Le 19e volume des Cahiers d'Etudes Hongroises et Finlandaises, "Marges, interstices, contacts", veut témoigner de la vitalité des études finno-ougriennes en France aujourd'hui. Issus pour la plupart de la 6e journée d'études consacrée aux langues, littératures et cultures de cette aire linguistique, organisée par le Centre Interuniversitaire d'Etudes Hongroises et Finlandaises le 14 juin 2013, les 13 articles qui constituent le recueil abordent des sujets variés, du same Kildin au design d'Alvar Aalto, du cinéma de Béla Tarr à la fricative laryngale en vepse, des termes d'adresse en hongrois à la poésie d'Eeva-Liisa Manner. Les éditeurs du recueil souhaitent que ces textes puissent offrir aux lecteurs des résultats de recherches actuelles, des pistes vers des investigations futures, ainsi que des supports pour l'enseignement universitaire. La publication aujourd'hui d'un tel ouvrage appelle une réflexion sur la place et le rôle de notre champ de recherche clans le monde universitaire contemporain. L'unité des études finno-ougriennes a été fondée sur l'appartenance des langues finno-ougriennes à la même famille linguistique. Ce fondement paraît si évident qu'on en oublie facilement son caractère historique. Cette appartenance commune continue toujours à alimenter la recherche en linguistique, mais on peut se demander quelle est sa fonction dans d'autres domaines de recherche. Dans le contexte actuel, riche en défis, écueils et opportunités, les articles publiés dans ce volume montrent que les chercheurs actifs dans notre domaine sont prêts à aborder la complexité du monde moderne et les transformations qui mettent en échec les vieilles configurations du savoir ; mais ils montrent aussi, et peut-être davantage, que notre domaine inspire toujours des travaux qui suivent une logique autre qu'utilitaire et qui unissent la rigueur scientifique à une visée émancipatrice.
Des intervenants de plusieurs pays se rencontrent pour " s'entendre " parler de recherche-action. Ils constatent qu'en créant des ponts entre la théorie et la pratique, elle est un vecteur puissant d'innovation sociale et de changements. C'était l'intention proposée par le Séminaire européen, la recherche-action comme processus d'apprentissage et d'innovation sociale, conjointement organisé par l'Université Marc Bloch de Strasbourg, la Haute École de Santé - La Source et l'Université de Lausanne, lieu de la rencontre. La recherche-action se trouve ainsi au carrefour du monde universitaire et du monde professionnel confrontant des cultures différentes. Elle se découvre aussi à la croisée de nombreux champs disciplinaires tels la géographie, la linguistique, la pédagogie, la philosophie, la psychologie et les sciences sociales et politiques... Cette diversité des regards, des cultures professionnelles et/ou académiques laisse apparaître en filigrane des enjeux qui concernent la société dans sa capacité à se transformer. Ce questionnement permanent suscité par la rencontre entre recherche et action, objet et sujet, théorie et pratique, professionnels et universitaires, en un mot entre chercheurs et praticiens, l'un devenant l'autre, crée une passion partagée dans la quête de connaissances et de méthodes nouvelles. Il ouvre des perspectives épistémologiques communes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.