L'art contemporain et le temps. Visions de l'histoire et formes de l'expérience
Viart Christophe
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753550377
La question du temps, de la durée, de l'événement, est devenue une préoccupation majeure des formes de l'art actuel. De nombreuses pratiques et théories portent sur les notions du temps de même qu'elles se tournent vers l'histoire de l'art et qu'elles interrogent leur rapport à l'histoire de manière plus générale. Confrontant les points de vue différents d'artistes, de théoriciens, de philosophes, d'historiens, l'ambition de cet ouvrage est d'examiner l'étendue de la problématique de ce rapport au temps avec notamment pour corollaires les questions sur la fin de l'histoire, l'héritage de la modernité, l'économie de la mondialisation, la révolution numérique, la célébration de la vitesse ou son contraire associé à la valorisation de la décélération. Les différents essais rassemblés ici se donnent pour objectif de comprendre pourquoi et comment les problématiques temporelles développées dans l'art contemporain visent à donner une réponse à la question qui obséda l'historien de l'art Henri Focillon, qui fut reprise par son élève George Kubler en 1962 dans son livre Formes du temps : "Qu'est-ce donc que l'actualité ?" C'est sans prêter à l'équivoque des modes que les auteurs réunis dans cet ouvrage lancent de nouvelles pistes de recherche sur ce problème complexe du temps et des expériences que l'art nous engage à vivre aujourd'hui. Cet ouvrage est publié sous la direction de Christophe Viart, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'École européenne supérieure d'art de Bretagne, site de Rennes, avec des contributions de Victor Burgin, Emmanuelle Chérel, Sylvie Coëllier, Jean-Pierre Cometti (dcd), Jacinto Lageira, Jean Lauxerois, Jean-Marc Poinsot, Gilles A. Tiberghien, Corinne Rondeau, Bernhard Rüdiger.
Nombre de pages
195
Date de parution
07/10/2016
Poids
486g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753550377
Titre
L'art contemporain et le temps. Visions de l'histoire et formes de l'expérience
Auteur
Viart Christophe
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
486
Date de parution
20161007
Nombre de pages
195,00 €
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Une ?uvre est-elle indissociable du langage, des paroles et des écrits qui lui servent de commentaires, en commençant par les mots des artistes eux-mêmes ? La relation à l'?uvre peut-elle avoir cours sans verbalisation ? Et quelle place occupe cette verbalisation dans la création comme dans la réception de l'?uvre ? Les mots des artistes ne sont-ils pas source de contresens au regard de leurs ?uvres ? Artistes, auteurs, théoricien.ne.s, historien. ne.s et philosophes s'unissent dans ce deuxième volume des Mots de la pratique pour apporter une nouvelle contribution à la réflexion sur les rapports entre les mots des artistes et l'art tel qu'ils le conçoivent et le font.
Si la pratique est bien ce qui définit a priori un artiste, les témoignages de celui-ci montrent qu'elle peut être abordée de façon multiple. S'inscrivant dans la tradition, certains artistes défendent la notions de métier, quand d'autres arguent d'une redéfinition des moyens et des techniques de création. Les uns s'attachent aux qualités d'uns savoir-faire ; les autres remettent en cause les matériaux et les outils de fabrication pour entreprendre le procès de la production artistique. Les processus créatifs peuvent y être différenciés selon qu'ils se rapportent au faire ou qu'ils soient dictés par un processus mental. La pratique est parfois envisagée comme primordiale et autonome, l'artiste privilégiant avant tout un ensemble de gestes ou de protocoles aux dépens du résultat obtenu. Mais d'autres fois, à l'inverse, c'est en s'abstenant de considérer la pratique avec leurs propres mots que certains artistes entendent pouvoir en rendre compte.
Le Witz Bon mot, trait d'esprit, saillie, clin d'?il, le Witz demeure proprement intraduisible. Son ?uvre est un "jeu de pensée". Le Witz est créateur, il transforme le savoir en jeu, la raison en imagination, la nécessité en liberté. Confrontant des points de vue différents esthétique, philosophique, historique, critique, les différents essais rassemblés ici visent à saisir la place de ces "bizarres combinaisons d'hétérogènes" que forme le Witz tel qu'il peut être repensé aujourd'hui dans les théories et dans les pratiques de l'art contemporain. On abordera ainsi l'humour platonique, l'argot plastique vu par Freud, l'ironie mallarméenne et celle des Mérimée père et fils, le trait d'esprit dans l'art du faussaire van Meegeren et d'autres, le capriccio de Polke, l'acuité de Hains, de Lavier, la dérision et l'autodérision dans l'art moderne et contemporain, de Manet à Morellet, de Duchamp à Lucariello.
La voix, souvent dématérialisée, est généralement réduite à son contenu, et dans l'imaginaire commun, elle est perçue comme un simple moyen de communication. Cependant, il est crucial de reconnaître son potentiel d'action. La voix agit et incarne une manière unique d'être au monde, en étant à la fois une forme de proximité et un moyen de soulèvement contre toute forme d'appropriation de la vie. L'art a fréquemment fait usage de cette puissance de la voix, en la déformant, en la démystifiant, en écoutant son silence ou en la faisant vaciller dans le processus de traduction. Ainsi, la voix ne se limite pas à être une onde invisible et articulée qui traverse l'espace. Elle est également à l'oeuvre pour agir et générer de nouveaux mondes, des Oeuvres de la voix.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.