La marine de guerre française. Quatre siècles d'Histoire
Villiers Patrick ; Becker Loïc
NOUVEAU MONDE
Nouveauté
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EAN :9782380948752
« La puissance des armes requiert non seulement que le Roi soit plutôt fort sur la terre, mais elle veut en outre qu’il soit puissant sur la mer ». Richelieu, Testament politique Depuis la création par Richelieu de la Grande Maîtrise de la Navigation et du Commerce de France en 1626 jusqu’aux sous-marins d’attaque et au futur porte-avions de nouvelle génération, la Marine de guerre française a façonné quatre siècles d’histoire, de science et de gloire nationale. En octobre 1626, Richelieu instaure la Grande Mai trise de la Navigation et du Commerce de France qui soumet les amiraute s au pouvoir central. Cette centralisation nouvelle advient a un moment charnie re de l’histoire militaire et de l’affirmation pouvoir royal. La guerre de Trente ans ravage l’Europe. Les puissances continentales s’affrontent sur terre mais les puissantes flottes des Pays Bas et de l’Espagne comme les victoires re centes de la Navy font comprendre a Richelieu l’impe rieuse ne cessite d’avoir une marine performante. Ne cessite augmente e par le de veloppement des premiers empires coloniaux comme par celui du commerce transcontinental. Le royaume de Louis XIII doit e tre capable de prote ger ses co tes, les plus longues et les plus accessibles d’Europe comme d’assurer la se curite de ses marchands. Enfin, les troubles cause s par les Protestants font craindre un retour des navires anglais au large des co tes de la Rochelle. Les efforts techniques, administratifs et e conomiques conduisent rapidement a la mise de la marine de Louis XIV, la plus belle de l’histoire navale.Tous les objectifs du cardinal ne seront pas atteints de son vivant mais ses re formes et sa vision prospective ont installe les bases de la puissance maritime franc aise qui commence avec sous Louis XIV et se poursuit avec les sous-marins d’attaque et les porte-avions nucle aires. Cet ouvrage retrace cette e pope e exceptionnelle : des galions du Roi Soleil aux cuirasse s du Second Empire, des drames de Trafalgar et Mers el-Ke bir aux reconstructions d’apre s-guerre. Chaque e poque illustre les mutations techniques, les choix politiques et les destins d’hommes et de femmes qui ont porte la France sur toutes les mers du monde. Pre s de 160 tableaux, portraits et batailles emble matiques composent une fresque richement documente e et illustre e, ou se me lent strate gie, innovation et aventure humaine. Un voyage captivant au cœur de la puissance maritime franc aise, de Richelieu a aujourd’hui. Patrick Villiers, Professeur émérite d’histoire moderne et contemporaine à l’université de Boulogne-sur-Mer. Spécialiste de de la marine d’ancien régime notamment de tout ce qui touche à l’économie portuaire, la guerre de course, la guerre d’escadre et les corsaires. Patrick Villiers est vice-président de la Société d’histoire maritime, il est auteur de nombreux livres et de plus d’une centaine d’articles sur les sujets d’histoire maritime.Loïc Becker, titulaire d’un master 2 de journalisme à Science Po, Toulouse, Loïc Becker est spécialiste de l’histoire militaire contemporaine. Collaborateur régulier des magazine du groupe Caraktère, il est auteur de dizaines d’articles et de livres traitant de différents sujets historiques : chars, avions et guerre maritime.
Patrick Villiers, professeur émérite en histoire moderne à l'université du littoral Côte d'Opale, fondateur du Centre de recherches en histoire atlantique et littorale, membre de la Société française d'histoire maritime dont il a été le vice-président, est auteur de deux thèses sur le commerce colonial atlantique, la marine royale et les corsaires. Ses ouvrages ont à cinq reprises été récompensés par l'Académie de marine.
