Il est certain que, dans les premiers temps de son existence, l'homme n'a cherché qu'à se "couvrir" pour satisfaire aux nécessités de la sécurité, du climat et de la pudeur. Mais bien vite le facteur social encourage l'homme à "se vêtir" c'est-à-dire à laisser paraître son appartenance à un groupe spécifique, sa richesse et son goût pour la "mode" du vêtement et des accessoires. Commencée avec lenteur, l'évolution du vêtement s'est accélérée lors des temps historiques et la mode est devenue un élément économique autant que politique ou religieux. Parallèlement, les mutations successives vont vers une uniformisation des formes et des usages avec des emprunts et des imitations qui effaceront les différences. Les diverses études présentées lors de ce colloque ont cherché à envisager l'histoire du vêtement du XVIe siècle sous des angles variés et, sans parvenir à l'exhaustivité, à proposer une richesse de pistes de recherche. Dans un premier temps, il s'est agi de mettre en relation divers pays (certes, il reste des lacunes, mais un seul colloque ne peut tout embrasser) ce qui permet de souligner les limites de certains aspects applicables seulement dans un territoire culturel ou un seul Etat politique et, au contraire, de mettre en évidence l'universalité de certains points. D'autre part, ces études ont souvent permis de fusionner les analyses techniques et les études historiques et sociologiques, soulignant ainsi combien les lois du marché économique ou de la politique rencontrent les évolutions de la technique et de la mode. Recontextualisé dans le cadre des Fêtes du Roi de l'Oiseau, ce colloque et ses Actes se veulent, d'une part, un apport historique et technique pour ceux et celles qui mènent depuis longtemps une réflexion et une recherche concrète sur le costume au XVIe siècle et, d'autre part, une ouverture plus politique et sociologique pour ceux et celles qui cherchent à définir la place du vêtement dans la société du XVIe siècle européen.
Un sujet encore mal connu qui est cependant porteur de multiples enjeux compte-tenu du vieillissement de la population. L'évolution de l'espérance de vie couplée au vieillissement de la population laisse entrevoir un essor économique important pour tout ce qui touche les plus de 60 ans. C'est un secteur en plein développement, lié notamment à l'accroissement de l'espérance de vie et de la nouvelle démographie de notre pays. Comment cela se traduit-il au quotidien ? Le dossier de ce Cahier français propose un tour d'horizon complet de ce qui marque l'une des évolutions les plus profondes de l'économie des sociétés vieillissantes. Il traite aussi bien de l'habitat, de la santé, des loisirs, du logement que du lien entre les générations, du marketing dédié aux séniors sans oublier les gérontechnologies appelées à prendre une place d'autant plus grande que les prochains retraités auront été baignés dans le numérique dès leurs jeunes années.
Aribaud Frédérique ; Tréguer Jean-Paul ; Hébel Pas
En 2013, la Silver Economy pesait 92 milliards d'euros et elle dépassera les 130 milliards en 2020 en France. Plus que jamais, le marché des seniors est en pleine croissance ! De nombreuses entreprises se lancent donc à sa conquête. C'est cette révolution générationnelle avec l'arrivée des baby-boomers à l'âge de 50 ans - les "happy-boomers" - que les auteurs passent au crible. Ils proposent une analyse des comportements et des dernières tendances de ce marché, ainsi que des conseils pratiques pour communiquer et capter les seniors.
Une brûlure sur la joue est un recueil de poèmes à caractère métaphysique et philosophique. Un grand nombre de ces textes font référence à la peinture (Le Titien, Cézanne, Picasso, Bacon...). Ils doivent d'ailleurs être lus et compris très simplement, à la manière de petits tableaux qui essaient de s'opposer à la banalité des choses, au quotidien qui emprisonne la pensée, à la matière dominant notre monde. A travers une écriture vive, lyrique et passionnée.
