L'éducation fut pour Kant à la fois une pratique quotidienne, comme professeur d'Université et une question centrale pour une philosophie critique qui prétend, à nouveaux frais, redéfinir l'activité du sujet dans le monde et les conditions de sa pensée et de sa liberté. Cette nouvelle image de la pensée et de son exercice s'accompagne d'une véritable révolution copernicienne en pédagogie. S'il n'y a pas de traité de pédagogie constitué comme tel par Kant, la réflexion pédagogique est pourtant présente dans l'ensemble de l'œuvre proprement critique. L'enjeu est d'importance : la possibilité d'un passage de la nature à la liberté, de la sensibilité à l'entendement, du désir pathologique à l'autonomie pratique. Ce qui est monnayé sous des espèces critiques dans la question d'un passage a priori du sensible à l'intelligible, dans les théories du schématisme théorique, de la typique pratique et du symbolisme esthétique, est présenté ici sur un mode anthropologique dans la problématique d'une institution éducative du sujet de la connaissance et de l'action. Il importe ainsi de voir quel est le retentissement pédagogique des grandes innovations conceptuelles de la philosophie critique.
Nombre de pages
150
Date de parution
01/11/2003
Poids
216g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747513319
Titre
Kant. Education et critique
ISBN
2747513319
Auteur
Vandewalle Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
216
Date de parution
20031101
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Michel Foucault a fait de la médecine l'un de ses objets d'étude majeur. Un examen attentif de l'ensemble de l'oeuvre montre qu'il a retracé une généalogie du pouvoir médical sous toutes ses formes et qu'il a élaboré une histoire critique de la médicalisation de la société. Ses analyses éclairent la place de la médecine au coeur de notre société. La lecture proposée ici prend appui sur la référence foucaldienne à la pratique médicale pour confronter l'exercice de la médecine et celui de la philosophie.
Dans une construction littéraire souvent étourdissante, où se manifeste toute la singularité d'une écriture philosophique, Kierkegaard offre au lecteur unique qu'il appelle de ses vœux une philosophie originale des âges de la vie. Il se révèle, en ce sens, comme un observateur particulièrement attentif du monde de l'enfance et de l'adolescence. Mais c'est aussi toute une critique de la raison éducative qu'il édifie, au fil d'un entretien constant avec l'adversaire que représente la philosophie professorale de Hegel, car à ses yeux une pédagogie objective et doctrinale est condamnée à manquer l'éveil de la subjectivité, qui est l'enjeu majeur de toute pratique éducative. A travers sa dialectique de la communication pédagogique indirecte et au terme d'une superbe méditation sur les deux pédagogues que furent Socrate et le Christ, c'est la figure même du maître que Kierkegaard met en pleine lumière. Sources infinies d'inspiration pour qui cherche à construire par ses propres moyens son existence et sa pensée, la vie et l'œuvre du philosophe danois sont interprétées ici comme les étapes d'une longue ascèse éducative où prend son origine une philosophie existentialiste de l'éducation.
Le nombre de médecins qui appartenaient à son cercle d'amis, l'étendue et la précision des connaissances médicales et anatomiques que révèlent ses écrits attirent d'emblée l'attention sur ce qui a lié Spinoza à la médecine de son temps. La relecture de son oeuvre, telle qu'elle est tentée ici, montre bien que la médecine est chez Spinoza non pas seulement un objet d'étude, mais bien un véritable modèle pour la pensée, au sens où son éthique constitue une thérapeutique du Corps et de l'Esprit et où un certain matérialisme médical joue un rôle décisif dans la constitution d'une des plus grandes philosophies de la nature qui ait jamais vu le jour. On comprend mieux, dès lors, comment la médecine, pensée par Spinoza à la lumière de l'extraordinaire révolution scientifique de son temps, permet de définir l'activité philosophique en tant que processus thérapeutique, comment de la connaissance de la " fabrique du corps ", selon le schéma de Vésale, à la clinique des affects, le spinozisme est une invitation à prendre soin de sa vie afin d'accéder à la béatitude ou à la grande santé de l'âme. On comprend aussi pourquoi Leibniz avait adressé une de ses lettres à " Spinoza. médecin ".
Contrairement à l'image traditionnelle du moraliste désincarné. Kant se montre, tout au long de ses écrits, particulièrement attentif aux questions relatives à la santé, au corps et plus généralement à tout ce qui participe du monde de la vie de l'homme dans ce qu'il a de plus sensible. C'est un Kant inattendu qui se révèle alors, soucieux de toutes les formes concrètes de la vie humaine, attentif à tout ce qui manifeste l'épreuve d'un sens vital. La séparation kantienne entre le phénomène et le noumène, le sensible et l'intelligible, ne dispense pas bien au contraire, de rechercher les passages possibles qui permettent de retrouver l'unité concrète de la vie humaine. L'esthétique est un terrain privilégié pour une telle élucidation du sens vital. Le sentiment du beau et du sublime est l'épreuve même d'un épanouissement de toute la vie en nous qui enveloppe une disponibilité pour le bien-penser et le bien-vivre. Loin de toute lecture irrationnelle du sentir, le sentiment esthétique de la vie apparaît comme l'initiation d'une réflexion, l'affirmation d'une puissance de juger. Le sens vital est ainsi justiciable, dans son institution esthétique, d'une enquête rigoureuse, authentiquement transcendantale. C'est la capacité du kantisme à interroger tout ce qui fait la densité de la vie humaine qui est en jeu ici dans une véritable apologie de la sensibilité vitale. Celle-ci prend la forme d'une physiologie du jeu de la vie, d'une anthropologie des usages de la vie et d'une esthétique du sens vital.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...