Les Corzo et les Mañara. Les Corses de Séville dans le commerce des Indes
Vila Vilar Enriqueta ; Castoriano Béatrice
ALAIN PIAZZOLA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915410044
Dès la découverte des Indes Occidentales, un intense courant s'établit entre l'Ancien et le Nouveau Monde, dont les commerçants deviennent vite des acteurs privilégiés. Parmi ces familles de commerçants, les Corses de Calvi occupent à Séville une place prépondérante tout au long des XVIe et XVIIe siècles. C'est l'histoire de deux de ces familles, les Corzo et les Mañara qui est racontée dans l'ouvrage, partant de Calvi - lieu de l'émigration - pour aboutir à Séville - lieu de la consécration - après le séjour aux Indes, suivant la voie tracée par l'ancêtre Antone Corço Boccia, el Viejo. " Faire les Indes ". Voici par le détail la façon dont Ghjuvan Antone Corço Vicentello et, plus tard, Tomaso Mañara vont, après l'apprentissage de la mer s'enrichir en Tierra Firme (Panama) et au Pérou, en créant un dense réseau d'agences, les factorias, le plus souvent tenues par des compatriotes. Vient ensuite, à Séville, la consolidation du réseau et l'élargissement des relations commerciales. De fabuleux bénéfices sont prudemment investis. Le Corço achète le seigneuriage sur des domaines agricoles : trois villes entières avec leurs terres fertiles. Mañara, lui, est plutôt un financier conformément à son époque : c'est en jours, obligations d'État, qu'est placé l'essentiel de sa fortune. L'un et l'autre possèdent en outre de somptueuses demeures nobiliaires à Séville. Après la richesse, la reconnaissance sociale : Vicentello demande pour son fils l'habit de l'ordre de Saint-Jacques. Sa fille, grâce à une dot prodigieuse, épouse le descendant d'un roi du Portugal et de l'amiral Christophe Colomb. Quant à Don Tomàs, il obtient l'habit de Saint-Jacques pour son fils aîné et celui de Calatrava pour le benjamin. C'est finalement ce dernier, Miguel Mañara Vincentello de Leca y Colona, qui sera le plus connu de nos jours. Réputation sulfureuse et imméritée de Don Juan juvénile. Réputation bien fondée de promoteur d'œuvres sociales et de bâtisseur d'églises qui lui vaut un procès en béatification.
Nombre de pages
256
Date de parution
29/07/2004
Poids
470g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782915410044
Titre
Les Corzo et les Mañara. Les Corses de Séville dans le commerce des Indes
Auteur
Vila Vilar Enriqueta ; Castoriano Béatrice
Editeur
ALAIN PIAZZOLA
Largeur
165
Poids
470
Date de parution
20040729
Nombre de pages
256,00 €
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En 1985, un jeune écrivain de Barcelone publiait un livre qui allait secouer les lettres espagnoles: Abrégé d'histoire de la littérature portative. L'ouvrage s'inscrit dans une lignée d'écrivains inattendue (celle de Laurence Sterne) et est entièrement composé d'échos littéraires. Tous les livres qui suivent s'emboîtent et se répondent sans pour autant se répéter, chacun explorant un continent littéraire pour mieux s'en affranchir: Pessoa, Kafka, Musil, Joyce, etc. Homme-livre, Enrique Vila-Matas l'est à plus d'un titre mais sans perdre pour autant de vue ce qui fait la matière la plus précieuse de l'écrit: la place de l'être dans le monde et le temps. Pile et face, tel un funambule, l'écrivain joue avec l'ombre et la lumière à cheval entre la fiction et l'essai pour accéder à un équilibre fragile dont le profil se dessine peu à peu.
Un voyage dans les milieux les plus étranges du spectacle, en compagnie d'un ventriloque improbable qui traverse l'Europe en tous sens, des meurtres crapuleux, un dîner avec Marguerite Duras : le suspense, les fantasmes, les travestissements dans la nuit de Barcelone, d'un Paris ou d'un Lisbonne à cheval entre réalité et fiction. Le dépaysement et l'errance sont comme toujours garantis chez Vila-Matas, le plus surréaliste des jeunes romanciers barcelonais.
Enrique Vila-Matas est un des écrivains espagnols les plus encensés par la presse nationale et internationale. Il a reçu le prestigieux prix Herralde de Novela en 2002, et le prix de la Critique en 2003.
