Les nanotechnologies avec leurs produits immédiats, les nano-objets, sont en train de bouleverser nos pratiques communicationnelles. La communication est un principe métaphysique : toute chose communique avec toute autre chose. Le monde ne pourrait être sans communiquer. Dans ce communicatio mundi, le statut de l'homme devient ambigu. Progrès, pouvoir, magie, philotechnique et utopie se donnent la main dans une coalition menaçant la liberté de la parole humaine. C'est un processus de syncrétisme communicationnel où il n'y a plus de place pour l'éthique. Paradoxalement, la Tour de Babel communicationnelle risque de devenir notre lieu d'autisme social et culturel. C'est pourquoi, l'étude des notions de "personne" et de "clone humain" fait appel à l'argument de rationalité morale. Cet argument exige une relation cohérente de nécessité entre notre analyse logique, notre compréhension conceptuelle et notre activité cognitive, d'une part et nos décisions et notre agir moral, d'autre part. Quels que soient les types d'éthiques que nous mettons en place, il y aura toujours un principe de rationalité exigeant la connaissance, la clarification, la compréhension, l'explication des notions fondamentales utilisées. Ce principe de raison nécessaire (principium necessarum rationis) est employé dans l'élaboration des règles, dans la prise de décisions et dans l'accomplissement de nos actions. Le but est de préserver la dignité humaine.
Nombre de pages
157
Date de parution
08/06/2007
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296036031
Titre
Impossibilia Moralia
Auteur
Vezeanu Ion ; Goffi Jean-Yves
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20070608
Nombre de pages
157,00 €
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Le problème de l'identité personnelle, peut-être le plus important de la philosophie contemporaine, est d'abord et surtout un questionnement intérieur, intime, voire psychologique, sur soi-même, sur le " moi ", sur le " je ", sur la conscience de soi, sur l'identité de soi, que chacun, philosophe ou non, se pose au cours de sa vie, à travers le temps. Ainsi, des questions comme l'immortalité de l'âme et la jeunesse éternelle, la permanence du moi et la survivance, la transmigration et la téléportation, la transplantation et la bissection du cerveau sont autant de sujets passionnants ou angoissants traités par les religions, racontés dans la littérature populaire, vulgarisés par la science-fiction ou véhiculés purement et simplement par notre imaginaire. Certains de ces sujets ont un intérêt juridique et scientifique et impliquent notre responsabilité, nos droits et nos devoirs dans la société ou soulèvent des questions d'éthique liées à la recherche et au progrès de la science. La question de l'identité personnelle à travers le temps, ou de l'ipséité, se présente donc comme étant bien plus vaste et complexe que nous ne l'avions imaginée au départ. Le dilemme du " moi ", ce moi haïssable mais aussi insaisissable, le fameux paradoxe de Pascal exprime bien les difficultés insurmontables auxquelles nous sommes confrontés. En ce sens et pour l'auteur, l'outil fourni par la théorie formelle de l'identité, a semblé le plus adéquat à l'investigation du concept de personne, des critères d'identité personnelle et du rapport corps/esprit.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...