Le crépuscule du social. Edition revue et augmentée
Vrancken Didier
PULG
19,50 €
Epuisé
EAN :9782875620446
Publié en 2002, Le crépuscule du social voyait le jour en pleine période charnière dans l'histoire des politiques sociales, celle de la rencontre avec une idée nouvelle, un de ces mots du pouvoir qui allait faire florès: celui d'État social actif. Mais entre temps, une crise financière sans précédent a déferlé sur cet État social actif, contribuant à creuser davantage les écarts et à faire émerger de nouvelles formes d'inégalités sociales que rencontrent les intervenants de terrain au quotidien. A telle enseigne que le social en serait devenu complètement « barbare », étranger à lui-même, brouillant complètement les repères jusque-là opérants. Plus de 10 ans plus tard, la présente version reprend l'ouvrage in extenso parce que, dans ses grandes lignes, l'analyse a gardé toute son actualité mais, dans un contexte social et économique qui a fortement évolué et s'est considérablement dégradé. Pour rencontrer ces évolutions, cet ouvrage est augmenté d'une préface qui cadre les basculements survenus et d'une postface qui en identifie les évolutions probables vers de nouvelles formes de barbarie...
Nombre de pages
102
Date de parution
10/07/2014
Poids
200g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782875620446
Auteur
Vrancken Didier
Editeur
PULG
Largeur
155
Date de parution
20140710
Nombre de pages
102,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Longue serait la liste des crises de natures diverses, des catastrophes naturelles, des séismes qui se sont succédé en quelques années, remettant au passage en question les certitudes de maîtrise de la nature et de la société que nous nous étions forgées. Si les incertitudes d'origine naturelle ont longtemps marqué la conduite des activités humaines, d'autres, liées aux activités de l'homme, ont désormais pris l'ascendant. Elles alimentent nombre de controverses autour des choix/politiques ou des changements techniques et scientifiques. On ne peut désormais plus prétendre dominer aisément les grandes incertitudes. Celles-ci ne sont plus des phénomènes résiduels dont il faut "débarrasser" nos décisions. Mais alors, la question du maîtrisable, celle de la "gestion des risques", doit-elle être posée à nouveaux frais. Quelles répercussions peut-elle avoir auprès d'individus contemporains appelés à se responsabiliser, à se maîtriser eux-mêmes, à défaut de pouvoir maîtriser le sort et les incertitudes les plus radicales ? Des incertitudes qui ne sont pas réparties également, car, que l'on soit homme ou femme, habitant du Nord ou du Sud, que l'on habite quelque quartier chic ou, au contraire, quelque bidonville, nous ne sommes décidément pas égaux face aux risques. Le présent ouvrage rassemble les contributions d'une quinzaine d'auteurs internationalement reconnus, qui ont présenté une grande conférence à l'occasion du XIXe congrès de sociologie de l'Association internationale des sociologues de langue française organisé à Rabat en 2012.
En quelques décennies à peine, nous avons assisté à une curieuse inversion de sens : les personnes précarisées n'apparaissent plus seulement comme les plus vulnérables parmi les plus vulnérables, frappées par le sort et la malchance. Elles sont désormais perçues comme une véritable charge pour la société. Un peu partout en Europe, des voix s'élèvent pour ne plus "payer" pour ces personnes tant elles leurs apparaissent incapables de produire les efforts nécessaires pour s'intégrer au marché de l'emploi, aux valeurs et à la culture des autochtones. Montée des inquiétudes, repli identitaire, peur de l'autre, émergence de véritables démagogues autoritaires, montée des populismes. Comment en sommes-nous arrivés là ? Que s'est-il produit pour que nous assistions aujourd'hui au rejet de ces publics, ces nouveaux "barbares", allant jusqu'à les invisibiliser, alors qu'ils sont parmi nous, au coeur même de la cité ...
Malaise", "crise d'identité", "démotivation", "quête de sens"... Quand les récits de vie se déclinent de plus en plus en catastrophes ordinaires, quand la zone de vulnérabilité ne cesse de s'étendre, menaçant des couches de la société qui en principe ne relevaient pas du champ de l'intervention sociale, se pose alors une question lancinante : le social serait-il devenu barbare, étranger aux conditions qui l'ont vu émerger ? Si le travail social s'étend de plus en plus, entre dans les quartiers, les familles, les couples et quitte les espaces qui lui étaient traditionnellement réservés à la marge, c'est aussi que le social se banalise. Paradoxalement, s'il se banalise et gagne du terrain, c'est qu'il ne suffit plus...
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. À l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés ? nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée ? mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région, il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel), entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.