château d'eau, au pays de l'enfance. Dans ce pays de lumière et de poussière, où la maladie, les fièvres d'abord puis cette jambe qui ne voulait plus tenir, l'ont rendu différent, unique. Il était le "gringalet" et "l'avorton" mais aussi le meilleur élève de l'école, le préféré de Madame Annick, son institutrice venue de France, un lecteur insatiable, le roi des dissertations. Abdourahman Waberi se souvient du désert mouvant de Djibouti, de la mer Rouge, de la plage de la Siesta, des maisons en tôles d'aluminium de son quartier, de sa solitude immense et des figures qui l'ont marqué à jamais : Papa-la-Tige qui vendait des bibelots aux touristes, sa mère Zahra, tremblante, dure, silencieuse, sa grand-mère surnommée Cochise en hommage au chef indien parce qu'elle régnait sur la famille, la bonne Ladane, dont il était amoureux en secret. Il raconte le drame, ce moment qui a tout bouleversé, le combat qu'il a engagé ensuite et qui a fait de lui un homme qui sait le prix de la poésie, du silence, de la liberté, un homme qui danse toujours.
Djibril a quitté Djibouti depuis de longues années. A Montréal, il est devenu un homme neuf: le pays de son enfance n'est plus pour lui qu'une terre étrangère, poussiéreuse, un terrain vague. Employé par une agence de renseignement, il doit pourtant y retourner pour une mission de quelques jours. Djibouti est devenu un enjeu géostratégique majeur: la France, les Etats-Unis, Dubaï, les islamistes se disputent ce morceau de basalte. Djibril n'a que faire de leurs querelles mais il se sent trahi par ce pays né, comme lui, un 17 juin 1977, jour de l'Indépendance. Les plaies s'ouvrent, les fantômes des siens viennent le hanter, son enquête piétine. Chaque jour, il se laisse entraîner sur les chemins dangereux de la mémoire. De sa prison cachée sur les îlots du Diable, au large de Djibouti, Djamal, le frère jumeau de Djibril, né quelques minutes après lui, a appris le retour de son aîné prodigue: il le suit en pensée où qu'il aille, l'interpelle, ne le laisse pas en paix. On ne revient pas impunément sur les traces de son passé.Un très beau roman où il est question du temps, de l'exil et de la figure mythique de l'écrivain Walter Benjamin qui hante l'imaginaire de ces deux frères perdus. Abdourahman A. Waberi compose un récit sensible, haletant et poétique et nous fait traverser de part en part ce pays de sables, d'îlots et de passages.
Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. A son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur. Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin.
Court entretien d’une richesse folle, Il faut une révolution politique, poétique et philosophique questionne la vision d’Aurélien Barrau sur la situation catastrophique du monde et propose une prise de conscience nécessaire pour espérer bâtir un avenir. Dense, passionnant et d’une grande intelligence, ce court texte invite à de nombreuses réflexions ainsi qu’à repenser complètement notre manière de vivre. Une leçon de sagesse à mettre entre toutes les mains.
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