Aimer un sourd-muet et " braver le ridicule » : infirmité, genre et société dans Anatole (1815) de Sophie Gay, un roman à redécouvrir. 72Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE /* Style Definitions */ table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size : 0; mso-tstyle-colband-size : 0; mso-style-noshow : yes; mso-style-priority : 99; mso-style-parent : ""; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt; mso-para-margin : 0cm; mso-para-margin-bottom : . 0001pt; mso-pagination : widow-orphan; font-size : 10. 0pt; font-family : "Times New Roman", serif;} Sophie Gay (1776-1852), écrivaine, musicienne et salonnière, mère de Delphine de Girardin, est une figure marquante de la littérature féminine entre Lumières et romantisme. Elle s'inscrit dans la tradition du roman d'analyse classique et dans celle des moralistes, mais elle tient compte également du roman de moeurs anglais et français du XVIIIe siècle. Anatole (1815) est son troisième roman et il reste le plus connu. À Paris, vers la fin de l'Ancien Régime, Anatole et Valentine s'aiment à distance, puisqu'Anatole a une infirmité secrète qui apparemment l'empêche de se marier. Cette infirmité est d'ordre physique (il est sourd-muet), mais elle finit par envahir les sphères du genre, de la sexualité et de la société. Ce texte pose donc les questions de l'obstacle, du secret et de l'exclusion, bien avant les Olivier de Claire de Duras et de Latouche, Armance de Stendhal ou Aloys de Custine. Un aspect particulièrement intéressant du roman tient à sa mise en place d'un couple défiant les normes sociales, et à la réflexion qu'il implique sur les rapports du masculin et du féminin dans la France révolutionnée. Notre texte de base est la seconde édition revue et corrigée du roman (Paris, Tardieu, 1822), qui est rare et n'a jamais été reprise dans les réimpressions suivantes. Le dossier comprend une analyse détaillée du roman dans une introduction divisée en sections thématiques, une note sur l'établissement du texte, des repères biographiques et bibliographiques, des notes et un relevé des variantes.
L'étude de l'architecture du XIXe siècle a atteint un stade où s'opère un virage méthodologique, deux générations d'historiens et de critiques de l'architecture ont réhabilité ce siècle qui avait été réduit à une caricature par les polémiques du modernisme architectural. Cette réhabilitation a débouché sur une représentation beaucoup plus complexe des questions théoriques et une redéfinition formelle de la période. Ces dernières années de nombreux chercheurs - notamment des historiens plus jeunes attirés par le XIXe siècle - ont commencé à poser une série de questions de plus en plus interdisciplinaires, cherchant à situer les thèmes et défis principaux de la pensée et de la pratique architecturales par rapport aux préoccupations culturelles et épistémologiques plus vastes de cette période. Plutôt que l'époque du revivalisme banal, le XIXe siècle pourrait maintenant se caractériser comme l'une des périodes d'expérimentation les plus dynamiques de l'histoire de l'architecture qui a exploré sans relâche le statut épistémologique même de l'architecture en tant que discipline et a mis en question sa propre autonomie en cherchant de nouvelles alliances ou inspirations dans d'autres disciplines, modes d'interrogation ou systèmes de classification.
Comme architecte-urbaniste de Brasilia, Lucio Costa a dessiné l'acte de naissance de la civilisation brésilienne. La plus grande ville-parc du monde, reconnue par l'UNESCO patrimoine de l'humanité, 27 ans après sa fondation, propose " une nouvelle alliance " entre patrimoine et modernité, nature et urbanité : une alternative d'écologie urbaine. Par sa pensée transdisciplinaire mûrie au c?ur des interactions de la triple dimension de son métier - technique, politique, artistique - Lucio Costa suggère un autre paradigme pour déchiffrer notre époque : " Théorie des Résultantes Convergentes ". Par la courbe de sa vie - 1902-1998 - fondée sur une éthique du dépouillement, de la confiance et de l'ouverture, il nous offre plus qu'un témoignage humaniste, peut-être une sagesse de XXe siècle. Jean-Loup Herbert.