Enrique Vila-Matas est un voleur de noms. Dans une valise, il les transporte sur des chemins étrangers. Europe, Afrique rêvée, au gré d'une fantaisie alerte et armée de lectures orientées dans le sens du plaisir et de la grâce. Qu'il ouvre sa valise, les noms s'échappent - Duchamp, Larbaud, Gomez de la Serna et cent autres. "Les textes de l'écrivain barcelonais frappent par leur construction virtuose, comme s'il jonglait avec ses intrigues, bourrées de références littéraires qu'il n'est pas indispensable de décrypter pour les goûter. L'ironie est toujours présente, provoquant un plaisir particulier. L'amusement entraîne le lecteur dans une complicité supérieure à celle que pourrait amener l'identification. Que la réalité en soit réduite à devoir être décrite par la littérature semble un paradoxe très réjouissant à Enrique Vila-Matas." Biographie: Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. Il commence à écrire vers 12 ou 13 ans. A 18 ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de cinéma barcelonaise, Fotogramas, pour laquelle il réalise parfois de fausses interviews. En 1974, il rencontre Marguerite Duras à Paris. Elle lui louera la chambre de bonne au-dessus de chez elle pendant deux ans. De retour à Barcelone en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à l'écriture et collabore à des journaux barcelonais. Il obtient son premier succès avec Abrégé d'histoire de la littérature portative. Il a depuis obtenu le prix Herralde de Novela en 2002, le prix de la Critique en 2003 et le prix Médicis étranger en 2003 pour Le Mal de Montano.
Tomas Heuer photographie l'invisible. Il a trouvé le procédé apparemment le plus simple, mais finalement le plus ingénieux : laisser l'invisible se photographier lui-même. Comme il le dit, " Il faut d'abord se faire inviter par l'Arbre ". Puis, dans le silence et l'obscurité propices de la nuit, il lui propose le miroir où son reflet se fixera, un appareil photographique en pause, sensible au subtil, au presque à la luminescence plus qu'à la lumière... Avec pour seule compagnie le renard et la chouette, le photographe et son appareil devenus comme eux nyctalopes, regardent... L'?il magnifié capte la ronde concentrique des planètes, le sillage des astres, la grande pulsation du ciel, tel un organisme géant. L'Arbre cosmique se révèle, il émet cette mystérieuse bio-luminescence du vivant et se découvre tel qu'il est, le médiateur par excellence de la communication entre le ciel et la terre. Devant ces visions infiniment poétiques et parfaitement concrètes, l'observateur attentif sait qu'il fait lui même partie du spectacle. Le culte que rendaient à l'Arbre les civilisations antiques de tous les pays, de tous les continents, nous semble proche et familier. Voilà ce que met sous nos yeux Tomas Heuer dont l'objectif est une fenêtre ouverte sur l'unicité du monde tel qu'il est. " Jacques Brosse
Né vers 1520 à Vescovato, Marc Antonio Ceccaldi achève son Historia di Corsica un an avant sa mort en 1560 et n'aura donc pas le temps de publier son livre, pourtant manifestement prêt pour l'impression. C'est donc son successeur, Anton Pietro Filippini, qui après avoir ajouté une dernière partie de sa main, fera paraître l'ensemble sous son nom, en 1594, grâce à l'appui financier du maréchal Alphonse d'Omano, fils du colonel Sampiero Corso. La grande idée de Ceccaldi est toute résumée par le titre qu'il a choisi, Historia di Corsica. Un titre que Filippini utilisera quelque part sans le comprendre. Car, bien que reprenant la forme chronologique du récit de ses prédécesseurs, et en réécrivant et en développant la partie de Montegiani (1464 -1520), le texte de Ceccaldi lui-même (1520 -1560) a une tout autre ampleur qu'une simple chronique des faits survenus en Corse: le Vescovatais s'intéresse au reste du conflit en cours, aux affaires de Toscane, aux guerres initiées par la papauté ou au conflit dans le Nord-Est de la France. Contrairement à Filippini, auteur d'une Guerre de Sampiero vue de Vescovato, où le détail concurrence l'essentiel, Ceccaldi a une vue d'ensemble du conflit en Corse et de son imbrication dans un conflit plus vaste qui oppose Habsbourgs et Valois dont il n'est qu'une des manifestations. Par sa largeur de vue, par sa capacité à hiérarchiser les informations, par son style, Ceccaldi tranche avec ses prédécesseurs comme avec son successeur. On peut dire sans se tromper qu'il est bel et bien le premier historien de l'île. Cette nouvelle édition bilingue met constamment en perspective le texte du chroniqueur, nouvellement établi, avec les documents d'archives et mémoires du temps.