Marine royale et marine de commerce françaises ne furent sans doute jamais aussi fortes qu'en 1789. La France maritime, et particulièrement la France des ports, est alors le moteur de la croissance du royaume. Or, à la suite des traités d'Utrecht (1713), le pays a perdu une partie de son empire colonial. En échange d'une paix sur mer de près de trente ans, le Régent puis le cardinal de Fleury ont sacrifié la marine de guerre. Directement victime des choix budgétaires et d'une politique continentale calamiteuse, elle s'effondre sous Louis XV. Par la victoire de la Chesapeake, cette marine donne pourtant leur indépendance aux Etats-Unis d'Amérique et permet ainsi un nouvel ordre européen. Par-delà le rôle indiscutable de grands ministres tels Maurepas, les Choiseul, Sartine ou Castries, Patrick Villiers restitue un siècle d'histoire d'une marine de guerre française encore trop méconnue. Il dresse le portrait de ces hommes et de leurs vaisseaux, de leurs combats et de leurs engagements, autant que de l'incompréhension dont ils firent l'objet de la part d'une société de cour tournée bien plus vers la terre que vers la mer. Professeur émérite en histoire moderne à l'université du littoral Côte d'Opale, fondateur du Centre de recherches en histoire atlantique et littorale, vice-président de la Société française d'histoire maritime, Patrick Villiers est auteur de deux thèses sur le commerce colonial atlantique, la marine royale et les corsaires. Ses ouvrages ont à cinq reprises été récompensés par l'Académie de marine.
Et si Trafalgar n'avait jamais existé ? Telle est la thèse provocante de Patrick Villiers qui sert de fil directeur à cette histoire de la France sur mer de Louis XIII à Napoléon Ier. La marine française a souvent été mal comprise : considérée comme une marine de batailles, elle a pu être vue comme défaillante sous certains aspects et sacrifiée aux forces de terre, comme ce fut le cas sous Napoléon Ier. Or, c'est le commerce qui est au fondement de la marine : dès le XVIIe siècle et la mise en place d'un empire colonial français, les convois sont à l'origine d'une économie visant à procurer des revenus à l'Etat. La marine est par ailleurs une précieuse arme complémentaire de l'armée de terre à l'origine de nombreuses victoires françaises. Dans cette synthèse passionnante, Patrick Villiers mêle l'économie, la stratégie et la tactique, les portraits de grands personnages parfois oubliés et la vie quotidienne des armateurs, des corsaires et des flibustiers.
Le nom de Dunkerque est indissociablement lié à celui de Jean Bart, souvent baptisé roi des corsaires ; or Jean Bart a fait l'essentiel de sa carrière au service du roi. On situe généralement l'apogée de la guerre de course pendant la guerre de Succession d'Espagne, associant Saint-Pol et Forbin à cette réussite dunkerquoise. Tous deux étaient officiers du roi mais pratiquèrent une stratégie dont le succès repose sur la création par Vauban de l'arsenal de Dunkerque. Il faut donc clarifier les rapports complexes entre les " corsaires particuliers " et les vaisseaux du roi. Tous attaquaient le commerce ennemi, le plus souvent ensemble, mais le danger et la gloire du combat revenaient le plus souvent aux navires du roi. Cependant Vauban n'a pas tout fait. De nouvelles recherches et la publication de thèses récentes amènent à redécouvrir Dunkerque " l'Espagnole ", place essentielle de l'Espagne dans sa lutte contre les Provinces-Unies en révolte. De Philippe II à Philippe IV, l'Espagne définit une législation et une stratégie corsaire qui seront reprises par les autres nations européennes. L'amirauté de Dunkerque et le Conseil des Prises de Bruxelles encouragèrent les Dunkerquois dont les résultats furent étonnants. La défaite de l'Invincible Armada en 1588 et celle de l'amiral Oquendo aux Dunes en 1639 ont fait oublier que les galions du roi d'Espagne ou des Archiducs basés à Dunkerque, associés aux corsaires du port ont capturé jusqu'à 280 navires par an, soit des résultats largement équivalents à ceux obtenus sous Louis XIV. Les meilleurs corsaires devinrent amiraux espagnols. La clé de ce succès reposa sur l'association entre navires du roi et particuliers. Cette stratégie, codifiée en 1637 par Jacques Colaert, corsaire devenu Amiral de la flotte de Flandre, fut reprise par Vauban et les Pontchartrain. Face à cette puissance dunkerquoise, Boulogne et Calais firent leurs premières armes de cités corsaires mais l'Etat ne réalisa pas les infrastructures portuaires indispensables. Une course encore largement méconnue exista cependant, qui annonçait les succès de la Révolution et de l'Empire. Proposer une relecture du rôle des corsaires du Littoral en s'appuyant sur les recherches les plus récentes, tel est l'objet de ce livre.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.