L'âme des artistes est lente à se former. Je tiens à insister sur les influences qui formèrent la mienne: ce furent les grandes époques de l'Antiquité [...]; le Moyen-Age [...]; et aussi cette Chine et ce Japon merveilleux pour la vigueur, la puissance avec laquelle ils comprennent et expriment la Nature. C'est grâce à ces influences que je crois être rentré dans la vraie tradition." Auguste Rodin.Rodin a fréquemment manifesté son admiration pour l'art asiatique. La réalité du lien qui l'unissait plus particulièrement au monde japonais reste pourtant méconnue, tant ce lien fut complexe et diffus. Sa collection personnelle - comprenant notamment des estampes de grands maîtres tels que Hokusai, Outamaro et Hiroshigé - en offre le témoignage le plus immédiat. On retrouve aussi la trace de ces affinités dans la production du maître, que l'on se penche sur les dessins qu'il laissa de la célèbre danseuse Hanako, sur les sculptures qu'elle lui inspira, ou encore sur les techniques nouvelles qu'il expérimenta. Cet ouvrage nous invite à la découverte du Japon rêvé de Rodin. Il nous permet de mesurer l'ampleur d'une relation à la fois discrète et émouvante, faite de rencontres, de dons et de contre-dons, révélant une dimension autre de l'immense sensibilité esthétique du sculpteur.
Nombre de pages
239
Date de parution
11/05/2007
Poids
1 110g
Largeur
212mm
Plus d'informations
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EAN
9782081205147
Titre
Rodin. Le rêve japonais
Auteur
Viéville Dominique
Editeur
FLAMMARION
Largeur
212
Poids
1110
Date de parution
20070511
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Auguste Rodin est unanimement célébré comme le génie de la sculpture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. C'est en 1900 qu'a lieu le tournant décisif de sa carrière. Il organise lui-même, à cette date, à l'occasion de l'Exposition universelle, sa propre rétrospective au pavillon de l'Alma, ayant à coeur d'offrir aux visiteurs l'oeuvre de toute une vie. Jusqu'en 1914, grâce au soutien d'une élite littéraire, artistique, savante, politique et mondaine, il s'emploie à multiplier dans toute l'Europe et aux Etats-Unis les expositions de ses sculptures et de ses dessins. Celles-ci lui valent une consécration nationale et internationale, dont le point d'orgue sera, en pleine guerre, en 1916, l'acceptation par le Parlement de la donation à l'Etat de toutes ses oeuvres et de ses collections, afin d'en faire son futur musée. C'est ce dernier Rodin des années 1900-1917, celui de la maturité, celui de l'oeuvre ultime, le créateur des Mouvements de danse, des assemblages, des aquarelles saturées de couleurs, mais aussi le Rodin dont la vieillesse est subordonnée à de nouveaux temps - des temps de guerre, de destruction et de désespoir que cet ouvrage invite à découvrir.
Viéville Dominique ; Forest Barbara ; Sabourin Yve
La ville de Calais occupe une place importante dans le processus de création d'Annette Messager puisque, dans son enfance, elle est allée admirer le monument des Bourgeois de Calais Rodin. Au début des années 80, le musée de la ville propose une exposition personnelle, au cours de laquelle il présente notamment sa série des Chimères, qui réapparaît, trente ans plus tard, aux Beaux-Arts de Calais. Dans cette série, le corps devient l'objet exclusif de ses expériences, et présente ainsi un monde fantastique peuplé de créatures hybrides composées à la fois de peintures et de photographies découpées. Dix-neuf ?uvres et installations se déroulent dans les deux musées, dans lesquels Annette Messager souhaite également rendre hommage à l'industrie textile, particulièrement importante pour la région, fascinée par le travail des couturières et la fabrication de la dentelle: «Ces petites pièces de tulle ou de dentelle, si légers, si délicats, si sophistiqués, sortent magiquement du ventre d'énormes machines vibrantes et bruyantes, un enchantement mystérieux! »(A. Messager)
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.