Fini les cocktails branchés, les performances spectaculaires, les rêves de star et les lendemains désenchantés : le nouveau monde d'Hélèna Villovitch passe la majeure partie de son temps dans des bureaux et travaille... Seuls quelques artistes font encore une apparition, mais ils sont à la retraite. Ce sont les parents de Karl. Des gens formidables, le narrateur (un ami de Karl) le sait, qui se propose de les héberger, le temps que leur nouvel appartement soit prêt. Gentils, attentionnés, curieux, créatifs, les parents investissent son salon, puis sa cuisine, puis tout le studio, puis sa vie... jusqu'à ce qu'il se retrouve à vivre dans un mobil home sur le parking d'en face. Les personnages de Dans la vraie vie sont à l'image de ce narrateur. Des êtres urbains, aux prises avec leurs amours difficiles et leurs incertitudes professionnelles, qui ne parviennent plus à rêver leur vie. Ils vont au bout du monde pour se réconcilier, s'engouffrent dans leur ordinateur pour rencontrer l'âme soeur, se perdent dans un trajet en train, ou encore prétendent passer des vacances idylliques lorsqu'ils sont à l'hôpital. Une comédie, la vie ? Oui, jusqu'à un certain point. A travers ces huit histoires, Hélèna Villovitch s'attarde sur les visages et les fêlures qu'ils trahissent, explore ce qui les entoure et s'y reflète. Elle parle du bonheur pour rappeler que chacun peut s'en trouver vite exclu ou ne pas le rencontrer. "Hélèna Villovitch est une moraliste plus classique qu'on pourrait le croire", écrivait Philippe Lançon dans Libération à propos des Petites soupes froides. Ce nouveau livre le prouve, et confirme encore une fois l'humour très particulier de son auteur. Née en 1963, Hélèna Villovitch a suivi des Etudes d'arts appliqués à l'Ecole Boulle. Elle pratique la peinture, le graphisme, le dessin, la photographie, l'écriture, et réalise des films expérimentaux. Ses livres ont tous paru à L'Olivier : Je pense à toi tous les jours, Pat, Dave & moi, et Petites soupes froides.
Nombre de pages
150
Date de parution
07/01/2005
Poids
190g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782879294797
Titre
Dans la vraie vie
ISBN
2879294797
Auteur
Villovitch Hélèna
Editeur
OLIVIER
Largeur
140
Poids
190
Date de parution
20050107
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir rejoint les éditions Verticales avec L'immobilier, un recueil de nouvelles qui inventoriait diverses façons d'habiter les amitiés, les amours ou la solitude, Hélèna Villovitch se focalise cette fois sur un élément de mobilier aussi familier que symbolique : le sofa, qui tient autant du simple canapé d'appartement que du divan où se lovent nos obsessions et désirs inconscients. D'où le projet sacrificateur contenu dans le titre : Pour en finir avec mon sofa. Le roman s'ouvre sur une séance de cinéma où le lecteur est convié à découvrir un film intitulé Sofa, traitant justement du destin alambiqué de ce meuble-là. Selon un savant désordre chronologique, nous découvrons qu'Erika a hérité d'un sofa où elle serait née et où sa mère, l'extravagante Susanna, a passé les derniers jours d'une hallucinante agonie. Désormais, il va s'agir pour la jeune femme, logée trop à l'étroit, de trouver le moyen de s'en débarrasser. S'ensuit une série de démarches auprès de ses ami(e)s et de son amant Ali, entremêlés de flashbacks bouleversants ou loufoques. Et comme, décidément, personne ne souhaite la soulager de ce legs encombrant, il faudra bien en finir avec ce maudit objet transitionnel, en l'abandonnant à l'aide d'une camionnette de location "en pleine cambrousse". Le livre entier aurait pu se présenter comme une novélisation du long-métrage, réellement tourné par Hélèna Villovitch en 2016, mais une fois exposée l'intrigue de ce prétexte filmique, reste à en inventer le making of débordant d'imagination. Non pas en nous racontant par le menu quelques "anecdotes de tournage" mais en couchant sur le papier toutes les hypothèses, effets secondaires et leçons rétrospectives entourant sa fabrique. Et surtout en révélant sur un mode fantasque les dilemmes, pannes et euphories créatives de sa réalisatrice durant l'été suivant, sans esquiver certains secrets de famille, dont l'abandon de son père à l'âge de dix ans, par une mère fantomatique. Ce roman hybride, écrit d'après une oeuvre cinématographique, mais aussi d'avant, pendant et d'ailleurs connaît un ultime accident de parcours, lié à la mort brutale de l'acteur Nicolas Granger, complice de longue date d'Hélèna Villovitch. Ce douloureux événement devient alors comme la pièce manquante de tout le patchwork jusqu'ici rapiécé. S'il donne lieu à une sorte d'oraison funèbre pour un ami disparu, il devient vite un récit introspectif aux confins de la paranoïa, mettant au jour la confusion intérieure de la narratrice lors de leurs premières rencontres. Et suivant le cours tortueux de cet épilogue, ce sont tous les malentendus drolatiques antérieurs qu'il faut reconsidérer à l'aune d'un état de folie douce, sans effroi ni compassion, en essayant de recadrer avec les moyens du bord, l'écriture donc, les jeux de miroir de la déraison. Pour en finir avec Sofa, entre film et réalité.
Habiter la ville, habiter sa vie, s'habiter... tout court. Avec ces quatorze nouvelles immobilières, Hélèna Villovitch poursuit la chronique d'une génération précaire, la sienne. La quête d'un logement nourrit chaque mésaventure, cruelle ou burlesque, de ce recueil : entre vagabondage insouciant, co-location à l'étroit, échange d'appartements, troubles du voisinage, endettement à long terme et culbute spéculative. Autant de cloisonnements existentiels qui pèsent sur les personnages, accusent leur solitude, les minent de l'intérieur. Maniant la satire avec bienveillance, Hélèna Villovitch sonde les illusions perdues et les calculs égoïstes de notre époque, sans oublier jamais d'y glisser un grain de folie douce.
Hier, Thomas de Champilly-sur-Gardon était le plus heureux des garçons de dix ans. Il allait prendre le train pour la première fois, direction Paris et ses Champs-Elysées et surtout sa Mona Lisa. Aujourd'hui, il commence à douter de la réalité du bonheur. Dans le wagon, il a dû échapper à des pickpockets de sandwichs et au "petit garçon" d'une vieille dame adorable mais pas très observatrice. Puis tante Hélène est arrivée, en retard sur ses hauts talons, avec ses cheveux colorés et ses idées fantasques. Thomas sait qu'à Paris les gens sont un peu différents, bizarres, à l'ouest. Mais là, il se demande comment il va survivre à cette vie de dingues. Ici, on mange des trucs inimaginables, on se lave dans des baignoires lilliputiennes et on croise, le plus naturellement du monde, des escargots géants. Très vite, Thomas de Paris est à bout de souffle. Justement, il rencontre une fille, Dorian, qui aime les jeux de garçon et les garçons.
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Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et ? plus encore ? de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
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