A l'heure de la mondialisation, de l'éclatement des statuts, de l'institutionnalisation du chômage et de la défaite des socialistes, peut-on encore parler de classe ouvrière ? Cette interrogation est au centre des recherches de Michel Verret. Rassemblant des textes inédits et des écrits antérieurs, l'une des voix les plus expertes dans ce domaine s'attache à affiner, remodeler les outils d'une sociologie concrète du monde ouvrier. D'où le titre Chevilles ouvrières. Comme cette cheville, tige d'assemblage qui sur son axe, joint, maintient, amarre (Le Robert), la classe ouvrière a-t-elle une place centrale dans le monde populaire, si tant est que le peuple reste lui-même axe d'histoire ? Dans ce lent travail de redéfinition qui n'écarte aucune question radicale, le sociologue avance à pas mesurés car la réalité se métamorphose plus vite que les outils scientifiques pour l'interpréter. Michel Verret analyse ainsi les répercussions sur la classe ouvrière de trois mutations cruciales : la mondialisation, la montée de l'individualité, la place nouvelle du temps libre. Dans un style où la langue sociologique s'enrichit de la puissance anticipatrice de la poésie, l'auteur oblige à regarder l'Histoire en mouvement : la question ouvrière n'est plus seulement celle de l'homme dans l'ouvrier, il s'agit désormais de la question de l'humain dans l'homme.
Nombre de pages
252
Date de parution
12/01/1995
Poids
400g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782708231177
Titre
Chevilles ouvrières
Auteur
Verret Michel
Editeur
ATELIER
Largeur
149
Poids
400
Date de parution
19950112
Nombre de pages
252,00 €
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On ne saurait être marxiste sans être communiste. Mais il ne suffit pas de l'être pour être marxiste. Les triomphes de la révolution ne garantissent pas automatiquement ceux de la raison scientifique, pas même ceux de la raison révolutionnaire. Le succès porte aussi ses vestiges et ses folies. C'est justement pour s'en garder que le communisme à son tour a besoin d'être marxiste. Mais qu'est-ce qu'être marxiste ? " Ainsi s'interrogeait Michel Verret en 1967 sur ce qu'on appellera plus tard le stalinisme, sur philosophie et politique, sur théorie et pratique, sur ce qu'Althusser appelait pratique théorique. Quarante ans après, c'est le communisme d'époque que la réalité a mis en question bien plus radicalement que ce livre ne pouvait le penser. "Retour sur écrits" dit, en préface de cette réédition, ce que son auteur en (post) pense aujourd'hui...
Cet ouvrage propose une lecture sociologique par un philosophe marxiste, ayant au fil du temps abandonné tous -ismes, dont le sien. C'est un essai d'époque pour faire entendre au communisme de lutte de classe le symbolisme de distinction à l'oeuvre dans les cultures lettrées, scolaires ou non: Bourdieu, Passeron, Hoggart. Plus tard, l'appel à la rencontre actualisée d'oeuvres maîtresses, oubliées, méconnues ou connues par profils: Halbwachs, Janet, La Play, Girard. Et puis pensées-phares: Passeron seul pour la Raison Sociologique comme raison historique analogique, Naville pour la raison critique du communisme d'établissement. En formes légères enfin, tels parcours ou reparcours, où la manière de lire épouse les façons d'écrire, de tels ou telles ayant ouvert fenêtres sur la campagne, la ville, les jardins, le grand monde des tissus. Enfin, fenêtre intérieure: comment j'ai pu me lire...
Ici, la quatrième édition, 50 ans après la première, d'un texte qui connut alors en France, et dans les terres catholiques — Italie, Espagne, Pologne, Hongrie, Mexique — une audience de curiosité et d'interrogation réciproques, un partenariat même de dialogue. Le propos du livre était, au-delà d'une critique "athéologique" de comprendre ce qui sans Dieu, si Dieu n'existait pas, pouvait faire le fondement de la religion — la transcendance métaphysique rapportée aux transcendances sociales, où s'aliénaient les impuissances humaines. Qu'on pût vivre autrement qu'en Dieu, une vie sans Dieu, qui ne perdrait rien de ce que l'humanité avait pu épanouir d'elle-même dans l'horizon religieux, c'était la seconde partie du livre. la troisième proposait, sur le constat des partages d'humanité entre incroyance et croyance, le pari d'une tolérance réciproque, laissant à l'histoire le soin de trancher entre elles. L'effondrement du monde communiste et le retour en force des intégrismes religieux ont changé depuis la donne d'un monde rendu au monopole capitaliste, mais où le travail de l'Universel devient aussi la tâche de l'Espèce. Des alliances nouvelles de réflexion et d'action ne s'ouvrent-elles pas là aux Universels désunis pour réélaborer les vieilles questions de laïcité, de l'utopie, de la révolution, du communisme ? Le marxisme n'aurait-il pas à s'expliquer avec lui-même sur les illusions qui nourrirent son "utopisme du présent" sur l'ainsi dit "socialisme réel" ? Ancien texte, nouvelles questions — c'est le sens de cette réédition.
La lutte ecologique ne peut exister sans la lutte sociale. Chaque jour, les préjugés envers les pauvres prennent de nouvelles formes : maltraitance institutionnelle, marginalisation dans les débats écologiques et assignation à une prétendue irresponsabilité environnementale. On les accuse de ne pas s'y intéresser, ou pire, de contribuer au réchauffement climatique par leurs modes de vie. Pourtant, ce sont eux qui subissent les premières conséquences des dérèglements environnementaux : logements insalubres, alimentation contrainte, pollutions de proximité... A travers 20 idées reçues et de nombreux dessins de presse inédits, cet ouvrage démontre que justice sociale et justice climatique sont indissociables. Défendre la planète sans défendre les plus pauvres, c'est oublier la moitié du combat.
La santé mentale, grande cause nationale en 2025 et 2026, s'est imposée sur le devant de la scène. Longtemps taboue, elle continue de susciter inquiétude, méfiance ou fascination. De ce fait, la réalité des troubles psychiques demeure méconnue. Ce livre propose de sortir des clichés en déconstruisant 70 idées reçues concernant la banalisation des souffrances psychiques, les mythes autour des traitements ou encore la peur du contrôle social par les "psys". Ecrit et dirigé par Astrid Chevance avec un collectif d'auteurs, chercheurs et cliniciens, il constitue un outil précieux pour informer, vulgariser et susciter des échanges.