Voilà donc un artiste alsacien, considéré comme l'un des peintres de natures mortes les plus éminents de son temps. Sébastien Stoskopff (1597-1657) demeure cependant auprès du grand public un parfait inconnu. Pourtant son ?uvre, admirablement, nous confronte implacablement à la pure présence d'objets qui paraissent receler un secret qui ne se dévoile pas, tout en maintenant son être et l'expression de cet être dans ce non-dévoilement. ?uvre à la vie silencieuse, tout à la fois nourrie de ténèbres et de pureté, qui nous conduit au seuil d'une sorte de vide (de notre propre vide ?) dont l'inquiétante étrangeté ne peut que nous troubler et nous confondre. De ce Stoskopff dont nous savons si peu, pour ne pas dire rien (pas un portrait de lui ne nous est parvenu) nous connaissons toutefois la fin, dont nous ne saurions trop dire si celle-ci est ou tragique ou dérisoire, grâce à cette nécrologie rédigée par le pasteur de la paroisse d'Idstein : L'an 1657, 11 février, Stoskopff, peintre de Strasbourg, qui s'est pochardé d'eau-de-vie à en mourir, a été porté hors ville et enterré entre 7 et 8 heures, à une heure insolite, sans chant d'église ni sonnerie de cloche.
Nombre de pages
66
Date de parution
05/06/2026
Poids
110g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782493282774
Auteur
Vieuille Marie-Françoise
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Date de parution
20260605
Nombre de pages
66,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La peinture des Juifs occupe une place considérable dans La Recherche du Temps perdu. Ce qu'elle révèle d'ambigu, de blessé montre qu'une souffrance identitaire, liée à ses origines maternelles, existait dans l'âme de Proust. Une étroite parenté relie la souffrance juive à la souffrance homosexuelle. La représentation des Juifs chez Proust procède d'un rejet partiel et d'une condamnation implicite de deux réalités impossibles à assumer tout à fait socialement et qui n'ont été complètement acceptées que dans un univers littéraire.
Aucun artiste, plus que Mozart, ne se confond à ce point avec son ?uvre, ne s'absente davantage de son être privé pour mieux s'incarner dans sa création. Il n'est ici d'autre histoire personnelle que celle d'une liberté irréductible au service de l'humble grandeur. Avec cette biographie, Marie-Françoise Vieuille nous convie à un passionnant voyage à travers un destin. Elle nous révèle avec maestria comment Wolfgang Amadeus est devenu Mozart.
Résumé : Entendre n'importe quelle page de Mozart ou suivre quelques traces de son terrestre passage offre bien plus qu'une survie. Du lied le plus modeste à l'indicible grandeur du Requiem se renouvelle un don qui est aussi un appel. De Salzbourg à Vienne, via Londres, Milan, Munich, Paris, Prague - pour ne citer que ces étapes -, Mozart n'a cessé de circonscrire, en lignes de plus en plus pures et de plus en plus libres, sa patrie intérieure. C'est ce voyage-là que j'ai tenté de représenter, à travers un théâtre vocal et instrumental, cosmique et intime, dont la singularité est de n'être qu'amour. Immense, ce voyage nous convainc de ne pas désespérer du nôtre, aussi limité soit-il. M.-F. V.
Opéra, merveilleuse douleur " est le fruit d'une écoute et d'une réflexion entretenues depuis l'enfance avec les grandes œuvres lyriques. A travers la diversité des thèmes et des personnages abordés dans cette trentaine d'articles constituant un essai cohérent, Marie-Françoise Vieuille peint, en tonalités subtiles, une fresque étonnamment vivante, dominée par les questions relatives au féminin, à toutes les formes de pouvoir, à la jouissance lyrique. Une analyse aussi personnelle que tonique sur un monde souvent figé dans sa mythologie.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.