Du XVIIe au XIXe siècle, le rôle de l'histoire est prééminent, grâce au statut qui fait d'elle, à l'égal de la tragédie, le genre noble par excellence, à valeur sinon édifiante, du moins instructive. Les historiens sont fortement conscients de cette fonction exemplaire, que la rhétorique doit pleinement servir. La vérité historique ne peut s'imposer dans toute sa force que si elle trouve une expression à sa mesure, une expression qui doit sonner juste. Dans cette perspective, faire entendre les voix " du passé, de la parole des grands acteurs au témoignage oral de plus humbles comparses, au sein du u récit historique, est un choix d'écriture qu'il faut interroger. Car s'il ne s'agit pas seulement pour l'historien d'orner son propos de formules mémorables, quelles sont ses visées ? Laisser place au témoignage censément authentique, apporter par la citation des preuves de vérité, ou théâtraliser les faits en mettant l'histoire en scène, s'affirmer comme écrivain, maître de tous les moyens techniques et littéraires de son art ? Les grands traités du XVIIe siècle sur l'histoire (La Mothe Le Vayer, Rapin), le genre des harangues, les biographies historiques, en vogue dès la fin de l'Ancien Régime, les histoires b de Saint-Simon, La Harpe, Balzac, Tocqueville ou Michelet illustrent diversement ces questions, qui rappellent aussi combien l'histoire avait alors à voir avec la littérature.
Nombre de pages
174
Date de parution
11/02/2010
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753510067
Titre
La Licorne N° 89 : Des voix dans l'histoire
Auteur
Volpilhac-Auger Catherine ; Guellec Laurence
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20100211
Nombre de pages
174,00 €
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Résumé : "Tout m'intéresse, tout m'étonne". Une inlassable curiosité, le goût du paradoxe et de la surprise, de la moquerie parfois, le souci de saisir "le tout ensemble" sans jamais négliger la nuance, la certitude que la philosophie - gage de liberté - doit être utile à l'humanité, ont donné à la vie de Montesquieu (1689-1755) l'élan d'un continuel renouvellement. S'écartant de la voie toute tracée qui s'offrait à lui, celle d'un notable respecté, il a fait scandale avec des Lettres persanes, choqué les prudes avec le licencieux Temple de Gnide, ébranlé les fondements de l'histoire avec ses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, fondé les démocraties modernes avec L'Esprit des lois. Mais surtout, en faisant entendre la raison du coeur, il a ouvert un autre chemin : celui des Lumières.
Montesquieu a constamment surpris son public, chacun de ses livres renouvelant profondément son image, des Lettres persanes à L'Esprit des lois. Mais c'est avec la publication de ce dernier ouvrage (1748) qu'il devient le centre de polémiques passionnées, qui font bientôt de lui l'adversaire désigné des jésuites et surtout des jansénistes ; la critique le pique au vif, et ses dernières années sont consacrées en grande partie à répliquer à des attaques qui contribuent à la réputation philosophique de L'Esprit des lois. Il devient ainsi, au temps de l'Encyclopédie, le premier des philosophes, dont il ne sera pourtant jamais le chef de file. Sa mort en 1755 lui donne l'aura supplémentaire de celui qui fut toujours homme de bien et n'eut pour ennemis que les adversaires déclarés du genre humain. Mais la légende n'occulte jamais l'analyse, et L'Esprit des lois reste au centre d'études serrées, qui font désormais la part d'une ?uvre étonnamment diverse, Montesquieu apparaissant à la fois comme romancier, libertin, historien, sans que jamais soit contesté sérieusement son rôle fondateur dans l'élaboration de la pensée politique moderne.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
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Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.