DU DIAPHANE IMAGE, MILIEU, LUMIERE DANS LA PENSEE ANTIQUE ET MEDIEVALE
VASILIU
VRIN
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EAN :9782711613410
Emprunté au vocabulaire de la lumière et assimilé au domaine de la pensée, le diaphane désigne pour Aristote, son inventeur, une nature commune à tout milieu dans lequel la vue et la visibilité des choses s'achèvent en regard récepteur et en image reçue du monde diurne. Car, il ne suffit pas qu'il y ait de la lumière et du "solide" pour que la monde puisse être vu dans ses couleurs et connu sous ses formes et espèces ; il faut qu'il y ait du diaphane, c'est-à-dire un tertium quid qui relie les choses entre elles. Le diaphane sert donc non seulement à définir la naissance des couleurs, mais détermine plus largement la compréhension du rôle et du statut accordés par la pensée médiévale à l'image - seuil de la lumière et passeur de l'être invisible à sa révélation sensible.
Date de parution
03/05/2000
Poids
500g
Largeur
240mm
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EAN
9782711613410
Titre
DU DIAPHANE IMAGE, MILIEU, LUMIERE DANS LA PENSEE ANTIQUE ET MEDIEVALE
ISBN
2711613410
Auteur
VASILIU
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
500
Date de parution
20000503
Nombre de pages
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Ce livre propose une lecture philosophique de quelques textes patristiques du dernier tiers du IVe siècle qui sont tous des textes fondateurs de la philosophie byzantine et médiévale latine. Cette lecture cherche réponse à trois questions qui tournent autour de la notion dimage sous le vocable grec deikôn: comment le langage détermine la visibilité des choses en dégageant de leur aspect visuel à la fois la signification et la ressemblance comme reflet de la présence dun modèle; comment se détermine le caractère qui lie la notion dindividu existant à la notion de personne, principale invention philosophique de l'antiquité tardive, et conséquemment comment le caractère est saisi en tant que lien entre lexistence et lexpression; comme arrive-t-on à lidée que la transcendance se révèle comme visage, visibilité absolue, et se donne à voir dans le visage dautrui, idée lévinasienne dont on trouve les antécédents dans les sources de la pensée byzantine.
Je ne suis pas poète. Il m'est arrivé pendant un certain temps d'écrire des textes qui prenaient la forme de poèmes. Mais ces textes sont plutôt des témoignages. L'âme qui se tient toujours dans sa gloire, touche dans son extension la limite de la chair, la peau qui frissonne et se lacère. Sortant de son silence, l'âme donne alors de la voix, comme une corde touchée. Le bruissement se fait mot et le mot cherche à se faire entendre. Ce que j'exprime ne m'appartient pas. Dans la douleur ou dans la joie, la voix, quand elle se fait entendre, est cette voix unique, toujours la même, qui répond à l'appel entendu.
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Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.