Wa Thiong'o ngugi ; Orban Jean-Pierre ; Carré Nath
PROJECT ILES
18,00 €
Prévente
Sortie prévue le 5 novembre 2026
EAN :9782493036780
Fais de ton mieux ", dit la mère à l'enfant. Se remémorant le petit garçon qu'il a été, l'immense écrivain Ngugi wa Thiong'o raconte comment, de son enfance à son adolescence, l'Histoire pénètre dans la cour familiale au Kenya, le transforme duralement. La Seconde Guerre mondiale traverse sa vie, son pays se soulève contre le pouvoir colonial, la révolte des Mau Mau monte au coeur de sa région, les leaders - tels Jomo Kenyatta - naissent, ses frères sont divisés entre résistants et collaborateurs. Ce qui sauvera l'enfant de la tourmente, ce sont les veillées traditionnelles, les livres et l'école qui l'aideront à réaliser ses rêves. On pleure, on se révolte, on vibre au plus près des situations dramatiques et parfois cocasses. Et à partir d'un récit par petites touches, se révèle le terreau qui va nourrir l'oeuvre du merveilleux conteur qu'est l'auteur. " Fais de ton mieux ", lui répète sa mère au moment où il va entrer dans un des rares lycées acceptant des Africains. Et il comprend : " Rêve, même en temps de guerre ".
Nombre de pages
300
Date de parution
05/11/2026
Poids
430g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782493036780
ISBN
2493036786
Auteur
Wa Thiong'o ngugi ; Orban Jean-Pierre ; Carré Nath
Editeur
PROJECT ILES
Largeur
141
Date de parution
20261105
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Prévente
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Paru en 1986, Décoloniser l esprit marque un tournant dans l uvre de Ngugi wa Thiong o. Après de nombreux essais et romans en anglais, il fait ce choix difficile, mal compris parfois: abandonner l anglais pour ne plus écrire que dans la langue de son peuple, le kikuyu. Ngugi wa Thiong o dénonce l aliénation qui l'a conduit, comme beaucoup d'autres auteurs africains francophones et anglophones, à bâtir pendant des décennies sans même s'en rendre compte une oeuvre - aux thèmes pourtant anticoloniaux - dans une langue à laquelle la majorité de ses concitoyens ne pouvait avoir accès. À l opposé du reniement de soi, Ngugi wa Thiong o invite les auteurs africains à devenir les Homère et les Shakespeare de leur langue maternelle, à bâtir de grandes uvres fondatrices dont leur peuple puisse se revendiquer. Défi revigorant d une littérature tout entière à construire encore, capable de réveiller la fierté et la conscience d un peuple.
Les nouvelles qui composent ce recueil, tirées de Secret Lives, puisent principalement leurs sources dans les souvenirs d’enfance et de jeunesse de l’auteur. L’attente vitale des pluies au plus fort de la sécheresse, la lente mais sûre progression du christianisme, les conflits entre les traditions et la modernité et les humiliations charriées par la colonisation sont disséquées par Ng?g? wa Thiong’o dans une écriture somptueuse au souffle puissant, qui n’est pas sans rappeler celles de William Faulkner, Wole Soyinka ou J. M. Coetzee.
Les nouvelles de Ng?g? wa Thiong’o réunies dans ce recueil offrent une étonnante galerie de portraits d’anonymes, de héros et de martyrs de l’ère de la Colonisation, du temps de la révolte des Mau Mau et des lendemains des Indépendances. Ces lendemains avec ce qu’ils charrient de désillusions, de déceptions, d’amertumes. Dans une écriture étourdissante de densité, Ngugi wa Thiong’o, qui excelle à passer du tragique au comique, livre un tableau sans concession d’un Kenya face à ses choix.
Ne pleure pas, mon enfant retrace l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte de Njoroge dans les dernières années du Kenya sous domination coloniale. Un Kenya en proie au chaos né de la révolte des Mau Mau et des espoirs charriés par Dedan Kimathi, le héros de la lutte pour l’Indépendance. Au travers des espérances et attentes d’un jeune homme qui rêve d’un avenir radieux pour son pays, ce sont ses propres espoirs que traduisait, dans une écriture où l’émotion affleure à chaque page, Ngugi wa Thiong’o, qui était alors âgé de vingt-quatre ans et dont c’était le premier roman..
Quel est ce mystère d'écrire ? Qu'est-ce qui amène à l'écriture ? Quelle phrase, quel texte, peut marquer un. e auteur. e à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu'écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteur. es ou les textes qui ne quittent plus l'écrivain. e ? Dans cette collection des auteur. es s'adressent librement et dans une forme qui leur est propre à quelqu'un qui est plein de doutes, mais qui veut écrire. Confronté parfois à des questions insolubles, il ou elle est en recherche de réponses, de pistes pour franchir le pas. Deux malles et une marmite est un regard tendre et sans concession de la romancière et poétesse Ananda Devi. L'auteure crée un pont, un dialogue entre la jeune femme qu'elle a été et la romancière qu'elle est devenue. Un texte d'une grande générosité offert à ses lecteurs et à tous les passionnés des littératures indianocéanes. Il y a là des clés pour pénétrer une Åuvre exigeante, riche, bouleversante.
L'île sur laquelle se déroule l'intrigue ressemble fort à la Martinique, mais il pourrait s'agir de n'importe quelle autre île perfusée où l'on ne produit plus que de l'illusion et qui se retrouverait éperdue si un jour le cargo, en provenance d'une autre société qui les alimente, n'arrivait plus. Les choses seraient particulièrement compliquées pour la Martinique et la Guadeloupe, où l'empoisonnement par le chlordécone d'une bonne partie des terres arables rendrait la tragédie plus aiguë qu'ailleurs.
Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/