
DU DIAPHANE IMAGE, MILIEU, LUMIERE DANS LA PENSEE ANTIQUE ET MEDIEVALE
Emprunté au vocabulaire de la lumière et assimilé au domaine de la pensée, le diaphane désigne pour Aristote, son inventeur, une nature commune à tout milieu dans lequel la vue et la visibilité des choses s'achèvent en regard récepteur et en image reçue du monde diurne. Car, il ne suffit pas qu'il y ait de la lumière et du "solide" pour que la monde puisse être vu dans ses couleurs et connu sous ses formes et espèces ; il faut qu'il y ait du diaphane, c'est-à-dire un tertium quid qui relie les choses entre elles. Le diaphane sert donc non seulement à définir la naissance des couleurs, mais détermine plus largement la compréhension du rôle et du statut accordés par la pensée médiévale à l'image - seuil de la lumière et passeur de l'être invisible à sa révélation sensible.
| Date de parution | 03/05/2000 |
|---|---|
| Poids | 500g |
| Largeur | 240mm |
| EAN | 9782711613410 |
|---|---|
| Titre | DU DIAPHANE IMAGE, MILIEU, LUMIERE DANS LA PENSEE ANTIQUE ET MEDIEVALE |
| ISBN | 2711613410 |
| Auteur | VASILIU |
| Editeur | VRIN |
| Largeur | 240 |
| Poids | 500 |
| Date de parution | 20000503 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

DIRE ET VOIR LA PAROLE VISIBLE DU SOPHISTE
VASILIUIl est impossible de définir l'image : tel est l'un des premiers " enseignements " du Sophiste de Platon. Mais à défaut de pouvoir la définir, peut-on déjà la dire, l'affirmer comme image de quelque chose, la faire apparaître dans et par le langage ? Si l'image est du côté du non-être car de l'apparence, le langage la fait, lui, nécessairement advenir à l'être. Dès lors, chercher à savoir ce qu'est une image, serait-ce chercher à savoir ce qu'est en parler ? Tel est l'axe de recherche adopté ici : explorant les définitions de l'image formulées par Platon dans le Sophiste et le rôle particulier assigné, dans la République, au regard, le présent ouvrage nous propose de comprendre en quoi il est nécessaire, pour définir l'image, de savoir en parler et ce qu'est en parler. Le langage, lui aussi, montre, se fait image : c'est donc sur la dimension visible du langage qu'il faut travailler. Cette parole visible signale en effet un usage étrange, bizarre, inhabituel du langage, qui suppose que dire va nécessairement de pair avec voir, comme voir requiert de savoir dire ce qu'on voit. Attentive aux usages platoniciens de l'image, cette analyse du lien entre voir et dire nous initie à une autre lecture de Platon, lecture où sensible et intelligible ne sont plus opposés mais conciliés et où la pensée peut déterminer l'identité sans s'enfermer dans une logique de contraires. Elle nous livre par là même les premiers jalons d'un travail précis et approfondi de définition de l'image dans le discours philosophique ancien.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER31,01 € -

IMAGES DE SOI DANS L ANTIQUITE TARDIVE
VASILIUFaire image de soi suppose une maîtrise simultanée de l'identité propre et d'une expression qui lui corresponde. Mais cette double maîtrise nécessite une connaissance de la singularité qui pose problème aux philosophes anciens : l'identité est enfermée dans sa condition tautologique et l'individu dans sa singularité monadique. Seul l'universel peut être connu tel qu'il se reflète dans l'individu, non l'individu lui-même dans son unicité infracassable et qui n'a pas de forme absolue. A quoi s'ajoute un obstacle logique : on ne peut pas témoigner de soi-même ni remplacer une preuve par une représentation. Comment faire état alors du singulier ? A cette apparente fin de non recevoir la réflexivité inscrite à la racine de l'identité propose une issue, en permettant de concevoir plusieurs portes d'accès à la singularité de l'être individuel. D'Apulée et Plutarque à Grégoire de Nazianze, en passant par Plotin, Porphyre, Grégoire de Nysse et Julien l'Empereur, ce livre présente des études de cas où la conscience de soi apparaît à travers une parole en nom propre ou à travers le miroir inversé d'un portrait refusé. Affirmée mais non thématisée, la conscience de soi qui transparaît dans ces textes est sortie du conflit tragique de l'ego mais n'a pas encore la témérité de s'identifier au cogito. Sans signer la fin de l'être ni placer l'ipséité dans la pupille vide de Narcisse, elle signifie cependant la transcendance comme altérité nécessaire à la constitution du sujet.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

Eikôn. L'image dans le discours des trois Cappadociens
Vasiliu AncaCe livre propose une lecture philosophique de quelques textes patristiques du dernier tiers du IVe siècle qui sont tous des textes fondateurs de la philosophie byzantine et médiévale latine. Cette lecture cherche réponse à trois questions qui tournent autour de la notion dimage sous le vocable grec deikôn: comment le langage détermine la visibilité des choses en dégageant de leur aspect visuel à la fois la signification et la ressemblance comme reflet de la présence dun modèle; comment se détermine le caractère qui lie la notion dindividu existant à la notion de personne, principale invention philosophique de l'antiquité tardive, et conséquemment comment le caractère est saisi en tant que lien entre lexistence et lexpression; comme arrive-t-on à lidée que la transcendance se révèle comme visage, visibilité absolue, et se donne à voir dans le visage dautrui, idée lévinasienne dont on trouve les antécédents dans les sources de la pensée byzantine.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER28,50 € -

Entre la gloire et la peau
Vasiliu AncaJe ne suis pas poète. Il m'est arrivé pendant un certain temps d'écrire des textes qui prenaient la forme de poèmes. Mais ces textes sont plutôt des témoignages. L'âme qui se tient toujours dans sa gloire, touche dans son extension la limite de la chair, la peau qui frissonne et se lacère. Sortant de son silence, l'âme donne alors de la voix, comme une corde touchée. Le bruissement se fait mot et le mot cherche à se faire entendre. Ce que j'exprime ne m'appartient pas. Dans la douleur ou dans la joie, la voix, quand elle se fait entendre, est cette voix unique, toujours la même, qui répond à l'appel entendu.EpuiséVOIR PRODUIT18,80 €
Du même éditeur
-

Musique, cinéma, processus créateur
HellegouarchNorman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,00 € -

Recherche sur l'origine de nos idées de la beauté et de la vertu
Hutcheson FrancisGénéralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,00 € -

DORMIR - ESSAI DE PHILOSOPHIE SOCIALE
Pagès ClairesPeut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

FRERES PRECHEURS UNE VOCATION UNIVERSITAIRE?
COLLECTIFDes religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER28,01 €
