Les marxistes et la religion. Essai sur l'athéisme moderne - Nouvelle édition : avant propos de l'au
Verret Michel
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782296993389
Ici, la quatrième édition, 50 ans après la première, d'un texte qui connut alors en France, et dans les terres catholiques — Italie, Espagne, Pologne, Hongrie, Mexique — une audience de curiosité et d'interrogation réciproques, un partenariat même de dialogue. Le propos du livre était, au-delà d'une critique "athéologique" de comprendre ce qui sans Dieu, si Dieu n'existait pas, pouvait faire le fondement de la religion — la transcendance métaphysique rapportée aux transcendances sociales, où s'aliénaient les impuissances humaines. Qu'on pût vivre autrement qu'en Dieu, une vie sans Dieu, qui ne perdrait rien de ce que l'humanité avait pu épanouir d'elle-même dans l'horizon religieux, c'était la seconde partie du livre. la troisième proposait, sur le constat des partages d'humanité entre incroyance et croyance, le pari d'une tolérance réciproque, laissant à l'histoire le soin de trancher entre elles. L'effondrement du monde communiste et le retour en force des intégrismes religieux ont changé depuis la donne d'un monde rendu au monopole capitaliste, mais où le travail de l'Universel devient aussi la tâche de l'Espèce. Des alliances nouvelles de réflexion et d'action ne s'ouvrent-elles pas là aux Universels désunis pour réélaborer les vieilles questions de laïcité, de l'utopie, de la révolution, du communisme ? Le marxisme n'aurait-il pas à s'expliquer avec lui-même sur les illusions qui nourrirent son "utopisme du présent" sur l'ainsi dit "socialisme réel" ? Ancien texte, nouvelles questions — c'est le sens de cette réédition.
Nombre de pages
320
Date de parution
27/09/2012
Poids
405g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296993389
Titre
Les marxistes et la religion. Essai sur l'athéisme moderne - Nouvelle édition : avant propos de l'au
Auteur
Verret Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
405
Date de parution
20120927
Nombre de pages
320,00 €
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On ne saurait être marxiste sans être communiste. Mais il ne suffit pas de l'être pour être marxiste. Les triomphes de la révolution ne garantissent pas automatiquement ceux de la raison scientifique, pas même ceux de la raison révolutionnaire. Le succès porte aussi ses vestiges et ses folies. C'est justement pour s'en garder que le communisme à son tour a besoin d'être marxiste. Mais qu'est-ce qu'être marxiste ? " Ainsi s'interrogeait Michel Verret en 1967 sur ce qu'on appellera plus tard le stalinisme, sur philosophie et politique, sur théorie et pratique, sur ce qu'Althusser appelait pratique théorique. Quarante ans après, c'est le communisme d'époque que la réalité a mis en question bien plus radicalement que ce livre ne pouvait le penser. "Retour sur écrits" dit, en préface de cette réédition, ce que son auteur en (post) pense aujourd'hui...
Cet ouvrage propose une lecture sociologique par un philosophe marxiste, ayant au fil du temps abandonné tous -ismes, dont le sien. C'est un essai d'époque pour faire entendre au communisme de lutte de classe le symbolisme de distinction à l'oeuvre dans les cultures lettrées, scolaires ou non: Bourdieu, Passeron, Hoggart. Plus tard, l'appel à la rencontre actualisée d'oeuvres maîtresses, oubliées, méconnues ou connues par profils: Halbwachs, Janet, La Play, Girard. Et puis pensées-phares: Passeron seul pour la Raison Sociologique comme raison historique analogique, Naville pour la raison critique du communisme d'établissement. En formes légères enfin, tels parcours ou reparcours, où la manière de lire épouse les façons d'écrire, de tels ou telles ayant ouvert fenêtres sur la campagne, la ville, les jardins, le grand monde des tissus. Enfin, fenêtre intérieure: comment j'ai pu me lire...
A l'heure de la mondialisation, de l'éclatement des statuts, de l'institutionnalisation du chômage et de la défaite des socialistes, peut-on encore parler de classe ouvrière ? Cette interrogation est au centre des recherches de Michel Verret. Rassemblant des textes inédits et des écrits antérieurs, l'une des voix les plus expertes dans ce domaine s'attache à affiner, remodeler les outils d'une sociologie concrète du monde ouvrier. D'où le titre Chevilles ouvrières. Comme cette cheville, tige d'assemblage qui sur son axe, joint, maintient, amarre (Le Robert), la classe ouvrière a-t-elle une place centrale dans le monde populaire, si tant est que le peuple reste lui-même axe d'histoire ? Dans ce lent travail de redéfinition qui n'écarte aucune question radicale, le sociologue avance à pas mesurés car la réalité se métamorphose plus vite que les outils scientifiques pour l'interpréter. Michel Verret analyse ainsi les répercussions sur la classe ouvrière de trois mutations cruciales : la mondialisation, la montée de l'individualité, la place nouvelle du temps libre. Dans un style où la langue sociologique s'enrichit de la puissance anticipatrice de la poésie, l'auteur oblige à regarder l'Histoire en mouvement : la question ouvrière n'est plus seulement celle de l'homme dans l'ouvrier, il s'agit désormais de la question de l'humain dans l'homme.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.