Avec le doublement de la population mondiale depuis 1960 et le changement des comportements alimentaires, la quantité de poissons pêchée pour l'alimentation humaine a radicalement augmenté pour atteindre plus de 150 millions de tonnes par an. Cela représente près de 5000 kilogrammes par seconde. soixante pour cent de cette pêche est composée de poissons sauvages. selon l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Food and agriculture Organisation of the United nations - FaO), un européen consomme aujourd'hui en moyenne 27 kg de poissons par an. L'atlantique nord-est est la quatrième zone de pêche au niveau mondial. Principalement exploitée par des armateurs européens, cette région contribue à plus de 70 % des captures communautaires. Réalisé entre les eaux européennes et africaines, essentiellement le long des côtes bretonnes et sénégalaises, le projet Dremmwel de Pierre Vanneste est un projet engagé et puissamment documenté à propos de la pêche intensive (il regroupe en fait Dremmwel et La Tragédie des communs), conjuguant matériau sonore (enregistrements et témoignages sous forme d'interviews), capsules vidéo destinées à des plateformes de web-documentaire, textes et, bien entendu, photographies... Grâce au soutien du groupe Brassage photographique et à l'attention de Bastien Duval, le livre bénéficie en outre de la technologie Blinkl, (réalité augmentée), qui donne accès via un programme spécifique à des compléments d'info, interviews et extraits de web-documentaires sur une plateforme en ligne.
Nombre de pages
136
Date de parution
20/08/2020
Poids
550g
Plus d'informations
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EAN
9782873404628
Titre
Dremmwel
Auteur
Vanneste Pierre
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
550
Date de parution
20200820
Nombre de pages
136,00 €
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Comme la très grande majorité des pays européens, la Belgique connaît depuis les années 1970 un accroissement soutenu de la population détenue. Le surpeuplement carcéral qui en résulte renvoie dos à dos deux types d'enjeux : le coût financier de nouvelles prisons et la dégradation des conditions de détention. Si l'on admet que le caractère démocratique d'une nation se mesure aussi à l'usage modique que celle-ci fait de la prison, on se trouve alors confronté à une véritable question de choix de société. Comment expliquer cette évolution ? Quelles voies proposer pour la comprendre ? Quelles pistes suivre pour l'endiguer de façon profonde et durable ? La voie proposée dans cet ouvrage est celle du recul historique. Optant pour le grand angle, l'analyse considère conjointement les " chiffres " des prisons, les " chiffres " relatifs à l'activité de la justice pénale et les " chiffres " significatifs de l'évolution économique et sociale, sur près de cent soixante-dix années de l'histoire de la Belgique. Le résultat est incontournable : tout se passe comme si l'intensité du recours au pénal était directement fonction de la sécurité économique générée par une société donnée. La démonstration interpelle bien au-delà des seuls responsables de la politique criminelle et met plus fondamentalement en cause les options de base de toute société à savoir celles développées en matière de politique économique et sociale.
Lieux d'usage courant, d'interrogation curieuse ou de désapprobation inquiète, les magasins de nuit suscitent nombre de débats autour du type d'activités entreprises, de leur impact dans l'espace public, voire des conditions de vie de ceux qui y travaillent. En retraçant les parcours et en observant les activités de commerçants indo-pakistanais, cette étude analyse la dynamique informelle constituant une telle niche économique à travers ses gestes quotidiens, son organisation du travail et ses pratiques de recrutement et d'investissement. Se dégagent ainsi de cet ouvrage certaines balises à la compréhension et des pistes à la réflexion sur ce qui relève d'un défi croisant économie, ethnicité et immigration. Cet enjeu concerne en réalité de multiples branches d'activités entrepreneuriales visibles dans nos villes.
Christian Vanneste, né le 14 juillet 1947 à Tourcoing, est un homme politique français, ancien membre du RPR puis de l'UMP, député de la dixième circonscription du Nord de 1993 à 1997, puis de 2002 à 2012. Il est président du RPF depuis 2012, après avoir quitté l?UMP à la suite de propos sur « la légende de la déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale ».
Van Neste Sophie L. ; Melé Patrice ; Larrue Corinn
La transition socioécologique constitue diverses initiatives pour une transformation sociétale, afin de faire face aux crises climatiques. Le mouvement « Villes en transition » se forme autour de pratiques de relocalisation et de changement des modes d'habitation pour réduire les émissions de carbone et s'adapter au climat. Cependant, la politisation de ces initiatives est un défi, certains prônant une transformation profonde, d'autres des expérimentations citoyennes apolitiques. Les chercheurs explorent ces expérimentations, mettant en lumière la diversité des approches. L'ouvrage analyse les phases d'expérimentation en gouvernance climatique, soulignant «l'environnementalisme du quotidien» qui émerge là où les citoyens adoptent des pratiques durables. L'expérimentation, en tant que parcours incertain, interagit avec les infrastructures existantes et les inégalités. La politisation se manifeste de façon pragmatique, influencée par la matérialité, les normes sociales et les compétences, explorant également les liens entre les actions publiques et collectives, ainsi que l'impact des expérimentations citoyennes sur les politiques existantes.
Entre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.