Aimer un sourd-muet et " braver le ridicule » : infirmité, genre et société dans Anatole (1815) de Sophie Gay, un roman à redécouvrir. 72Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE /* Style Definitions */ table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size : 0; mso-tstyle-colband-size : 0; mso-style-noshow : yes; mso-style-priority : 99; mso-style-parent : ""; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt; mso-para-margin : 0cm; mso-para-margin-bottom : . 0001pt; mso-pagination : widow-orphan; font-size : 10. 0pt; font-family : "Times New Roman", serif;} Sophie Gay (1776-1852), écrivaine, musicienne et salonnière, mère de Delphine de Girardin, est une figure marquante de la littérature féminine entre Lumières et romantisme. Elle s'inscrit dans la tradition du roman d'analyse classique et dans celle des moralistes, mais elle tient compte également du roman de moeurs anglais et français du XVIIIe siècle. Anatole (1815) est son troisième roman et il reste le plus connu. À Paris, vers la fin de l'Ancien Régime, Anatole et Valentine s'aiment à distance, puisqu'Anatole a une infirmité secrète qui apparemment l'empêche de se marier. Cette infirmité est d'ordre physique (il est sourd-muet), mais elle finit par envahir les sphères du genre, de la sexualité et de la société. Ce texte pose donc les questions de l'obstacle, du secret et de l'exclusion, bien avant les Olivier de Claire de Duras et de Latouche, Armance de Stendhal ou Aloys de Custine. Un aspect particulièrement intéressant du roman tient à sa mise en place d'un couple défiant les normes sociales, et à la réflexion qu'il implique sur les rapports du masculin et du féminin dans la France révolutionnée. Notre texte de base est la seconde édition revue et corrigée du roman (Paris, Tardieu, 1822), qui est rare et n'a jamais été reprise dans les réimpressions suivantes. Le dossier comprend une analyse détaillée du roman dans une introduction divisée en sections thématiques, une note sur l'établissement du texte, des repères biographiques et bibliographiques, des notes et un relevé des variantes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
320
Date de parution
02/11/2022
Poids
295g
Largeur
110mm
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EAN
9782862727684
Titre
Anatole
Auteur
Gay Sophie ; Vasarri Fabio
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
110
Poids
295
Date de parution
20221102
Nombre de pages
320,00 €
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Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Résumé : Cette oeuvre (édition relié) fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou uniquement disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Eh bien, disait Richard, en brossant son habit de livrée, c'est donc après-demain que cette belle provinciale arrive ? --Vraiment oui, répondit mademoiselle Julie, madame vient de m'ordonner d'aller visiter l'appartement qu'elle lui destine, pour savoir s'il n'y manque rien de ce qui peut être commode à sa belle-soeur ; je crois qu'on aurait bien pu se dispenser de faire meubler à neuf tout ce corps-de-logis ; madame de Saverny, accoutumée aux grands fauteuils de son vieux château, ne s'apercevra peut-être pas de tous les frais que madame a faits pour décorer son appartement à la dernière mode. -- C'est donc une vieille femme ? --Point du tout, elle a tout au plus vingt-deux ans ; M. le comte est son aîné de plus de dix années, et madame la comtesse a bien au moins sept ou huit ans de plus que sa belle-soeur, puisqu'elle en avoue quatre. --Et cette parente a-telle un mari, des enfants, une gouvernante ? Faudra-t-il servir tout ce monde-là? --Grace au ciel, elle est veuve ; et je pense qu'elle est riche, car son mari était, je crois, aussi vieux que son château ; et l'on n'épouse guère un vieillard que pour sa fortune. --Qui nous amène-t-elle ici ? --Tout ce qu'il faut pour s'y établir, des gens, des chevaux ; enfin, jusqu'à sa nourrice. --Ah ! c'est un peu trop fort.
L'étourderie naturelle à l'âge d'Isaure lui empêcha de remarquer que sa tante revenait sans le voile de mousseline quelle lui avait vu le matin : mais mademoiselle Cécile, dont l'esprit d'ordre allait parfois jusqu'à la tyrannie, ne manqua pas de demander à sa maîtresse, d'un ton respectueusement impérieux, ce qu'elle avait fait de son voile. La marquise lui répondit, avec le trouble d'une enfant qui ment à sa gouvernante, qu'elle n'en savait rien. --Ah ! je devine, madame l'aura sûrement oublié dans sa voiture ; et, sans perdre de temps, mademoiselle Cécile descend dans la cour, retourne tous les coussins de la berline, et, ne trouvant rien, finit par conclure que la marquise aura laissé son voile dans l'église de Saint-Denis : elle veut absolument qu'un domestique monte à cheval pour l'aller chercher, mais on refuse tout net de lui obéir, en répondant qu'on ne fera ce voyage que par les ordres de madame ; et la marquise est obligée d'employer son autorité pour s'opposer au zèle de mademoiselle Cécile, en disant que ce voile ne vaut pas tant de recherches, et qu'il est inutile d'en faire de nouvelles.
L'étude de l'architecture du XIXe siècle a atteint un stade où s'opère un virage méthodologique, deux générations d'historiens et de critiques de l'architecture ont réhabilité ce siècle qui avait été réduit à une caricature par les polémiques du modernisme architectural. Cette réhabilitation a débouché sur une représentation beaucoup plus complexe des questions théoriques et une redéfinition formelle de la période. Ces dernières années de nombreux chercheurs - notamment des historiens plus jeunes attirés par le XIXe siècle - ont commencé à poser une série de questions de plus en plus interdisciplinaires, cherchant à situer les thèmes et défis principaux de la pensée et de la pratique architecturales par rapport aux préoccupations culturelles et épistémologiques plus vastes de cette période. Plutôt que l'époque du revivalisme banal, le XIXe siècle pourrait maintenant se caractériser comme l'une des périodes d'expérimentation les plus dynamiques de l'histoire de l'architecture qui a exploré sans relâche le statut épistémologique même de l'architecture en tant que discipline et a mis en question sa propre autonomie en cherchant de nouvelles alliances ou inspirations dans d'autres disciplines, modes d'interrogation ou systèmes de classification.
Comme architecte-urbaniste de Brasilia, Lucio Costa a dessiné l'acte de naissance de la civilisation brésilienne. La plus grande ville-parc du monde, reconnue par l'UNESCO patrimoine de l'humanité, 27 ans après sa fondation, propose " une nouvelle alliance " entre patrimoine et modernité, nature et urbanité : une alternative d'écologie urbaine. Par sa pensée transdisciplinaire mûrie au c?ur des interactions de la triple dimension de son métier - technique, politique, artistique - Lucio Costa suggère un autre paradigme pour déchiffrer notre époque : " Théorie des Résultantes Convergentes ". Par la courbe de sa vie - 1902-1998 - fondée sur une éthique du dépouillement, de la confiance et de l'ouverture, il nous offre plus qu'un témoignage humaniste, peut-être une sagesse de XXe siècle. Jean-Loup Herbert.