Politique américaine N° 19 : La puissance américaine à l'épreuve
Vergniolle de Chantal François
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296557154
Après plus d'une décennie de " guerre contre le terrorisme " post-11 Septembre 2001 et à un an des prochaines élections présidentielles américaines, ce numéro spécial sur la politique étrangère des Etats-Unis aborde la question de la " puissance " américaine au travers de ses multiples vecteurs, déclinés par la science politique américaine au travers des concepts de hard power, soft power et plus récemment de smart power, formule présentée début 2009 comme la matrice de la politique étrangère de l'administration Obama. Quelles sont les implications du recours à la force militaire sur l'environnement humain, sociopolitique et militaire de l'Irak et de l'Afghanistan, alors que les troupes américaines se désengagent ? Les modalités de l'engagement américain en Libye inaugurent-elles un nouveau modèle d'intervention militaire " post-américaine " ou bien simplement " post-11 Septembre " ? Dans quelle mesure la région du Sud-Caucase démontre que le soft power américain n'est pas en déclin partout et qu'il peut s'avérer relativement efficace ? Enfin, quel bilan établir de la " politique de la main tendue " envers les grandes puissances émergentes et la Chine en particulier ? Le numéro comporte également deux articles de politique intérieure : l'un sur les mutations du processus législatif au sein du Sénat des Etats-Unis et l'autre sur le phénomène des Tea Parties et sur son avenir.
Nombre de pages
167
Date de parution
23/02/2012
Poids
280g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296557154
Titre
Politique américaine N° 19 : La puissance américaine à l'épreuve
Auteur
Vergniolle de Chantal François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20120223
Nombre de pages
167,00 €
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La notion de "fédéralisme" - et son pendant, l'"antifédéralisme" - est largement étrangère à la culture politique française. Elle est pourtant au cour de la construction européenne et un nombre grandissant de pays ont des institutions fédérales ou quasi fédérales. L'analyse permet aussi d'éclairer certains clivages jusque dans notre vie politique intérieure et de comprendre son développement au niveau international. Cet ouvrage présente le fédéralisme et l'antifédéralisme tant au niveau institutionnel, que théorique et idéologique au travers de l'exemple des Etats-Unis, mais aussi de l'Australie ou du Canada. Il étudie enfin le modèle en élaboration d'un fédéralisme européen. Biographie de l'auteur François Vergniolle de Chantal est maître de conférences à l'Université de Bourgogne et chercheur associé à l'IFRI.
À la fin du XVIIIe siècle, les Américains rejetaient le pouvoir tutélaire du monarque britannique: l'idée même d'un "empereur" à la tête de l'exécutif était impensable. Et pourtant, l'accusation faite par Arthur Schlesinger en 1973 contre la "présidence impériale" est plus que jamais d'actualité. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni à la présidence de G. W. Bush une occasion inespérée pour bousculer l'ordre institutionnel et renforcer l'exécutif. Cet ouvrage va au-delà des questions d'actualité et analyse la présidence dans son contexte historique et politique. Le développement de la présidence américaine depuis 1787 est largement paradoxal: considérée avec méfiance à la fin du XVIIIe siècle, l'institution présidentielle s'est lentement autonomisée jusqu'à devenir le centre du système politique des Etats-Unis. Biographie de l'auteur François Vergniolle De Chantal est maître de conférences en civilisation américaine à l'université de Bourgogne. Il a publié récemment Le fédéralisme américain en question, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 2006. Ses recherches portent actuellement sur le Congrès des Etats-Unis.
Le président des Etats-Unis serait l'homme - ou la femme - le plus puissant de la planète. Cette perception commune, sans cesse alimentée par les productions d'Hollywood, n'en est pas moins fausse. Contraint par les multiples obstacles des checks and balances constitutionnels, le président doit notamment faire face au Législatif le plus puissant et le plus autonome du monde. La séparation des pouvoirs a en effet permis au Congrès de se construire comme un partenaire indomptable, et souvent capricieux, de la Présidence sans que celle-ci ne puisse intervenir. Le contrôle législatif ainsi créé et protégé repose en particulier - c'est là l'argument central de cet ouvrage - sur la chambre haute, le Sénat, qui dispose en son sein de multiples ressources procédurales lui permettant de bloquer les initiatives présidentielles. Le filibuster, la possibilité laissée à un seul sénateur de s'exprimer sans interruption et sans autre limite que celle de sa résistance physique, en est l'exemple le plus célèbre. Au pays de la séparation des pouvoirs, il existe ainsi un contrôle poli-tique direct, souvent brutal, qui s'exerce en permanence sur l'Exécutif, reléguant le président, dans le meilleur des cas, à un statut d'habile négociateur, bien loin de l'image de héraut du monde libre. En mobili-sant le droit constitutionnel, l'histoire et la science politique, cet essai se propose de mettre en relief les modalités d'action du Congrès, et notamment du Sénat, pour souligner que la Présidence impériale est au contraire, pour reprendre le mot de Gerald Ford, bien souvent en péril.
Le but de ce numéro sur la "gouvernance du chaos" est d'esquisser des pistes de réflexion au moment où les midterms de 2018 constituent un premier référendum national sur la présidence Trump. Les quatre entretiens de spécialistes reconnus de la vie politique américaine abordent les mutations des partis politiques, la pratique présidentielle du pouvoir, les liens avec le Congrès, la réforme d'Obamacare. Ils sont prolongés par deux articles de fond sur les intimidations de Trump contre les médias et sur les choix de politique de sécurité et de défense.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...